‹ histoire d'ecosseChapitre 73 sur 86 · CHAPITRE XIX. P · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. P

Verser le gouvwnement auquel ils prenaient [tant de part s'échangea entre les deux r^ents de l'Ecosse avec la rapidité qw deux jongleurs rivaux déploient dans leurs tours de passe-passe, Onnous excusera facilement de ne pas tenter ici une narration mi-^ nuUeuse d'entreprises que les historiens cmt laissées dans de pro-> fondes ténèbres ; mais les faits qui suivent ont un intérêt capital . Sir William Crichton avmt pris possession du château d'Édio)-^ l)Ourg, et retenait dans cette imposante forteresse la personne du îeune roi, quoique Livingston, en sa qualité de gouverneur de l'enfant royal.eût, pour le moins, aussi bon droit à la garde deson pupille. La reine-douairière favorisait secrètement la cause de Li* vingston; et comme il lui était toijyours permis de visiter son fils^ elle parvint à le tirer du château, en le renfermant dans un coffre qu'on supposa ne contenir qu'une partie de ses bardes. S'embar^ quant à Leitb , elle emmena par eau le prince à Stirling , où Li* vingston tenait garnison et l'accueillit avec joie. Y rassemblant tous ceux des nobles et des barons qui s'étaient déclarés pour lui» Livîngston proposa de mettre 1q siège devant le château d'Edimbourg , et la reine offrit ses propres magasins pour approvisionner les soldats de vivres. Le château fut donc assiégé. Crichton ,-craignant de ne pouvoir se défendre , s'adressa , faute de mieux , à Douglas, lui promettant à jamais son amitié et son secours, s'il se montrait son ami et le secourait dans cette critique circonstance* Mais le comte ne voulut pas même écouter un tel message jusqu'au bout; il l'interrompit par un geste menaçant, et d'un tOQ' furieux : « Eh bien ! s'écria-t-il , où est le mal que deux coquins, denx traîtres comme Crichton et Livingston se fassent la guerre ? Certes , il serait indécent qu'un noble d'ancienne race allât les empêcher de s'entredétruire. Quant à moi , rien ne me cause au«^ tant de plaisir que la nouvelle de leurs discordes , et j'espère vivre assez pour voir tout le mal qu'ils méritent fondre sur eux et les écraser. »

Cependant le siège se continuait avec vigueur. Crichton , ins* truit de Taccueil knéprisant fait à ses propositions par le comte de Douglas, demande une entrevue à son ennemi Livingston , lui communique la réplique du comte , laquelle indiquait de sa part même antmosité contre chacun d'eux , et lui offire d'oublier leur inimitié particulière pour réunir toutes leurs forces contre Douglas qui est leur ennemi commun. En même temps, Crichton^ sur l'assurance d'être bonoraUement traité, se déclare prêt àjremettre Le

HISTOIRE mîCOSSE.

chàteaii entre les mains de son collège. livfaifston, après atoir consulté ses amis , accepta la soumission de Grichton , le <x)n&ina dans sa charge de chancelier, et lui laissa même le COTnnande*ment de la forteresse d'Edimbourg; enfin, une scAide amitié parut établie entre les deux rivaux.

Mais cette concorde dura peu , car Grichton troara bientût una oocasion de vengeance et contre la reine et contre Livingston. Sous prétexte que Jeanne favorisait le parti des Doutas, Livin^*ston avait eu Taudace d*arréter la veuve de son souverain avec le chevalier Noir de Lorn , son deuxième mari , et de lea tenir 4faA* que temps prisonniers. Jusque-là il ne fit que venger sur la reine rinjure faite à un collègue; mais il fut lui<-méme dupe de la har* diesse de ce dernier. Grichton pénétra la nuit avec un détache* ment de cavaliers dans le parc de Stirting ; il attendit que le jeun^ roi, qui devait partir pour la chasse à la pointe du jour, sortttdu chAtean avec une suite peu nombreuse , l'accosta soudain et loi persuada sans peine de venir à Edimbourg.

Gette nouvelle injure semblait devoir rallumer, avec un redoi^ blement de furie, la haine ^itre Grichton et Livingston. Tout^ fbis l'entremise des prélats d'Aberdera et de Murray «mena de nouveau une réconciliation apparente. Les deux antagonistes se réunirent dans Téglise Saint-Gilles, et là, poinr la seconde fois^ formèrent le {dan de combiner leurs effcHrts afin d'abattre la pois-* sance de l'aristocratie , particulièrement celle de la famille Dour glas. Il fallait en effet tout le crédit de ces deux hommes d'état , et il aurait même fallu des talents supMeursaux leurs pour contrebalancer le poids formidable de tels adversaires. Mais l'un et Tautre n'étaient pas assez scrupuleux pour se refuser au besoin la permission de suppléer parla fraude et l'intrigue àce qui teuv manquerait du c6té de la force ou de l'adresse.

