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Histoire d'Espagne, 5

Salle et fia do régne d'Hescham. — Gouvernement d'Abd el Melek, fils d'EI Mantoor. — Gouvernement de son frère Abd el Rahman. — Commencement de la guerre civile. — Prise de Cordoue par Mohammed el Mahady. — Mort d'Abd el Rahman ben El Mansour. — Mohammed fait passer Hescham pour mort et se fait proclamer khalife à sa place. — Révolte des Berbers de la garde. — Bataille de Kantisch. — Souleïman el Motlaïn B'Illah proclamé khalife. — Bataille d'Akbal al Bakar. — Mohammed El Mahady, khalife pour la deuxième fois. — Le slave Wadhah cl Ahméry lire Hescham de sa retraite. — Mort violente de Mohammed el Mabady. — Prise et pillage de Cordoue par les Africains. — Disparition d'Hescham.

De 100? a ion.

El Mansour mort, le gouvernement passa à son fils aîné Abd el Melek, qui venait de rentrer à Cordoue à la téte des vieilles bandes de son père échappées au massacre de Kalaatal-Kossour. La mère d'Hescham, Sohbcya, vivait encore1, et elle détermina sans peine le khalife son fils, habitué à lui obéir aveuglément, à conférer la charge de premier ministre au fils d'EI Mansour, renommé pour sa valeur, et en qui revivaient quelques-unes des grandes qualités de son père. Il avait hérité de la valeur et de la prudence de celui-ci, dit

f Elle ne survécut que peu de temps à El Mansour (voy. Coude, c. IOS). V. 1

un historien contemporain, mais non de sa fortune, malgré les prédictions des astrologues qui, à sa naissance, avaient tiré son horoscope, et annoncé que sous son autorité l'Espagne parviendrait au plus haut degré de la puissance et de la gloire1. Les premiers temps du hadjébiat d'Abd el Melek furent néanmoins assez heureux. Hescham continua à ne prendre aucune part au gouvernement ; content de régner dans sa retraite, livré à ses faciles plaisirs, il laissait au nouveau hadjeb, comme il l avait laissée à £1 Mansour, la direction suprême des affaires de l'état. Le premier acte du gouvernement d'Abd el Melek fut la confirmation d'El Moezz, fils de Zeïri ben Àtiyah, dans la souveraineté du Maghreb. Abd el Melek lui envoya le diplôme d'émir de cette province avec de magnifiques habits, une épée et un cheval richement harnaché. Moezz, par suite de cette investiture, fit proclamer Hescham et son hadjeb dans toute l'étendue de ses domaines. Lors des contestations d'El Mansour avec Zeïri, le hadjeb andalous avait donné le gouvernement de la ville de Féz au Slave Wadhah el Fathi. Abd el Melek le rappela, et Moezz prit possession de Fez et de ses dépendances sous la condition qu'il paierait annuellement à l'Espagne un subside en armes, en argent et en chevaux; et il fit partir pour Gordoue, avec le premier envoi, son fils Moansir, en quelque façon comme otage et garantie de sa fidélité et de 1 accomplissement de ses promesses. Ceci avait heu en Tannée 393 (1003). Moansir ben El Moezz demeura à Gordoue jusqu aux troubles qui mirent fin à la puissance des Alahmérides, comme nous le verrons par la suite : car Dieu seul est éternel, s'écrie en cet endroit Ebn Abd el Halim, et sa seule souveraineté n'a point de fin3.

Le hadjeb Abd el Melek el Modhaffer, se proposant de sui-

I Ebn Hayyao daoj Coude, c. 105.

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