‹ Histoire d'Espagne depuis la plus ancienne époque jusqu'a la fin de l'année 1809Chapitre 42 sur 57 · Tome II, a · texte numérisé non relu

Tome II, a

qui demanda aussitôt à la cour de Madrid satisfaction d'un procédé si violent. L'affaire resta quelque temps en suspens ; et des préparatifs de guerre furent faits des deux côtés. Heureusement les cabinets de St-James et de l'Escurial inclinaient vers la paix. L'Espagne accorda la satisfaction qui lui avait été ,8oct. demandée; et un traité confirma à la Grande-Bre- 1799* tagne la possession de Nootka et des terres adjacentes.

L'Espagne fut ainsi délivrée d'une guerre dangereuse; mais les édits rigoureux concernant les étrangers, joints à d'autres mesures du gouvernement qui étaient préjudiciables au commerce, excitèrent un murmure général. On suppose que le mécontentement fut occasioné par le renvoi du premier ministre, le comte de Florida Blanca, qui fut remplace par le comte d'Âranda, homme d'état expérimenté et ennemi déclaré de la révolution française. Des liens de Êimille,joints aux intérêts de la royauté, auraient dû déterminer le roi d'Espagne à se montrer l'un des plus grands défenseurs du trône de France; mais sa sollicitude pour la vie de Louis X^T l'empêcha de s'unir avec l'Autriche et la Prusse dans la guerre que ces deux puissances avaient entreprise contre les révolutionnaires de ce royaume. Charles conserva une stricte neutralité jusqu'au moment oîi l'infortuné >îmar8 Ix>uis XVI périt sur Téchafaud; alors, en dépit des *795« remontrances de l'ambassadeur espagnol, il se joi-

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gnit à la grande coalition, et déclara la guerre à la république française. ■ ,

Les forces navales de l'Espagne, jointes à celles de la Grande-Bretagne, croisèrent dans la Méditerranée. L'amiral Hood entra en négociations avec les habitants de Toulon, et prit possession de la ville au non^ de Louis XYII. Il y débarqua quatorze mille hommes de troupes espagnoles, anglaises, allemandes, napolitaines et piémontaises. Cette faible armée, composée de trop d'éléments différents , ne put rien entreprendre contre la république française. Les confédérés furent même hors d'état de conserver la place importante qui leur avait été livrée. L'armée de la Convention s'avança sur Toulon, et en fit le siège. Le 3o novembre, la garnison fit une vigoureuse sortie dans le dessein de renverser les ouvrages que les Français élevaient sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle réussit d'abord à repousser l'ennemi ; mais les alliés le poursuivirent imprudemment, jusqu'au moment où ils furent attaqués euxmêmes à rimproviste par un corps de l'armée républicaine. Le général anglais O'Hara, commandant en chef à Toulon, fut blessé et fait prisonnier en cherchant à rallier ses troupes et à se retirer en bon ordre. Le siège fut continué 'avec ardeur; et le 19 décembre, vers cinq heures du matin, les Français firent une grande attaque. Elle fut principalement dirigée contre le fort Mulgrave , qui était défendu par trois mille Anglais et vingt pièces de canon. Ce

poste fut emportç en moins d'uDe heure> et la ville fiit ensuite bombardée jusqu'à, dix heures du soir. Lçs alliés mirent le feu à la flotte, et précipitèrent leur fuite, emmenant avec eux autant d'iiabitants que leurs vaisseaux pouvaient«n oontenîr. L'incendie de la flotte éclaira cette horrible scène de meurtre et de pillage, et telle que les dévastations de la guerre n'en avaient peut - être jamais offert de semblable. Quinze vaisseaux, de ligne et plusieurs frégates et a^utres. peUts bâtiments fur^ut entièrement détruits ; trois grs^pds vaissea^ux fuirent emp^e^és par les Anglais, et les autres alliés s'emp^ri^eiit de quelques frégates^