A cette époque, Archibald, cinquième comte de Douglas, mour rut,et son fils William, qui n'avait que quatorze ans, ] ui succéda : Uà fat l'héritier de tous les domaines et de tous les titres de cette puissante maison. Le duché de Touraine et la seigneurie de Longue ville en FV«ice s^nblaîent lui donner le relief d'un prince étraiH ger. En Ecosse, il jouissait du comté de Bonglas, des seigneuries de CaHoway et d'Annandale, ainsi que de vastes possessions ter* fitoriales et d'un immense crédit pcditiq» sur tootj^ la frontiérs te sud. AlUée par de nouveaux Hiariages à la royale fiHBflle eOeH méiiie, cette illustre maisoA a^tanri formédes alliances mtt-

CIUPlTItB XIX.

ttteioirial(Mr arec beaucoup dei pluft noUes fliinfttefl écoMilMt/ fûiêy par ane dépendance qui portait plua efioore iur letim pef^ sonnes que sur leure biens, pr^ue tooi lea prfneipanic gentil»'*) hommes qui habitaient dans le voi^nage des énormes domatae# cte Douglas étaient obligés de suivre la bannière du eonte ; et sgir .autorité , dans la partie du royaume où il Texerçait d*tine maniera immédiate et directe , était égale à celle du rd ; son opulence ^ su^irietire peut^tre.

Le comte William, que son extrême jeunesse rendatl aitogai^, eotrimprudence de faire étalage dn ponvôlr qa*il tenaitde set aïeux. Sa suite habitudle se composait de miHe dievamt i on dit' ^er dans les divers ressorts de sa Juridiction, il tmalt des cours plénlères il la manière des parlements ; et souvent il arma der dhevalien de sa propre main. Les gens qui toujours accompâ^ gnaient ce jeune chef , étaient, pour la plupart, des bandits , m vivant que de meurtre et depîHage, qui, pour s'abriter des cbà^^ timents avaient sans cesse le nom de leur redoutable patron sur lei lèvres. Mais les actes de tyrannie exercés par les compagnons du jenna Doctglas, et les insultants dédaiiii avec lesque^ls rési»« talent ant eflbrts que les distributeurs ordinaires de b justice ten^ talent pour leurinffiger les ptinitions ordonnées par les lois, (tirent enregistrés soigneosement pour plus tm^d devenir auUmtde cbaT'*' ges Gontre le jeune Douglas, que Crichton était décidé à rendre responsable de tous les méfaits commis en son nom par les bonH mes de sa suite. Puis , un beau jour, le chancelier , sons prétexte de donner an comte William une occasion de se lier avee le jeune roi , car leurs âges se correspondaient, Tatthra à force de^ flatterie et de beaux 'discours, lui et David son frère cadet, d'a-^ bord dans son msnoir de Crichton , près d^Édimboorg, et ensniter dans la capitale eUe^méme où les deux nobles hôtes enrent le chft-' t^u pour demeure. Ils comptaient y être réçalés à la table royale; mais une tète de taureau noir, ce qui en Ecosse ^it réputé ml isjgnal de mort , fut soudain placée devant eux *. Ils n'étaient pa» esatoee revenus de leur surprise , que des gens armés les arrachée rent de la taMe. Leur jugement fut court. De quel crime lei waccosa-t-on ? Thistoire n'en dit rien; mais l'étendue de leur pcfiie^ tsanee et la vie itrfâme que teors partisans menaient durent foof''

I Bm bUtwiong maâesBM réT0<|if«ii4 ce foit en doute. Cepenâcnt la télé de Uurem est sans cesse mentionnée comme signal de mort dans les tra(Ûti<ms higblandaisesy

tM^ HISTOIRE D'ECOSSE.

oir d'assez nonAroQx prétextes de Condamnation , quand surtout les juges étaient résolus à ne tenir compte ni de la jeunesse et de l'inexpérience des accusés , ni de Fartificè par lequel ils étaient tombés sous le coup de la loi, ni de l'absence totale des défen'*» Murs que la constitution du pays et les règlements de la jostiee leur donnaient. Le comte et son frère furent entraînés de cet igao* ble tribunal dans la cour du château , et là , en dépit des instances et des prières du jeune roi, cruellement décapités. Malccdm Fie* ming de Gumberbind, ami et partisan de leur famille, partagea leur malheureux sort. En résumé , on peut dire que ce fut un meurtre commis avec le glaive de la justice.

