‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 56 sur 282 · CHAPITRE VINGT-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIÈME

deux fils Petrus Munniz et Joamies Munniz, et par leurs trois Ûlles Saneia, Tharasia et Maria; pois il est fait mention du roi régnant Adefonsus, qui y est qualifié de prince sérénissime, et d'homme pieux et grand. Suivent les signatures de Scemenus,. évèque d'Astorga, de Nunus , évèque de Léon, de Yimaranus , évèque de Santiago, de Domua Gel vira, mère du roi, et de plusieurs seigneurs, dont six prennent le titre de

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On employait aussi, au temps de l'évêque Nunus, les pieuses libéralités des fidèles à la réparation des anciens monastères qui avaient souffert de l'invasion des Arabes. Il existe deux actes signes de cet évéque, à la date de 1011, par lesquels un certain Aurisindus donne au monastère de saint Jacques , frère du Seigneur, un héritage qu'il avait près du rio Porma, et à labbesse qui le régissait, Irailona, pour la fabrique de son église, un domaine qu'il possédait dans Yillarrodanni (Villarroaûe), entre le Porma et le Torio mêlé au Vernesga, ainsi que d'autres propriétés qu'il avait acquises dans le Sardoneto, sur les bords de l'Orbigo, à Magaz, dans la Villa de Giti Rege (Villaeedre), et dans le Mancellarios, aujourd'hui Mancilleros.

Hors des murs, du coté de l'orient, près de l'église de Sainte- Marie, existait un autre monastère sous l'invocation des apôtres saint Pierre et saint Paul, qui, suivant des actes authentiques, fat ruiné par les Sarrasins. En 1012, Christoforus et Gunterodus , dont les aïeux l'avaient fondé, prirent soiu de le rétablir et lui donnèrent plusieurs possessions énumérées dans l acté. Le monastère était des deux sexes et l'acte en nomme les supérieurs, Tulca, prêtre, et Domna Aldena, abbesse. Il est signé par Nunus, évèque, par Fromaricus, majordome du roi, et par plusieurs ecclésiastiques et séculiers. Era decies centena, et quinquies dena super (25 de mai)1.

■ TambodeLeoo.fol. 112.

Nous avons vu par les actes passés, depuis la mort du roi Bermude jusqu'à présent, que, mùme sous la minorité de son fils et successeur Alfonse,la ville de Léon avait pu recouvrer ses forces, réparer ses édifices, et s'embellir par la construction de nouveaux monastères et de nouvelles maisons. H parait que cette prospérité fut due au bon gouvernement des' tuteurs du jeune roi, aux qualités supérieures de Domna Gclvira sa mère, et à la décadence de l'empire de Cordone, que les différons partis qui divisaient les Arabes détournaient de la guerre sacrée contre les chrétiens. Il est certain que non-seulement les Arabes, à cette époque, ne firent aucune incursion dans le royaume de Léon, mais qu'ils sollicitèrent eux-mêmes la paix du jeune roi, comme nous l'apprend un document conservé aux archives du monastère de Sahagun, sous la date de l'année 1013, fait, y est-il dit, in prœsentia, qui ibi fuit Zacbascorta Ebembacri, quando venit de Cordova pro pace confirmare ad Romanos in Domnos Sanctos ».

Vers ce temps, la tranquillité du royaume de Léon fut quelque temps troublée par un soulèvement contre le roi, on ignore pour quelle cause, de la part de plusieurs seigneurs qui, non contens de s'être révoltés, avaient appelé les Sarrasins à leur secours. Cette insurrection fut réprimée, à ce qu'il semble, avec assez de facilité, par les soins de quelques hommes puissans dont le nom revient fréquemment dans les actes et documens de ce temps, savoir : Petrus Frcdinandi, Feldo Amatiz, le prêtre Sam pi ru s, Sarracinus Arianiz, Munio Muniuz, et plusieurs autres dont nous verrons la fidélité récompensée dans les documens des années suivantes.

t L'enfol «Tan ambassadeur à Alfonse Vper le Slatc Wadliah, hndj*>b d'H»s« cham II, dans les derniers mois du régne de celui-ci, est mentionné, comme nons rayons ?o,.par les historiens arabes; mais nous ne mtom quel était TEbn Dakri de l'acte de Sahaçon.

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