Tome II
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que la connaissahcd des lettrés était uile âciehcé acquise; et, trouvant Plzai*re moins instruit que ses soldats, il ne put dissimuler le mépris qu'il avait pour lui. Cette circonstance, qui mortifia rorgùeîl de Pizarre, excita son ressentiment; et riiistôrién Herret'a suppose qu'elle contribua à décider dli sort de l'inca.
Afin de donnei* une apparence dé justide à cette procédure extraordinaire, At^hualpa fut amené devant un conseil public. Pizarre , Alniagro et deux de leurs officiers furent âes juges. Les faits à cliargè furent portés devant ce tribunal inique. On accusait: Knca d'avoir usurpé le trône du Pérôii, d'avoir assassiné son frère et son souverain légitimé j d'étrè idoh lâtre, de garder plusieui:^ concubines, d'avoir ifait càcher les trésors royaux qui appartenaietit de droit aux conquérants, et d'avoir excité àes sujets a se révolter contre la couronne d*Éspagné (i)^ H fut jugé
(i) De toutes ces^hai»gfes, celle qui a rapport à son frère Huescàr est la seule que l'on puisse troavet- raisonn^able. Ce prince était détenu à Cuscp lorsque Atah^alpa fut pris par les Espagnols; celui-ci envoya des ordres pour le faire mou-' rir. On pourrait observer, il est vrai, que Huescar avait été Tagresseur en cherchant à priver Àtahualpà de la souveraineté de Quito, àlaquelfe il avait un double droit par le testament de son père, et Théritage de sa méi"e. tes téntatïtëà d' Atahualpà pour exterminer la race royale inéritaient; en les cqnsidérant sous un point de vue mori\l, la plus sévère punition; mais les Espagnols n'étaient pas se$ juges çpm7 pétents.
b^ESPAGNE.
coupable, et condamné à être brûlé vif : comme il consentit à recevoir le baptême, on 'adoucit ' cette sentence, et il fut étranglé. Toutefois, on doit observer, à l'honneur du bàractéte eispa'gnol , que même parmi cette bande de forcenés, i! y éti but plusieurs qui protestèrent contre cet acte qu'ils considéraient comme injuste et honteux pour leur pays.
Après la mort d'Atïihualpà , un de ses fils fut revêtu par Pizarre des marques de la royauté. La noblesse péruvienne et les habitants de Cusco placèrent sur le trône des încas Mànco Capac, frère de Huescar; mais les troubles civils et l'invasion des Espagnols avaient dissous là forme du gouvernement, et des hommes ambitieux usurpèrent, dans plusieurs parties de l'empire , l'autorité souveraine. Tandis que les Péruviens s'affaîblissaieïit^de jour en jour par leurs dîvisionsintestines,lesEspagnols reçurent une grande augmentation de forces. -Les calculs de Pizarre, en renvoyant ceux de ses soldats qui avaient désiré quitter le service, après avoir reçu leur part de la rançon de l'inca, se vérifièrent. Aussitôt que ceuxci furent arrivés à Panama, et qu^ils déployèrent leurs richesses devant leurs compatriotes , la renommée en répandit le bruit dans tous les étaï)lissements espagnols de la mer du sud ; les gouverneurs eurent la plus grande peine à empêcher leà colons d'abandonner leurs propriétés pour courir à ces spurces inépuisables de richesses' qui semblaient s'être ouvertes dans le Pénou. Malgré tous les obstacles qu'on
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Jeur suscita, de nouveaux aventuriers se réunirent, et Pizarre se vit à la tête de cinq cents hommes , outre une garnison considérable qu'il laissa dans le fort Saint-Michel. Il marcha alors siir Cusco , capitale de l'empire. Les Péruviens avaient réuni de nom: breux corps de troupes pour s'opposer aux progrès des Espagnols : plusieurs engagements eurent lieu. Pizarre y perdit trèsrpeu de monde, et fit un grand carnage parmi, ses ennemis. Ce général parvînt à forcer le passage , et entra dans Cusco sans opposition. On y trouva d-'immenses- richesses , malgi'é tout ce que les habitants avaient emporté ou caché. Suivant Herrera, le butin qvjei'Qn fit dans Cusco ayant été partagé entre quatre cent quatre vingts hommes, après que la portion du roi eut été prélevée, chacun d'eux reçut 49OOO pesos; et tous les historiens espagnols conviennent que la somme entière excédait celle que l'op avait reçue, pour la rançon de l'inca. La conquête de Quito fiit loin d'être aussi profitable anx Espagnols. Benalcazjar réduisit cette province vers l'époque à laquelle Pizarre prenait possession de Cusco ; mais ces soldats furent cruellement désappointés. Dans la marche longue et difficile qu'ils avaient eue à faire depuis lefortSaintTMichel, a travers un pays inontagneux , couvert de bois ^t entrecoi^pé de rivières et de marais, ils avaient soutenu les attaques des meilleures troupes du Pérou ; à leur arrivée à Quito , les habitants , connaissant l'avidité des usurpateurs, et voulant frustrer leur esppir.