Indubitablement, Livingston et Grichton , les auteurs de cette horrible trahison , crurent qu'elle aurait pour résultat d'abattre la puissance des Douglas et de rétablir partout la paix et l'ordre. Ils se fondaient , pour le croire, sur deux raisons principales : la pre^ mière était que la majeure partie des biens de cette famille non siqets ii substitution , entre autres les domaines deGalloway, de Wigton, de Balveny, d'Ormond, et d'Annandale, furent détachés de l'héritage qui devait échoir au nouveau comte de Douglas, et passèrent à Marguerite , sœur du comte William qui flit exécuté dans lé château d'Edimbourg, et delà appelée la Jolie Fille de Gailoway. Ce qui encore poussa Grichton et Livingsfam à commettre leur double crime , c'éteit le caractère indolent et pacifique de Jacques dit le Gros , oncle des deux infortunés frères. Ge cor* pulent seigneur , dont la graisse , assure-t-on , pesait au noKMns soixante livres , semMe en effet n'avoir pris aucune mesure pour venger la mort de ses neveux ; d'où l'historien de la famille Douglas conclut que l'obésité du comte Jacques lui avait donné une pesanteur d'esprit incompatible avec le vif sentiment de l'bon* neur , qui aurait dû l'exciter à une noble vengeance.

Mais l'Ecosse profite aussi peu dé la divi^on des domaines de Douglas, que du naturel paisible de Jacques le Gros. Un mariage, pomptement conclu entre William, fils atné de ce seigneur , et sa cousine-germaine Marguerite , rendit à l'héritier mâle des Douglas la totalité de leurs immenses possessions, et quand Jacques le Gros mourut , deux années après l'assassinat juridique du château d'Edimbourg, il eut pour successeur ce même William^ jeune homme dans la fleur de l'âge , enflammé d'une ambition aussi ardente qu'aucun de ses nobles aïeux , et portant une haine mortelle à Grichton et à Livingston , pour la part qu'ils avaient

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prise i la mort de ses cousins. C'est ainsi que la puissance des Douglas redevint plus dangereuse que jamais , deux ras après te tragique exécution du château d'Édimboui^;, et que ce crime politique, comme il arrive presque toujours en pareille ciroonftr tance , fut inutilement commis.

« A examiner l'Ecosse en général pendant cette minorité , elle ofiTre un sombre et dégoûtant spectacle. Des animosités féodalcfi se rallumèrent sur tous les points du' pays , et comme les lois n'a^ valent conservé en quelque sorte aucun empire, le sol s'abreuva 3ans cesse du sang des indigènes qui semblaient le verser à l'envi de leurs voisins. En 1442 John Golquhoun > lord de Lusa, fut taillé en pièces , avec un grand nombre des gens de sa suite , par une troupe de Higblandais. L'année suivante , le shérif de Pertb, ;sir William Ruthven, qui avait arrêté un brigand des Hautea- Terres , le menait au supplice lorsque sa délivrance fut tentée par une bande de montagnards d'Âthol , commandés par un chef du nom de John Gorme ou Gormai (*). Néanmoins , les assaillants furent défaits , et leurs officiers périrent.

Au milieu des plaintes universelles , du sang qui coulait sans cesse ^ et delà confusion qui régnait partout, le roi allait atteindre sa quatorzième année. Il se laissa persuader sans peine , ou même il se persuada lui-même , qu'il gouvernerait mieux sans le çontr^He de Livingston et de Grichton; au moins, la plus grande partie de ses sujets fut-elle convaincue qu'il ne pourrait pas gou** verner seul plus mal qu'avec le secours de si pervers conseillers. De là le roi et le peuple connurent un égal désir de dissoudre te régence. De son côié^ le comte de Douglas errant trouver, outre son propre avantage , les moyens de satisfaire sa vengeance cour tre Grichton et Livingston , résolut, avec plus d'adresse que ses ancêtres n'en avaicaat ordinairement montré, de faire des avaor ces personnelles pour gagner la faveur du roi, et de poursuivre te route vers le pouvoir , plutôt comme allié et ministre de te coiK a*onne que comme rival et antagoniste avoué de la famille royale.