La campagne suivante s'ouvrit favorablement pour '^^** rSspagne et les autres, puissances coalisées; m^is elle se termina d'une manière désa^treu^se. Une forte armée espagnole, accrue de.$ix millet portugais , réduisit Bellegarde, â^^. que d'autres places d'ume moindre impPFt^M^H^^ et menaça Perpigiîan. L'iodécision du go\ivej?nepent espagnol refroidit l'ardeu/r na^tîouale, tandis que celle des Français, (}an^.le^ premières années de la guerre de la révolutioi^ ^. ^ portée jusqu'à l'enthpusi^me. 1^ réquisition w.ulti'plia.les res^sou^ces de la France ; se;$ a^rmées ^rent augn^eutées: p^r de ni>uviçlles levées, et rendues formidOvblQs^ pai* 11^ (^çipline sévère. I^. Espagnol, accaJjJés par 1^. supériorité du nopibire , fuceii^t cqi^tçaint^^ de^s^ retirer, et Jes.F^auçai^ assiégèrent Bellegaii:de^ Le cpurs^e et l'habileté, du géniéraL espagnol

La Union ne purent délivrer cette place. Il fit les plus grands efforts; mais ayant été défait avec une perte de près de trois mille hommes, il fat forcé de se retirer : Bellegarde se rendit aux armes dé la république»

' Cette campagne feit signalée dès le comtnenceriieni ^* *• par plusieurs actions très -vives dans lesquelles les '^^ • Ësjpagndls furent cxAnplètèment battu». Le général La Union , afin d'établir la discipline datis son armée, avait décimé J)lusieurs bataillons qui s'étaieM doiàduits lâchement à l'afiaire de fieliegârde. Il s¥tait reurfermé dans le camp de Figtrères avec la tésôtiâtion de se défendre jusqu'à la dernière extréïriité. Les Espagnols fbrent attaqués dans cette fofte posithm par l'armée française commandée par le géné^ rai Dùgomiek*. Suivaniles détails donnés par le cota* missaire Barrère , l'action fut des plus meurtrière^. Les rietranehemènts , fortifiés par un grand ilombt^ de redoutes: et de batteries, pressentaient dé graftdés difficultés pour l'attaque , qui ne pouvait se &ii*e que sous le fièu plongeant d'une artillerie formidable. lA valeur des Français triompha de ces obstacles. Leûré bataillons se précipitèrent avec fureur au milieu des décharge à niitraitle et de la mousquèterie, qui tirait à bout portant; et, malgré la mort de leur général Dugomier, enïnéins'de trois heures ils efnportèrent chaque batterie à la pointe de la baïonnette. Le général espagnol La Union périt dans les retranchements au milieu du plus horrible carnage : on ne

Sgp HISTOIRE

se fit point de quartier; tout fîit passé au fil de répée. Les Espagnols, repousses de leur camp, se rallièrent sur une hauteur fortifiée et sous le fort de Figuères; mais ils furent forcés d'abandonner ce poste. L'artillerie fut portée sur cette éminence, et foudroya la forteresse; la garnison d'enviit>n neuf mille hommes, pourvue de cent cinquante pièces de gros calibre, fut forcée de se rendre. Quelle qu'ait été l'exagération du commissaire français, il est certain que cette journée sanglante. décida du sort de la guerre entre l'Espagne et ta république. Les opérations des Français ne furent plus qu'une suite de victoires. Roses, place également forte par sa position et par ses ouvrages , se rendit à leurs armes : Tolosa subit le même sort , et Barcelone fut menacée. L'armée républicaine des Pyrénées occidentales , qui avait été formée graduellement, fiit accrue encore par de nouvelles levées , et devint supérieure à toutes les forces espagnoles dirigées sur ce point. L'émulation de 'cette armée étant excitée par les exploits de l^rmée des Pyrénées orientales, elle se mit en marche à une heure du matin, divisée en trois colonnes, et attaqua à la baïonnette les retranchen!ients des espagnols. La consternation de ceux-ci fiit si grande, qu'ils abandonnèrent aussitôt le fort de Ste-Barbe: Fontarabié, boulevard de l'Espagne sur cette partie de ses frontières , se rendit aux républicains dès la première sommation ; la forteresse de St-Sébastien suivit cet exemple. Les Fran*

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çais furent alors maîtres d'une partie considérable de la Catalogne et de la Biscaye, et pouvaient aisément s'ouvrir un chemin jusqu'à Madrid.

