‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 67 sur 282 · CHAPITRE VTNGT-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VTNGT-UNIÈME

qui avaient été inhumés dans le monastère ruiné de Sainte- Christine.

Après le récit de ces faits, Flora, qui prend le titre d'abbesse (Âbbatissa), fait donation au monastère de Saint-Jacques du domaine dont elle a hérité, de tous les bestiaux qui s y trouvent et de plusieurs objets précieux, entre lesquels se trouvait un service de table en argent d'une si grande valeur qu'il est qualifié de mirificum. Voulant, est-il dit dans l'acte, que toutes ces choses profitent tant aux religieuses ses compagnes et à celles qui leur succéderont dans la règle de saint Benoit, qu'aux hôtes et pèlerins ou tous autres qui assisteraient les religieuses dans les saintes cérémonies qui se célébreraient habituellement dans ce monastère1.

Le 19 novembre de cette même année, Alfonse récompensa la fidélité et les bons services du fameux Sampirus, prêtre et notaire, dont il est si souvent question dans les archives de Léon, et qui, dans le règne suivant, fut élevé au siège épiscopal d'Àstorga. Parmi ceux qui s'étaient soulevés quelques années auparavant contre l'autorité royale, se trouvait un certain Eicta Fossatiz, qui possédait un héritage à Villataurelli, aujourd'hui Yillatoriel. En vertu de la loi gothique, qui porte que les biens des rebelles seront confisqués au profit du domaine royal », les biens d'Eicta Fossatiz furent mis

1 InDei Domine, dit notre abbeise, Ego Flora abbatlssa, Xptl. an cille, yobi* patrone meusaancU Jaeobi Apostoli , fréter Dfti. aelntem lemplternam In Dfio. Annolt miel Yolonlaa et claram dilecUonem dare in loco sancto Yestro per

hoc decretom acriptnre omnis meas hereditate» Concedo ibidem atque con-

firmo propler remedium anime mee et parentela mea in Mozindiga corte

conclota com Teliato ono et Kasaa 111 palllzai In fonlanif qoos In Vallo de

Cerkos mea medietate ab integro In Telle 8allce.... in fila Pausata mea

medletate, etc Simnl etiam concedo ibidem Jugnm boom, otea centum

feiosas , Yaso argenteo i, calice argenteo i, sericio argenteo de mensa mirificum, pelve i} aqnamanile I, Kubas u Quatlnoa omnia bec pro atlpen-

dia Deo YOtarnm paopernmqne et hospitum vcl peregrinornm adtenienlium, etc....

2 Rea lamcn in régis ad Integmm poteitate consistant, et coi don a (a?

tuerinl lu perpetlm wenre posaideat, nt nollus umquam succedentium regum

136 HISTOIRE D'ESPAGHB.

à la disposition du roi, qui les donna à Sampirns, son notaire, par un acte à la date ci-dessus, revêtu de la signature des évêques Ximenns d'Astorga et Nunus de Léon.

A cette même époque, l'évéque Nunus fit procéder à la recherche de tous les actes et testamens qui auraient pu être faits en faveur de son église sous les rois précédens, dans le bat de la réintégrer dans la possession des biens qui lui appartenaient et dont les troubles qui avaient eu lieu pouvaient l'avoir privée. Ayant découvert qu'un village appelé Villarevel dans la vallée de Ratario, qui avait été donné à son église par Ordoïio II et confirmé à son prédécesseur Savaricus, par Bcrmudo II en 985, était aliéné et entre les mains de Didacos Fcrdinandi, qui l'avait usurpé à la faveur de quelques troubles dont il est parlé en ces termes : quando levavit se alfetena, il se rendit à Zegia, aujourd'hui Gea, où étaient le roi et sa cour, et y cita Didacus Ferdinandi qui, ne pouvant rien opposer aux titres que produisait le prélat, se vit forcé nonseulement de restituer Villarevel, mais encore de céder un village de son patrimoine dans lequel il avait transféré les habitans de Villarevel. La jouissance des deux villages lui fut laissée sa vie durant, à la charge par lui de reconnaître la suzeraineté de la cathédrale de Sainte-Marie sur ces deux villages qui devaient revenir à cette église après sa mort. I/acte qui contient ce que nous venons de rapporter se trouve au folio 41 du Chartulaire et est daté du 2 août de 1ère 1064'.

causam suam et gentis vitiaturus bas ullatenus aot ulleriua aoferre p imamat.

I Le mol Alfetena qu'on trouve dans cet acte n'est pu un nom propre, mata une epithète qui servait, dans quelques manuscrits de cette époque, a qualifier ceux qui étaient en guerre ou en hostilité avec l'autorité; on trouve ce mol dans l'edit d Alfonae V en faveur de l'église de Braga : Post obitom vero, y est-il dit , domini Brmcgildl Bpiscopl cadml illa terra in alfetena. El termina verunt illos homtnes do servitium Dominas Maris. Dam advenil terram io pace, eu. On le retrouve encore dans le traite que fit don Ramiro, roi d'Aragon,

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