d'esi^agite. . 53
avaient emporté leurs trésors, seuk mobiles qui eussent déterminé les Espagnols à surmonter de si grands dangers.
Ferdinand Pizarre avait été envoyé en Espagne porter au roi des présents magnifiques, et* avait obtenu pour son frère la confirmation de son titre dé gouverneur d'une étendue de pays de six cents milles le long des côtes; pour Almagro, une juridiction semblable, située au sud de la province de Pizarre, et pour lui-même d'être admis dans l'ordre militaire de San-Yago. Séduits par l'éclat des richesses qu'il avait apportées , un grand nombre de personnes* le suivit à son retour au Pérou.
L'abandon que la couronne d'Espagne faisait à ces conquérants de juridictions si étendues et d'un pouvoir presque sans bornes , ne put encore satisfaire leur insatiable ambition, et excita des troubles parmi eux. Almagro prétendit que Cusco était dans les limites de son gouvernement ; Pizarre refusa d'admettre ce droit , et leurs prétentions rivales menacèrent la colonie d'une guerre civile. Cette calamité fut détournée pour quelque temps par la réconciliation des deux chefs. Almagro entreprit la conquête du Chili, et Piiarre s'occupa à régler les affaires intérieures du Pérou. Dans cet intervalle de repos , Pizarre fonda en 1 535 la ville de Lima , dont il fit le siège de son
gouvernement (i). Il s'y fit construire un palais ma-
(i) La première pierre fût posée le 1 8 janvier 1 5 35.
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gnifique , lequel, joint aux maisons de se^ o0îçlers, donna à la ville naissante une apparence de grandeur. Almagro, avec cinq cent soixante - dix hommes, avait pénétré dans le Chili aprè^ des marches pénihIeS|, pendant lesquelles ses t^oupes^ avaient éprouvé toute3 sortes de. privations^ Malgré, la résistance opiniâtre des habitants, il s'était avancé fort loin dans les. terres, mais il n'y avait formé aui^up établisseiAent, et l'issue djÇ. cette expédition était encore douteuse , lorsque des événements inattendus l^ i;appelèrent dans le Pérou.
