‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 141 sur 282 · CHAPITRE VINGT-QUATBIKMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATBIKMB

mie fois le soleil avait reparu depuis l'incarnation (proprement depuis que Dieu revêtu de chair par sa propre volonté...)* »Le reste manque. La seconde dit simplement: « Ici repose dofla Urraca, reine de Zamora, fille du roi Ferdinand-le- Grand. Elle agrandit cette église et la combla de biens, et, parce qu'elle aimait par-dessus tout l'heureux Isidore, elle consacra sa vie à son service. Elle mourut dans 1ère MCXXXVIIII (1101) Quant à Geloïra ou Elvira,nous savons qu'outre le gouvernement et les revenus de plusieurs monastères, elle reçut encore de son père, au même titre que Zamora avait été donnée à sa sœur, la ville de Toro, sur le Duero, pour y établir sa cour. Geloïra mourut la même année que sa sœur, le 15 novembre, et fut également enterrée dans l'église de Saint-Isidore de Léon. Son épitaphe ne

i Les deux épitaphe» «ont gravées »ur la même face du tombeau ; la première, en six lignes oo Iroif distiques, la seconde, en neuf lignes. Les voici tontes deux. Je crois devoir.néanmoins diviser la première suivant Tordre des conionnaoces, afin de les rendre sensibles i la fois aux yeux et à l'oreille :

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lui donne pas le titre de reine. Elle y est, en revanche, qualifiée des plus glorieuses épithètes, telles que Vase de la Foi, Honneur de l'Hespérie, Temple de la Piété, Colonne de la Justice, Étoile et Gloire de la Patrie , Espérance des Pauvres1. Les deux filles de Ferdinand vécurent Tune et l'autre dans le célibat , suivant en cela la volonté de leur père.

Le règne de Ferdinand fut marqué, ainsi que les faits précédens le témoignent, d'un caractère original et particulier. Par la guerre extérieure et de conquête surtout, il releva le prestige du nom chrétien, et recula les limites de la domination espagnole, principalement vers le sud-ouest jusqu'au delà du Mondego. Ce fut là, à proprement parler, la partie saillante de ses guerres, celle du moins dont ks résultats furent le pins sensibles. Plusieurs hommes de grand mérite et de grande valeur le secondèrent dans ses entreprises, tant au dedans qu'au dehors, et notamment dans cette conquête et restauration de l'ancienne Lusitanie. Nous avons vu le rôle éminent qu'y joua le brave et habile comte Sisnand, l'ex-wazir d'Ebn Abèd de Séville, gouverneur pour le roi, avec le même titre, de toutes les terres situées entre le Mondego et le Duero,et wazir de Coimbre en particulier. Sisnand gouverna cette frontière trente-trois ans environ, depuis la prise de Coïmbre jusqu'à sa mort, arrivée le 25 août 1091 , à ce que nous apprend le Chronicon Lusitanum*. L'histoire nomme encore, parmi ceux qui firent le plus

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