‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 55 sur 282 · CHAPITRE VI5GT-UNIBME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI5GT-UNIBME

Miguel de la Véga, qoi achetèrent l'année suivante une vigne près du chemin de Villaciti (aujourd'hui Yillacedre). Ce dernier acte fnt signé dans une assemblée tenue dans le monastère des Saints-Martyrs Ciaudius , Lnpercius, et Victoriens. L'un et l'autre acte font mention du règne d'Alfonse et du pontificat de Nunus.

On trouve dans Tannée 1008 un document dans lequel il est fait mention de l'évêquc Nunus. Il contient quelques particularités qui méritent d'être rapportées: un prêtre appelé Sampirus (nous le connaissons) y fait cession au monastère de Saint-Jacques, qui était près de la cathédrale et dont l'abbé se nommait Theodomirus, de Villa-Taurclli (depuis Villatoriel) sur les bords du Perma, et de la ville d' AUxa sur les bords du Vcrnesga. Cette dernière avait appartenu au juif Yitas qui, pour quelque crime, en fut dépouillé par le roi Bermnde, lequel la transmit à un prêtre appelé Ascarigus, à qui il est donné dans l'acte le titre de magister. Il était le chef des moines résidant au palais et qui accompagnaient leur signature de ces mots : Monachos, qui sunt in palatio Régis. Après la mort de Bermnde, Ascarigus quitta le royaume de Léon et alla vivre en Castille près du comte Sancho. A son départ il vendit la ville ci-dessus mentionnée à Sampirus, qui la paya par une certaine quantité de vètemcns de grand prix. Peu après cette cession, la reine Domna Gelvira, qui, comme je l ai dit, était régente, vint à Léon, et n'ayant pas connaissance de la cession faite par Ascarigus à Sampirus, elle prit possession d'Alixa. Sampirus se présenta à la reine et lui fit connaître ses droits, lui offrant en outre deux esclaves maures qui se nommaient Iuceph et Numara, au moyen de quoi il obtint la restitution de la ville d'Alixa par un acte de confirmation. La donation de Sampirus au couvent de Saint-Jacques de Léon est du 18 juillet de l'ère 1 046. Elle porte la signature de Nunus et de plusieurs prêtres et diacres.

A la même époque vivait à Léon une dame de haute naissance, nommée Salomona, vouée au service de Dieu, qui acquérait quelques possessions dans le but de fonder un monastère de religieuses. Dans les docamens où il est question d'elle, dé l'ère 1048 à 1ère 1052, on ne lui donne pas le titre d'abbesse et on ne parle pas du monastère qu'elle gouverna dans la suite, comme existant déjà. Ce n'est qu'en 1052 qu'il est fait mention de ce monastère comme fondé et régi par Salomona ; d'où l'on peut conclure que cette fondation eut lieu de l'année 1010 à Tannée 1014.

Ce fut aussi vers ce temps que fut fondé un autre monastère sous l'invocation de saint Jean-Baptiste. Le comte Munio Ferdinandiz et sa femme Domna Gel vira avaient acheté un emplacement dans la ville de Léon à Domna Eldoara;cet emplacement confrontait d'un côté à la porte appelée Arco de Rege, d'un autre, au couvent de San-Salvador; d'un troisième coté, à une rue qui conduisait au marché; et du quatrième, à la rue qu'habitaient les écuyers.Dans le mur qui entourait cet emplacement se trouvaient deux tours très anciennes, est-il dit dans l'acte qui parle de cette fondation ; ce qui prouve que ni £1 Mansour ni Abd el Melek n'avaient entièrement détruit les murailles de Léon. C'est sur cet emplacement que le comte et la comtesse firent élever un palais somptueux qu'ils ornèrent de plusieurs meubles détaillés dans racte,ainsi que d'une cotte d'une grandeur admirable. À peine ces seigneurs eurentils achevé leurs constructions qu'ils eurent la pieuse pensée d'établir une église dans la tour située à l'orient; ils y mirent des reliques de la croix du Sauveur, des apôtres saint Pierre et saint Paul, et du précurseur du Christ, sous l'invocation duquel ils placèrent l'église. Puis ils dotèrent le monastère de plusieurs possessions, et l'évéque Nunns consacra ï église le 28 septembre 101 1 . Ce monastère était destiné à des religieuses dont la première abbesse se nommait Tarasia. La donation fut signée par le comte et la comtesse, par leurs

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