‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 69 sur 282 · MOI · texte numérisé non relu

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un des premiers actes de son règne fut son mariage avec Urraka Ximena Teresa, fille de Sancho, comte de Castillc, et sceur de Garsia, héritier de ce comté, si tant est qu'il ne l'eût épousée du vivant môme de son père. Garsia avait encore une autre sœur nommée domna Mayor, plus âgée que lui, à ce que tout indique, et mariée à Sancho le Grand de Navarre; en sorte que Sancho le Grand, Garsia et Bermude étaient beaux-frères. Cette parenté doit demeurer présente à l'esprit du lecteur pour l'intelligence des faits subséquens.

Ce mariage de Bermude est constaté par un acte authentique, sous la date du 30 décembre de l'ère 1068 (1028), portant donation de la part du roi , una cum conjuQe sua Urraka Regina, en faveur de l'apôtre Jacques, « son puissant patron, dont on sait que le corps est enterré sons un arceau de marbre, dans la province de Galice, in finibus Âmaec, » d'une terre appelée Carnota, quoi est ad partent occident isy quomodb est conjuncta cum Celticos cum duobus Castellis in ea fabricalis ; acte souscrit par le roi (Vercmudus Rex of.), par la reine (Vrraca Regina of.), par la sœur du roi , qui signe Sancia proies régis; par cinq évôques, dont le siège n'est pas désigné, et qui n'accompagnent leur nom que de leur qualité par l'abréviation Eps. : — Yistruarius, Eps. of . ; Nunus, Eps. of.; Petrus, Eps. of.; Servandus, Eps. of.; Pontius, Eps. of.; et par neuf comtes, sans doute les plus puissans de la Galice à cette époque, ajoutant tous en toutes lettres leur titre à leur nom: Pelagius Menendiz Cornes of.; Rudericus Rouianz Cornes of.; Alvarus Ordonniz Cornes of.; Froïla Menendiz Cornes of.; Didacus Fredinandiz Cornes of.; Pelagius Frolaz Cornes of.; Petrus Frolaz Cornes of.; Garsia Adefonso Cornes of.; Kunus Menendiz Cornes of. Il nous faut maintenant raconter un événement important

dii-hnii ans à son avènement an trône de ion père :— A mullis quidem lemporibus aurrexit in regno Ucremundo Rex prolù AdcfoDsi princep* in «laie panros inscienlia clarus annos habenlem xviu.

qui eut lieu dans les premiers temps du règne de Bermude; je veux parler de la mort tragique de l'infant Garsia, (ils de Sancho, comte de Gastille , dont Bermude venait d'épouser la sœur. Cet événement est un des plus mémorables de cette histoire, tant en lui-même que par les conséquences qu'il eut et les changemens qui en résultèrent dans Tordre de succession des maisons souveraines de l'Espagne chrétienne.

Pour resserrer encore les liens qui unissaient les deux plus puissantes de ces maisons au-delà de l'Èbre, les comtes burgosiens, ayant tenu conseil, décidèrent d'envoyer une deputation à Bermude , à l'effet de l'engager à donner en mariage sa soeur Sancia au comte Garsia, et à permettre à celui-ci, à cette occasion, de s'appeler roi de Castiile1. Bermude accueillit leur demande, et leur promit la double faveur qu'ils requéraient au nom de Garsia; il partit cependant pour Oviédo, qu'il avait fait vœu de visiter, laissant sa femme et sa sœur à Léon. Gontens du succès de leur ambassade, les députés castillans, de retour à Burgos, pressèrent leur duc de se rendre près du roi, à Oviédo, en passant par Léon, pour y conclure les termes du mariage qui devait lui donner la main de Sancha avec le titre de roi. Le comte partit de Burgos au commencement du mois de mai de l'année 1029, accompagné des principaux nobles de Gastille. Arrivé à Léon il fut loger au quartier du roi, pour y faire visite à la reine sa sœur et à Sancha sa future, dans l'intention de partir sous peu de jours avec les siens pour Oviédo, soit par un motif de dévotion, soit plus vraisemblablement, comme nous l'avons dit, pour y arrêter d'une manière définitive les conditions du mariage projeté, et la concession du nom de roi qu'il ambitionnait*. « Mais, dit naïve-

1 Tune Burgcnses comités inito coniflio miseront ad Veremundam regem Legionensiam , ul «ororem suam Sanciam comili Garsi» darel in conjugem , cl concederel eumdem regem Castells vocarl (Luc. Tnd., p. 90).

* Unde factum eai, ut cum estet rox Veremuodos Ofeto, Tenerunt Burgen-

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