‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 74 sur 282 · CHAPITRE VINGT-UNIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIEME

commencement de Tannée 1035, au mois de janvier de la- • quelle fut passé un acte par lequel Rodrigue et Christoval, son fils, vendirent à Ferdinand, abbé du monastère de Saint- Cosme, la moitié d une vigne située dans le territoire de Léon : Régnante, y est-il dit, Rex Sanctius in Legione, et Serrandus Eps. En sorte que le roi de Navarre demeura maitre de la plaine et du royaume de Léon pendant une année entière, qui fut la dernière de sa vie. Les historiens espagnols rapportent diversement la cause de la mort de ce fameux roi. Les uns racontent, d'après la chronique générale, qu'il fut assassiné en allant en pèlerinage visiter le temple et les reliques d'Oviédo;les autres, à la suite de Roderich de Tolède et de Lucas de Tuy, usent d'expressions plus*propres à faire croire qu'il mourut de sa mort naturelle que sous les coups de ses ennemis. Si l'on considère toutefois qu'il était au milieu des amis et des partisans de Bermude, dont il avait usurpé le royaume et relégué la personne en Galice, et dont il opprimait peut-être les sujets, la première version paraîtra la plus vraisemblable. Quoi qu'il en soit des circonstances de cette mort, il est certain, par le rapport unanime des historiens, que Sancho mourut dans le mois de février 1035; comme le prouvent aussi tous les documens relatifs à l'état où se trouva le royaume de Léon après la mort de ce puissant ennemi, dont la dernière mention consignée aux archives de Léon est du 2 février de 1ère 1072, dans un acte stipulant la vente d'une vigne à ce même Ferdinand, abbé du monastère de Saint-Cosme, dont il vient d'être parlé : le règne de Sancho sur Léon (in Legione), et l'épiscopat de Servind , y sont spécifiés comme dans les actes précédens x.

Ainsi, par son adresse et par sa valeur, le vieux Sancho s'était formé un royaume qui, des Pyrénées, s'étendait dans la dernière année de sa vie jusqu'aux frontières de la Galice

I Tumbo de Léon, fol. 431.

B comprenant les Àsturies et le royaume de Léon; et son pouvoir était tel qu'il put prendre, le premier, le titre singulier d'empereur, affecté depuis à quelques-uns des grands dominateurs chrétiens du nord de la Péninsule x. Plein de jours , suivant l'expression du moine de Silos , mais non pas accablé de vieillesse, bien qu'il fût dans la soixante-cinquième année de son règne, puisqu'il l'avait commencé à Pampelune sous la tutelle de sa mère Tota à l'Age de cinq ans à peine, Sancbo, sentant sa fin approcher, partagea, diton, son royaume entre ses enfans : l'aîné, Garsia, pour lors en pèlerinage à Rome, eut le royaume de Navarre, les états que les rois de Pampelune possédaient de ce côté-ci des Pyrénées, comprenant la Biscaye française actuelle, le Béarn, le Labourdan et même une partie de la Guyenne, et de l'autre coté toute la Biscaye espagnole, et une partie de la Rioja, dans une des villes de laquelle Sancho avait transféré sa capitale ; Ferdinand eut presque tout ce qu'on entendait alors par comté de Gastille, avec Burgos pour capitale, en y ajoutant les terres acquises par son père entre les deux rios PLsuerga et Gea, par où il faisait pointe sur Léon, dont sa frontière empiétait l'ancien territoire; enfin, Ramire, né, à ce que disent les historiens, hors mariage, mais d'une très noble et très belle maîtresse d'Aybar, et qualifié d'adultérin par le moine de Silos, eut tout le territoire, fort borné pour lors, qui avait formé jusque-là le comté d'Aragon, dépendant de la couronne de Navarre*. Le mieux partagé en apparence était

« Au moins c»l-H ainsi désigné dans Pépllaphe de sa femme domna Wayor, rapportée par Sandoval dans l'Uistoria del rey D. Fernando Hagno

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UOXNA MAVOR AKGIXA YXOl SAKCII 1MPERATORIS.

2 Quibos vivons pater bénigne regnum dividens, Garsiam primogenitum Pampilonensibus pnefecit : Fcrnandum vero bellalrix Castella jussione patris pro gubernatore •uscepit. Dédit Ramiro, quem ex concobina haboerat, quan-

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