Il se présenta bientôt pour Douglas une excellente occasion d'approcher la perspnne du roi , avec des offres de service et àgs {«otestations de fidélité; Sir Robert Semple , shérif en second SQus lord Efôkine, avait la garde de l'important château deDuml)arton, et la haute-justice, dans la même forteresse , était co^r fiée à Patrick Galbraith ^ vassal du comte de Douglas. Semple ,

Y G^est-kKlire le Bleu, sans doute à cause de la eonlear de ses habits, w. s.

mSTCHtC WÊQOSBE.

MMMint i regard de Galhraith des soupçona qae tes bistoriciif ^ ao fvéoîaiDt pat, le piiin» de sa chaiipe et lui ordonna de sortir ^ ebâteaa. GalbraiUi parut obéir , mais introdoismit quelques •lioiniiies sous prétexte d'emporter ses meubles et ses ustensiles de ménage, attaqua soudain sir R<Aert Semple , te cbassa, ou 9. au dire d*autret obrràiqueurs , le mit à mort, et demeura maître «de toute la fbrteresse. -^ Le comte de Douglas eut l'air profcm*- -dément consterné ; il fit semblant de craindre que ses rapports «vee Galbraith ne donnassent , à propos de cette affhire , prise «nx envieut contre lui. Il alla donc à la cour , jura obéissance à tout ce qu'ordonnerait le roi , se mit sans réserre au pouYoir de- «on souverain , en un mot joua avec tant de naturel le rôle d'un sujet déroué , que Jacques fut ravi de trouver » dans te comte de Beuglas qu'on lui avait dépeint comme un rival si terrible, un 'Vissai à la fois si puissant et si respectueux. Le rc» tui^accorda 'Bcm^Mulement sa fiiveor , mais encore son intime confiance, partagea son pouvoir avec lui , et grâce à son secours, parvint à res^ saisir entre ses propres mains Tautorîté suprême que Gricbton #t Livingston avaient exercée en son n<»n depuis la mort de son ptee.

Dans les t«naps modernes , le renvoi d'un ministère dont Tesistenoe a été longue et qui a joui d'un pouvoir absolu» est ordinal- ' rement suivi d'enquêtes et d'accusations; aux époques plusai>elennes , ce n'était que par les terreurs d'une guerre civile qu'on pouvait ftNTcer les ministres à rendre compte do leur administralion. Mais rex-ehanoetier et son iMdlè^e, comme l'exigeait leeiAele, étaient autant guerriers qu'tiommes d^état. Le premier ^*enfenna dans la ftnrteresse de Stirling et résolut d'y foire bonne vésiatanee ; le second mit également garniscm dans ses châteaux , -et se tint sur la défensive. Douglas, investi de Tautorité royale, 'nareha contre les manoirs baromaux de Crichto» ei de Baotiton ~^i tous deux ai^rtenai^t à Tancien ehancriier. Ces fertereeses^ fésisièrent phMîeurs jours contre la bannière de Douglas , mais se rendirent dès que celle du roi fut déptoyée sous leurs murs i Beuglas les fit démanteler.

Mais le château beaucoup plus Important d'Edimbourg ftit -ivigetireusement défendu par sir William Ctîehton en perscmne. -Même il ne s^abslint pas démesures offensives; car, pour ven- IfiT tes dégâts oemmi» sur ses terres par Douglas, il sortit plusieurs fiois^ du cbâteau. avec dea forces. cgoaidéraUes » et alto rwa-

GHAPnUBXDL Mi

ger U& domaiDtti d'Aberooen et de Stndroek qd «ppotmaieiit au comte, il sut se maintenir dans le chftteao d'Edimbofirg neuf icmaMten darant , et ne se rendit alors qu'aux plus avantagensea onditians. Il fut conflrmé dans ses honneurs , ses titres et see IncBS; de {dus , on loi restitua. sa cborge de chancelier; enOn , il paratt ayon* conclu une alliance ayec le comte de Douglas, cottsenti à prendre une part dans mm administration , et encore, lif- «é à son ressentimmt sir Aleiandre Livingston Tancien tuteur du roi.

- livingston fut arrêté ayec beaucoup de ses amis. On épargna , il est vrai, ses cheveuii blancs; mais cette fkveur ne lui fut que ch&^moit ymdue, car elle loi coûta la tète de ses deux fHs et la destruction de sa race. On Temprisonna lui-même pour le reste de ses jours, tandis que ses parents Bundas , Bruce , et d'autres Itarent condamnés à de ruineuses amendes.

