‹ histoire d'ecosseChapitre 72 sur 86 · CHAPITRE Xir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xir

^it 91 fiidle d'eiiq)iétiBr %r ]» prérogative reyrië. Ea HMisse «(a peCît peuple qui 3'est long-temps appelé tî^*s-étftt ehez les Frai»cm > et foi éxas la Grande-Bretagne s'appelle les commcines du reyamne^ ne s'était pas eneoreélevée en Ecosse à celte mipertaflce qu'elle^ avait prise dans les contrées commerciales de Flandre, dto France et d'Angleterre. Les villes étaient pauvres et les map^ cfaands ruinés par de continuelles guerres ainsi que par les exactioiis des seigneurs voisins. Ce que ces classes avaient pourtant de crédit dans les conseils de la nation, elles l'employaient à sou^ tenir l'autorité du roi, car c'était pour elles une espèce de sauvegarda colore l'oppression subalterne d'une multitude de petitstyrans qui s'arrogeaient le droit de les maltraiter, parce qu'ils en avaient la force.

Le dernier monarque , Jacques l*', par suite de la lutte qu'îï engagea contre Faristocratié , se trouva naturellement porté à choisir ses conseillent, ses ministres et ses capitaines, non parmi la noblesse orgueilleuse qui enviait sa puissance, mais parmi les barons de second ordre, et même les simples particuliers. Il alla prendre dans ces rangs plusieurs individus remarquables par leur habileté, leur application, leur connaissance des affaires ; et s'éclaira de leurs avis, s'aida de leurs talents, sans s'inquiéter du déplaisir des grands nobles, qui regardaient toutes les charges près la personne du roi comme leur appartenant de droit exclusif et patrimonial , et qui en beaucoup d^exemples les avaient readues héréditaires pour leurs descendlants. — Entre les gens capables que Jacques 1^ tira ainsi d'une obscurité relative, il faut citer deux tout petits nobles dont il fit des hommes d'état et qu'il admit dans l'intimité de ses conseils. Ce fureht sir i^illiam CriehUm, le chancelier, et sfr Alexandre Livingston de Calendar. L'un et Tautre appartenaient à d'anciennes ftoiilles ; mais comme ils étaient probablement d^origine saxonne , on ne les comptait pas parmi tes membres de la haute aristocratie, qui, en général , prétendaient descendre des Normands. Possédant tous deux, et jrfus particulièrement Crichton , un mérite éminent, ils ^kuraient pu rendre au pays d'utiles services. Par malheur , ils ay-aient sans doute été autrefois rivaux, et lorsque la volonté du feu roi ou la décision d'un parlement qui fut convoqué à Edîmboui^ , aussitôt après la mort de Jacques , les appela conjointenent à la régence , ils étaient mortels ennemis l'un de Tautre. Ce qaTit fmak 6n<;oi^ dâ plus BU^ieùreux , leurs vertusne corres-

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Ma HlSrOIRE D'ECOSSE.

pondaient en aacuoe façon à leurs talents , car Livagston et Crichton semblent avoir eu la même ambition^ la même cruauté, le même manque de scrupules politiques. Les chroniques écossaises disrat que le parlement assigna au chancelier Crichton l'administration du royaume, et à LivingstondeCalendar, le soiii de la personne du jeune roi.

On s'étonne que Jeanne, la reine-mère, n'ait pas été admise dans la commission de régence ; elle ne manquait pas de titres & cet égard , et même tout porte à croire que telle avait été Tintention de son époux. Mais, femme, isolée, étrangère au milieu des Ecossais , quand elle eut réussi à traîner sur Véchafaud les meur^ triers de Jacques , elle parait s*être retirée des affaires politiques. D'ailleurs, elle épousa peu après un homme de rang, sir James Stuart, surnommé le chevalier Noir de Lorn ; et ce mariage , qui la mettait en tutelle , lui ôta la qualité de pouvoir tenir , soit seule soit en compagnie de Livingston et de Crichton, les rênes de la régence. Yers la même époque , une trêve de neuf ans signée avec les Anglais termina la guerre que l'Ecosse soutenait contre eux quand Jacques I^'^ mourut, et donna aux chefs du gouvernem^it de ce dernier pays toute la liberté désirable pour suivre sans interruption leurs querelles domestiques.

Ces querelles reposaient sur des griefs aussi nombreux que compliqués. Crichton et Livingston, que la faveur royale avait élevés du rang de simples gentilshommes à celui de dépositaires du souverain pouvoir^ auraient eu assez de penchant à continuer le système auquel ils devaient leur élévation , ^'ils avaient pu s'entendre sur là part que chacun d'eux prendrait au gouvernement. Mais ils rencontrèrent un redoutable antagoniste danis le puissant comte de Douglas. Nousavonssouvent vu ses aïeux soutenir leurs princes légitimesetdéfendre l'honneur de leUr patrie^ lui, au contraire , nous allons le voir exposer, par son ambition, prince et patrie aux plus grands dangers. Crichton et Livingston se virent obligés d'admettre cet important personnage au poste de lieutenant général du royaume. Il ne paraît pas que Douglas eût l'intention d'abuser d'une telle confiance ; mais il est évident que Crichton et Livingston, surtout le premier, regardèrent le crédit du comte avec autant de jalousie que de crainte.

Cette cause d'alarme qui leur était commune ne les fit pas renoncer à leur haijfie mutuelle. Une suite de manœuvres que la position des parties rendait honteuses et qui tondaient à boule-r

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