Le fils d'Atahualpa, que. Pizaçre avait proclamé roi , mourut pendant que les Ëspj^^nols marchaient sur Cusco. Ceux-ci , par des raisons politiques, laissèrent Manco Capac , que les Péruviens, avaient reconnu pour inca , en possession de son titre çt .du palais de ses ancêtres. Ce prince, observant que, les, troupes espagnoles étaient divisées en plusieurs corps dont la plupart étaient employés à des expéditions lointaines, et qu'il n'en était resté qu'uyi trèsrpetit nombre à Cusco, voulut profiter de cette circonstance favorable pour assurer l'indépendance de son trône, et chasser ces usurpateurs. Quoique surveillé de près, il trouva le moyen de s'échapper de Cusco : tou3 les guerriers péruviens se réunirent sous l'étendard du monarque; Les Espagnols, dispersés dans les établissements qui leur avaient été abandonnés, furent massacrés : plusieurs de leurs détachements furent taillés en pièces. Les trois frères du général., Jeaiî,.Ferdi-
1>* ESPÀGNli. 5!>
nniid et Gonzalejî, avec. cent soixûiite-.dix Homi^es. furent assiégés dans Cuscq par une armsee de î200,ooa Péruviens. Toute communiçatio|i fut coupée par les nombreuses cohortes des Péruviens répandues dans le pays; les deux partis espagnols, renfermés dan§ Lima et dans Cusco, n'ayant plus, aucun moyen dç correspondre, ignoraient entièrement quel était le sort l'un de l'autre. Les plus grands efforts étaiept dirigés sur Cuscp : l'inca commandait en personne. Pendant neuf mois entiers , le siège fut poussé aveçr une ardeur infatigable : la plupart des opérations, des Péruviens prouvèrent leur sagacité. La valeur des Espagnols ne put empêcher .Manco Capac de se rendre maître de la moitié de la ville; Jean Pizarre et plusieurs officiers périrent pendant lé siége^ Les Espagnols copimençaient à désespérer de pouvoir se défendre plus long -temps, lorsque Alraagro parut devant Cusco. Le même mes,sager qui lui avait îip-? pris la révolte (|es, Péruviens , lui avait apporté des lettres-patentes qui désignaient lesliijxites de son gouverpeipent ^ et cQmprenaient la ville de Çusco dans sa juridiction. Deux objets importants l'occupèrjBïit alors ; il lui fallait empêcher les Péruviens de recouvrer leur capitale, et. l'arracher des mains des Pir zarres. Revenant à marche^ forcées de Chili à Guîjcq, il défit l'inca et dispersa l'armée péruvienne. Les Pizarres voulurent s'opposer à son entrée dans la ville, mais plusieurs de, leurs coippagP9»,s étaient disposés en faveurd'Almagrp. CJeUiiréi le sut^ et, s'approchant
de Guscô au milieu de la nuit, il fut reçu sans opposition, et investit aussitôt le quartier des deux frères, qu*il força de se. rendre à discrétion.
On peut considérer la conquête dti Pérou comme achevée à cette époque: Afin de conserver l'unité de sujet, il nous faut nécessairement négliger l'ordre chronologique , et rendre un conipte succinct des événements qui arrivèrent plus tard, et qui, appartenant à l'histoire de la conquête du Pérou , doivent être pour cela contenus dans ce chapitre.
L'entière réduction de ces riches contrées fut suivie de guerres civiles entre les conquérants. Les deux chefs principaux étaient doués d'un même courage : mais le caractère d'Almagro était franc et ouvert , tandis que Pizai*ré joignait à IHntrépidité d'un soldat la dissimulation et la fauisseté d'un politique , et il dut son triomphe sur son rival plutôt à son artifice et à sa perfïdîe qu'à la supériorité de ses armes. Leur querelle se décida par un combat dans lequel Almagro fut fait prisonnier. Pilatre le condamna à avoir la tête tranchée^ Almagro avait alors soixante-quinze ans.
^ Pizàrre , resté sefui maître dû Pétôù, morcela ces Vaites* territoires, et les distribua à sesi Compâjgiîohs dèfôrtiïne, en proportion de leur rang (ï). Les pâr-
Xi) La propriété qui 'fut donnée à Gonzalez Pizarre était d'tih ' revenu phis considérable que ràrchevéêhé de Tolède, le jsiége le plusî ridu*^ de FËHrope. Héritera, Dec. lib. 6, cap. 3.
d'£SPÂ.GN£. 57
ties les mieux cultivées et les plus peuplées furent réservées pour lui en toute propriété , ou données à ^es frères et à ses favoris. Les soldats d'Almagro , parmi lesquels se trouvaient plusieurs de ces premiers aventuriers qui avaient aidé Pizarre dans la conquête du Pérou, furent exclus du partage des terres qu'ils avaient contribué à acquérir.