Un danger aussi pressant fit désirer vivement la paix à la cour de Madrid; et plusieurs circonstances portèrent les ministres espagnols à tenter des négociations avec la France. Les annes de^la république étaient partout victorieuses , et la coalition , dont o'n avait espéré de si grands résultats, était évidemment à la veille de se dissoudre. Le roi de Prusse s'était déjà retiré, et avait conclu un traité de paix avec la s «vri» république. Le landgrave se préparait à l'imiter. La '^^^ ' mésintelligence régnait enjtre l'Espagne et l'Angleterre au sujet des vaisseaux français que les Anglais avaient emmenés de Toulon. Le roi d'Espagne voulait que ces vaisseaux lui fussent provisoirement confiés; il avait compté aussi sur la restitution d'un riche galion espagnol qui, après avoir été saisi par les Français, avait été repris par les Anglais , et considéré par eux comme une prise française. Ces circonstances avaient donné de l'ombrage à la cour de Madrid, et elles concoururent, avec les progrès de l'ennemi, à déterminer Charles lY à se retirer de la coalition. Un traité de paix fut conclu à Baie a, jun-

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entre sa majesté catholique et la république fran- ,-^5 çaise. Celle-ci rendit toutes les conquêtes qu'elle avait faites en Espagne ^ et reçut en retour la cession de ia ville de Santo- Domingo et toute la partie espagnole de cette île. Le duc d'Alcudia , qui avait suc-

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cédé au comte d'Aranda dans la faveur de son souverain et dans l'administration de l'Espagne , avait été l'un des plus ardents promoteurs de la guerre (i); il la termina si lieureusement au moment où l'ennemi était attendu aux portes de la capitale , qu'U reçut du roi le titre de prince de la Paix (2). Depuis cette époque, son influence fut illimitée (3). * "**'• I^ système politique de la cQur de Madrid dian* gea entièrement : la paix fut suivie d'un^ traité d'alliance avec la France, et d'iine déclaration de guerre contre l'Angleterre. Peu de temps après les premières hostilités entre ces deux nations, la marine e^gnole éprouva une perte considérable dans une action qui eut lieu avec une escadre anglaise, commandée par l'amiral Jervis. Les Espagnols avaient des forces supérieures; mais l'aipiral anglais ayant, par m^e manœuvre habile, séparé l'arrière-garde du principal corps de leur flotte, il leur prit deux vaisseaux de 112 canons, un de 84 et un de 74* Cette guerre entre l'Espagne et l'Angleterre n'amena aucun aujtre événemen.t impor^nt, les principaux efforts des . T . ■ . 1 • ,

(i) Ségur, Hist. de Frédéric-Guillaume, vol. 3, p. 97.

(2) Ibîd., vol. 3, p. 97.

(3) Le prince de la Paix , premièrement garde du corps, s'éleva par la faveur de la reine au rang élevé qu'il occupa.* U 0ut un régiment de dragons pour monter *4'a garde aux portes, de ^on palais , et eut un état de maison semblable à celui du roi. Simple's Travels, vol i , p. 916.

Anglais étant dirigés contre la république française* Ils s'emparèrent cependant de l'île de la Trinité, qui fut cédée à la Grande-Bretagne lors de la paix d'Amiens.

