‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 52 sur 282 · CHAPITRE VINGT-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIÈME

Castilk, fils de Garsia, qui prend le titre de duc (Santius dux Garsea prolis cmf.)\ enfin par les évèques Pierre, du siège apostoliqoe d'Iria ( El Padron ou saint Jacques), Armcntarius, de Dume; Pelagius, de Lugo; Gudesteus, d'Oviédo, et Sccmenus,d'Astorga. Viennent ensuite, comme simples témoins, Pelagio Roderiquiz, Munio Frcdenandiz, Froiia Vimarediz, et Froiia Odoariz.

La concession de ce privilège était duc au zèle de l'évèque Froïla pour l'accroissement des biens de son église, comme on le voit par l'acte d'Alfonse V, de l'ère 1050, année 1012, dans lequel il raconte comment, ayant été conduit dans son enfance à Léon, où il fut oint et couronné dans l'église de Sainte-Marie, après les cérémonies du sacre, l'évèque Froïla lui avait rappelé la grande piété et la vénération particulière de ses aïeux pour le siège de Léon, et lui avait recommandé de suivre leur pieux exemple; c'est pourquoi, animé de la grâce de Dieu, il confirme, dit-il, l'acte en vertu duquel le sus-nommé évôque possédait, pour toute sa vie, le château de San-Salvador.

Dans un autre acte de l'ère 1038 (ou 1000 de J.-C), il est question d'un monastère de religieuses, fondé dans !«• ville de Léon en l'honneur de l'apôtre saint Jacques, et qui se maintint sous la direction de son abbesse, appelée Sinduara, même pendant la prise de Léon par El Mansour et par son fils Abd ei Melek.

Il fut fait, cette même année, un testament par lequel deux sœurs, Casta et Larga, et une certaine Amira, donnent à ce monastère ce qu'elles avaient eu en héritage de leur oncle Gesanus en Valdesabugo, entre les rivières de Torio et de Porma1. C'était une cor te ou maison entourée de murailles, appelée San-Salvador, avec tous ses édifices et dépendances. 11 était dit dans ce testament que l'intention des testateurs était

I Tumbo de Léon, fol. 307.

d'entrer dans ce monastère, qui suivait la règle du grand saint Benoît, afin d'y réformer leur vie et leurs mœurs dans la compagnie des saintes filles qui l'habitaient, dont l'austérité était si célèbre, qu'il venait des personnes se joindre à elles, non-seulement des villes voisines, mais encore des lieux les plus éloignés. La date de ce testament est : VI id. feb. R. Adef. filio régis Veremundi; et Froilani episcopi in eivis tel sedis Légion. La signature du prélat porte : Virtus Christi protectus Froilan. episcop.

A la même date appartient le testament que l'abbé Salvat, surnommé Hila (surnom de physionomie arabe) , fit en faveur du monastère de Saint-Cyprien de Valdesalce, situé près de la rivière Ezla, dans le voisinage de Coyanza1, et qui suivait aussi la règle de saint Benoit. Le testament porte donation de la ville de Morella (aujourd'hui Morillas), ainsi que de l'église de Saint-Pélage,qui en faisait partie, et que le dernier roiBermude avait concédée au donateur, comme il le dit dans cet acte et comme il conste d'un autre acte qui se trouve an folio 169 du Chartulaire, exprimant la donation du roi à l'abbé, en date du 23 décembre de l'ère 1032. La donation de Salvatus est confirmée par les évèques Armentarius,de Dume,Pelagius, de Lugo, Petrus , d'Iria, Gudesteus, d'Oviédo, et en dernier lieu par Froïla, de Léon, en ces termes : Sub Christi nomine Froilani Legionense sedis Dei gratia episcopus. Suivent les signatures de la reine-mère Donma Geloira, d'Alfonse, et d'autres grands personnages , parmi lesquels on trouve celle de l'historien Sampirus , prêtre et notaire du roi , et qui devint par la suite évêque d'Astorga ».

Tous les documens de ces premiers temps attestent, comme les précédens, la puissance et l'autorité dont jouissaient le

1 Cujna cîmilerio (Sancli Cyprlani episcopi) conslructom et edificalum est in Vallc de Salice, aecof flninine Exiulœ in proximo Coianca

2 Voici la teneur delà donation de l'abbé ; Facla teitamenti quoddam quod erit ti idus nurtii era hxutul

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