Les Espagnols étendaient de tous côtés leurs découvertes et leurs conquêtes. Pedro de Valdîvia reprit les projets qu*avait formés Almagrp sur le Chili. 11 périt dans cette entreprise , après avoir fondé la ville de San- Yago , et commencé à établir Tautorîté espagnole dans cette contrée. Gonzalez Pizarré traversa les Andes, et pénétra jusqu'à 1,200 milles à Fest de Quito. Ne trouvant que des terres incultes et des sauvajges répanxlus çà et là ,' il revint , après avoir supporté de plus grandes peines et couru plus de dangers qu'aucun autre voyageur (i).
Les partisans d'Almagro , se voyant proscrits par le parti dominant, et réduits à une extrême pau-
(i) Gonzalez avait faitcpnstruireuDe^^rque afin de pour voir sWancerplus avant dans le pays, qui était entrecoupé de rivières. François Orelïana, un de ses principaux officiers-, avait le comttiandemént de cette barque, quiportait cinquante soldats. Orellana , abandonnant son général , des- * cendit |efNapo,.le Maràgnon, la rivière des Amazones, et arriva sain et sauf en Espagne.
Pour un récit de ce voyage, le premier qui fut fait. sur la rivière des Amazones, voyez Herr. Dec. 6,7.
\reté, bien quils fussent entourés des richesses que leurs épées avaient acquises, n'attendaient que le moment de se venger. Almagro avait laisse un fils , qui, malgré son jeune âge, leur parut avoir- les. talents nécessaires à un chef : ils tinrent des confé-
rences dans sa maison à J^ima. Ils laissèrent nïArir leur projet, et déterminèrent ensuite le jour et Theurç à laquelle ils le mettraient à exécution. Le dimanche 26 juin i54i 9 un peu après midi , heure du silence et du repos dans ces climats brûlants, Herrado, officier audacieux^ suiyi de dix-huit conjurés arnriéç de pied en cap , pénétra dans le palais du gouverneur. Pizarre , qu^aucua danger ne pouvait effrayer, se retira dans un appartement reculé, et là, aidé de quelques-uns des siens, en défendit Teûtrée avec une intrépidité digne de ses premiers exploits,. Nu, et sans autres armes que son épée et son bouclier, il soutint un combat inégal contre des hommes couverts de leur cuirasse. Ses serviteurs toml)èren,t t(OUS à ses côtés : incapable de. parer plus long-temps leç coups que lui portaient les conjurés, le vainqueur du Pérou périt sous le fer des assassins , après avoir déployé à plus de soixante-dix ans toute la vigueur d'un jeune combattant. Herrado et ses complices parcoururent les rues de Cusco, agitant en l'air leurs épées teintes du sang de Pizarre , et proclamant la mort du tyran. Us furent aussitôt rejoints- par deux cents des leurs, qui avaient été postés autour du palais : le jeûne Ahnagro fut conduit en procession
dans toute la ville, et reconnu gouveyneyir du Pérou. On pilla les palais de Pizarre et de se$ partisans, et les Almagriens eurent la double satisfaction de venger leurs outrages , et de s'enrichir des dépouille^ ^e leurs oppresseurs.