Le comte de Douglas parvint dès lors à la haute dignité de lieU' tenant-général du royaume; et une fois maître de la direction fiuprôme des affiûres de l'état, il ne manqua point d'employer mok crédit à augmenter la puissance déjà si colossale de sa maison. Trois de ses fràres furent élevés à la pairie. Ârchibald , en épour nant l'hérititee du comte de Mm^ay , succéda à ce titre et à ce doiDaine; Hugues Douglas fut. nommé comte d'Ormond, et Jcdin lord de Balveny.

Cependant , la tranquillité pubUque était troublée de toutes parts-; et , des différâtes querelles qui éclatèrent à cette époque oitre les Ecossais , il en est une que leurs historiens ont particur likement signalée, k cause du nombre et de l'importance dea pep* 4Kmnes qui formaient les deux cwDps. Soutenu par les Livingston et appuyé par les Ogilvies, le puissant comte de Grawford fit une invasion sur les terres épiseopales de SaintrAndré. L'évoque, qui {^appelait James Kennedy et était un proche parmt du roi, esir oomninnia , i chacune des fêtes de l'année , avec crosse et BBtre^ anrec missel, doches et cierges (*), les impies qui avaient dévasté son domaine. Ce n'était toutefois se vengw que d'une manièsB bîeii stérile de gens qui s'inquiétaient peu d'être exconununîés; mate une vengeance plus réelle eut lieu à la suite d'une disfulB qm sornnt entre le fils de Grawford (^ et l'ancien dUiéde son

1 PrUh staff and mitfê, 9mh, hêtt and candie, dH l« texte. Gela étad^ ««e V9m* ^amvBkstloA m pMMOiçall «««e low !•• êjmhoUê de 1« digallé éfhMpê^* a» Ur

9 ttaêiêTy dit le XMU, parce qa^oa appelait m nUre le fils aine d^an homme de ^distinction. A. M.

Ml HISTOIRE lyÉGOSSE.

jl^ère OgilT7 d'InyerqQbarity, chef de raneienne tani&e cto C0 nom , au -sujet du bailliage de la commuoaaté d'Âberbrothocky que l'abbé avait ôté à l'un pour le donner à l'autre. Ils réunirent ehacun leurs forces , et les deux petites années y se rencontrant sous les murs de la ville d'AberbrottiodL , étaient prêtes à coo^ battre sous les ordres de Grawford fils d'une part , d'InverqoluH rity de l'autre. Sur ces entrefaites , arrivèrent les Gordoi» , corn* mandés par le comte d'Huntley; ils se rangèrent du côté des Ogil^ vies , et l'action allait s'engager lorsque le comte de Grawford se précipita entre les deux lignes pour pr<^)Oser des conditicms d'arrangement. Le fils arrêta ses troupes d'après l'ordre de son père i et le comte s'avançait en parlementaire vers les ennemis , quand un d'eux qui ne le connaissait pas s'élaoça sur lui avee sa lance en arrêt , le désarçonna , et le blessa mortellement. Alors , une furieuse mêlée s'engagea bientôt; mais, après un combat aussi long qu'acharné, les Ogilvies furent débits, leur chef demeura au nombre des morts , et son allié Huntley n'échappa que par lÀ Alite. Pour se faire une idée de la rage qui présidait à cette que^ relie d<Mnestique , ne sufBt-il pas de lire dans les historiens que les vaincus laissèrent cinq cents des leurs sur le champ à^ ba^ taille ? Le comte de Grawford survécut pea à cette action san-^* filante qui ne vengea qu'une injure particulièrje ; et par suite de la sentence d'excommunication , son cadavre ne reçut pas de long-temps les honneurs delà sépulture.

Au milieu de ces troubles presque universels , nous pouvons mentionner la mort de Jeanne , la reine-mère , qui obtint à peine ia permission de mourir en paix dans le château de Ikmbar, après qu'on eut donné l'assaut et ôté la vie au gouverneur sir Har les, de qui elle avait momentanément reçu asile. Son mari, le -chevalier Noir de Lorn, se vit forcé, pour quelques mots de blâme qu'il prononça au sujet de l'administration du comte de Douglas, 4e quitter l'Ecosse; et ses malheurs ne se terminèrent point là. Le navire sur lequel il passait en France fut pris par un corsaire ï'Iamand , et il mourut peu après dans une espèce de captivité.

Yers la même époque , Douglas , qui avait hérité du caractère belliqueux de ses ancêtres, défendit l'Ecosse contre ses ennemis 4u dehors avec plus de succès qu'il ne maintint la tranquillité jdomestique. lies habitants des frontières, participant à l'esprit de désordre qui régnait alors, avaient violé la trêve par des incansions mutuelles ; et un beau jour, Henri lY et Jacques II; dont

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