Cette paix rendit la tranqiiillité à l'Europe , «t *• ^• dissipa, mais pour trop peu de temps, les dangers dont le monde civilisé avait été menacé par la révolution française. L'ambiticm de la France et sa puis*» sance formidable devaient encore une fois ébranler l'Europe jusque dans ses fondements; et l'Espagne était appelée à jouer un rôle important dans eedramei funeste. La paix d'Amiens ne fut qu'un rayon passager : la restitution de Malte aux chevaliers de l'ordre était l'un des priocipaus articles du traité ; des cireonn stances imprévues Tendirent cette mesure incompatible avec la sûreté générale; les différends qui s'éle? vèiwnt sur ce sujet et sur plusieurs autres rallu-. mèrent le feu de la guerre entre la France et la Grande-Bretagne, et toute l'Europe-s'y trouva im»-. ^^^3 pliquée.

L'administration était k cette époque entièrement: confiée au prince de la Paix , qui était dévoué à la France et qui, par son influence sur la reine, gouvernait Charles IV avec un pouvoir absolu. Ce ministre avait fait conclure un traité entre sa majesté catholique et le gouvernement français, par lequel on devait fournir à la France quinze vaisseaux de ligne e;t vingtiquatre mille hommes. L'exécution de ce traité fut difïerée jusqu'à l'arrivée des flottes ve-

i4 àio,

nant d'Amérique, mais le ministère anglais jayant pleine connaissance de cette affaire, résolut de prévenir la cour de Madrid et de commencer les hostilités. Des instructions furent données à cet effet à tous les commandants de vaisseaux : le commodore Moore, avec quatre frégates anglaises , rencontra une escadre espagnole de même force , engagea le combat et remporta une victoire complète. Un des vaisseaux espagnols sauta pendant l'action ; les trois autres furent pris. La cour de Madrid déclara aussitôt la guerre à l'Angleterre.

' L'Espagne se trouva encore une fois engagée dans une lutte qui anéantit presque entièrement son commerce et sa marine. Ses flottes éprouvèrent en toute occasion la supériorité de la Grande-Bretagne et firent des pertes énormes. Réunies à celles de la France, elles furent totalement défaites au fameux combat de Trafalgar, que la mort de Nelson , héros de l'Angleterre, a rendu mémorable. Les Anglais avaient vi^gt-sept vaisseaux de ligne ; les flottes combinées , commandées par l'amiral Villeneuve , consistaient en trente-trois vaisseaux , dont quinze étaient espagnols et dix-huit français. La disposition du combat montra du côté des Anglais une habileté consommée , et la valeur que les Français et les Es^ pagnols déployèrent leur mérita l'estime de leurs ennemis. Mais l'attaque des Anglais fut irrésistible. L'amiral Nelson, par une manœuvre hardie et judicieuse, coupa la ligne que les Français et les £s-

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pagnols avaient formée. Après avoir engagé le combat, il tomba blessé mortellement et mourut certain de la victoire. L'amiral CoUingwood lui succéda dans le commandement et termina cette action d'une manière éclatante. Après une lutte opiniâtre et des prodiges de valeur, les flottes de France et d'Espagne furent défaites. Vingt vaisseaux furent pris ou détruits ; parmi eux se trouvaient la Santissima Trinidadaet la Santa Anna. Les vice-amiraux espagnols don Ignatio Maria d'Alîva et don Baltazar Hidalgo Cinéros furent faits prisonniers* Cette journée mémorable fit souffrira l'Espagne des pertes difficiles à réparer.

Les colonies espagnoles éprouvèrent aussi les effets des armes anglaises. Une expédition , commandée par sir H. Popham et le général Beresford, remonta la rivière de la Plata, dans l'Amérique méridionale , dans le dessein d'attaquer la ville de Buenos-Ayres. Le général anglais ayant débarqué ^ juin ses troupes à Quilmay, distant de Buenos-Ayres ^^^' d'environ douze milles, repoussa les Espagnols du village de Rédaction , ipit en fuite les différents corps de troupes et de milices, et marcha directement sur Buenos-Ayres qui se rendit par capitulation. Cette >8 juin. place importante ne resta pas long-temps au pouvoir des Anglais. En moins de six semaines une insurrection formidable fut excitée par Pueridan , membre de la municipalité. Il rassembla dans les cantons adjacents un grand nombre de miliciens et de volon-

taires^ et toute la population de Buenos-Ayres -prit les armes. Après un combat désespéré les troupes ^uiglaôses fiirent accablées par le nombre, et le gé-^ néral Beresibrd ftit obligé de capituler à la condition dé sortir de la ville avec les lionneurs de la guerre, et de s'embarquer avec ses troupes pour l'Angleterre. Les Espagnols violèrent la capitulation et les retin^ rent prisonniers.

L'escaidre anglaise, laissée dans la rivière de la Piata et ies^ troupes qu'elle avait à bord ne restèrent pas dans l'inaction. Yérs le milieu de l!année 1806, elle prit MaldonaMo. Au oommenoement^e l'année suivante , l'amiral Stirling et le général Aucbmuty parui«nt devant Monte-Video, et après un siège vigoureux cette place fut emportée d'assaut. Le goo- ' 1807. verneur et la plus grande partie de la garnison furent &its prisonniers, le reste s'échappa sur des bat^ques. Les pertes que subirent les ferces anglaises fuirent très-considérables. -

Ëttcoura^ par leixrsosuocèsi à' &Ionte-V:ide(>, les Anglais firent une. seconde taoïtative pour se renib^e maîtres de Buenos^Ayres. Le général Whitelodus fiit choisi pour diriger le» opérations des troupes de terre , et l'amiral Murray pour commander la flotte. Les troupes anglaises , au nombre de plus de huit mille hommes^ débarquèrent à TËnsinada de Barragon, situé à traite milles de Buenos^ Ayres (1). Ayant

(i) CeUe évaluation est donnée d'après le témoignage du

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rencontré. peu d'opposition dans sa marche, le général anglais résolut d'emporter la ville d'assaut. Il serait difficile de concevoir un plan d'attaque plus extraordinaire, ni une issue plus désastreuse.

La valeur des officiers et des soldats anglais fut inutile : un grand nombre périt dans le combat, et plqsieiurs corps furent obligés de se>rendre(i). Cette attaque meurtrière fut terminée par une convention dans laquelle on stipula que tous les prisonniers . seiraient rendus, et que les troupes et l'escadre anr glaires quitteraient, dans l'espace de quatre mois, Moiïte-yideo et les conquêtes qu'elles avaient faites dans cette partie de l'Amérique, et sortiraient de la rivière de la Plata (2). Les Anglais éprouvèrent dans cette malheureuse expédition combien l'opinion qu'ils s'étaient formée des ressources de l'Amépique espagnole étaient fausses. Il paraît par les pièces qui servirent au jugement du général Whitelocke, que

lieuteDant-colonel firadford y adjudant-général de l'expédition , et qui fait nombre de 7,822 soldats et 200 marins ; Voy. son rapport, au Jugement du général Whitelocke, i6* jour. Le lieutenant>colonel Bourke, dans son rapport du 5^ jour, les porte à 8522.

(1) Les Anglais perdirent 25o hommes tant tués que blessés et faits prisonniers. Dépêches du général Whitelocke ,. en date du 10 juillet.

(2) On sait que le général Whitelocke fut jugé devant un conseil de guerre pour avoir échoué dans cette entreprise , et renvoyé du service.

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la population était si nombreuse, si turbulente, et tellement ennemie de la Grande-Bretagne, que si le gouverneur eût rendu la ville, toutes les troupes anglaises n'auraient pu contenir la masse des habitants armés (i).

Cette expédition contre Buenos-Ayres fut le dernier événement important qui eut lieu pendant le cours de la guerre entre l'Ëspkgne et TAngleterre. Des affaires d'une nature si extraordinaire opérèrent une entière révolution dans les relations politiques des deux nations; et bientôt une usurpation, dont l'histoire ne fournit presque aucun exemple , plaça l'Espagne dans la plus périlleuse situation.

(i) Voyez le rapport du général Gower, le 1 6* jour du jugement , et celui du général Auchmnty le 1 9^.

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