. Le$ troubles du Pérou avaient attiré rattention de la cour de Madrid ;. Vaca de Castro fut nommé gouverneur peu après la mort ^e Pizarre. Il parvint par $on adresse et par son influence ^ rassembler qu corps considérable d^ troupes , et à désunir le parti opposé. J^iç jeune Almagro cependant était déterminé à lui livrer bataille : elle fut sanglantev Des deu>? côtés on perdit beaucoup de monde; les Almagriens furent défait^ : leur chef avait échappé au carnage,, mais il fut trahi par ses officiers , et condamné , avec (^uaraiHc de ^es principaux partisans , à perdre la tête,
La cour de Madrid envoya encore un nouveau vice-roi au Pérou pour remplacer, de Castro. Il régnait parmi les conquérants de cette partie du nouveau continent, qui se trouvait la plus éloignée du siège du gouvernement , plus de licence et de turr bulence que partout ailleurs. Ils alléguaient que la couronne n'ayant contribué en rien à cette expédition, elle n'avait aucun droit de compter sur son sucqès ; qu'eux , après avoir reconnu la souveraineté du roi d'Espagne et payé au trésor le cinquième des profits, ils avaient le pouvoir de régler leurs proprès affaires. Sur ces entrefaites, Blasco Nucuez de
6o HISTOIRE
Vêla arriva d'Espagne avec ses lettres -patentes de vice-roi : Gonzalez Pizarre ne voulut point reconnaître son autorité , rassembla des troupes , le prit dans un combat , lui trancha la tête, et la plaça sur un gibet. Les Espagnols établis à cette époque dans le Pérou étaient au nombre de six mille (i) , et tous disposés à seconder une entreprise désespérée. Si Gonzalez eût suivi les conseils que lui donnait Fran-^ çois Carvajal, d'épouser l'héritière de la famille des incas, et, en confondant ainsi les deux nations, de créer une souveraineté indépendante , il eût probablement défié avec succès l'autorité de la mère-patrie. Cet avis fut négligé : Pedro de la Gasca , ecclésiastique , vint d'Espagne avec de pleins pouvoirs , et chercha, par des moyens conciliants, à rétablii* la tranquillité. Le nouveau vice-roi s'aperçut bientôt que la force des armes pouvait seule réduire les rebelles : il fit venir dès troupes de Nicaragua, Car* thagène et des autres établissements espagnols^ et les mena contre Pizarre. Plusieurs engagements eurent lieu : après des succès balancés , Gonzalez , aban^ donné par son armée , fut fait prisonnier , et décapité publiquement en 1 548 : Carvajal et plusieurs autres officiers périrent sur le gibet. Ainsi se terminèrent ces guerres civiles , qui , depuis plus de neuf années , étaient continuellement alimentées par l'eS' — ^>^^ I 1 1 II — .» ,-»
(i) Herrera,Dec. 8, lib. 3, c. i. ' • .
D*ESPAGNE. 6l
prit d'insqrrectjon des Espagnols çt les întrigueâ de la cour de Madrid, Pendant la durée de «ces guerres^ presque tous ceux qui, par leur courage et par leur persévérance , avaient concouru à la conquête de ces riches cmitrées, périrent par le fer de leurs compatriotes ou par la main du bourreau. La j)FUdence côTisonimée dé Gasça mit fin à içés commotions intestines f i). Les soldats turbulents furent remplacés par de paisibles planteurs, et le Pérou devint en.p^^ de teiDips une province soumise et tranquille^ ' ' . : Pendant resp9ce de temps qui fiît employé à l^i fé-^ duction du Mexique et du Pëfou , èés deux brandies^ principales de l'empire des Espagnols en Amérique , les pays de Terre -Ferme, le nouveau royaume de Grenade, la plus riche de leurs possessions, le Chili et d'autres provinces , furent conquis , et reçurent des colonies. Le goût des entreprises hasardeuses était si vif parmi les Espagnols de cet âge , que ces vastes contrées furent soumises à la couronne d'Espagne en moins 4'un demi-siècle par les efforts d'un petit nombre d'hommes déterminés , dont les opérations produisirent des effets sensibles, constants et d'une, importance toujours croissante , tandis qu'à cette même époque les monarques d'Europe , leurs ministres et leurs généraux, étaient tout occupés de
(i) Les services de Gasca furent récompensés par Févéché dePlacencia. Robertson*s Hist, Amer. vol. 3, p. ii2«
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projets politiques et de transactions militaires qui ont passé sans laisser aucune trace ( i ).
(i) La conduite et le sort des conquérants du Pérou sont \\n exemple frappant 4e la vérité de cette observation de VtxOde nos écrivains célèbres: «La soif de l'or ne s'étanche. jamais ; la bouche de celui qui en est dévoré çst comme .^lle de l'enfer, qui ne se satisfait que lorsque la mort vient ferfber cet horrible gouffre. Insatiable avarice ! soif maudite de Tor! quels hasards les hommes ne courent-ils poipt, quels criaies ne commettent-ils point , pour se procurer de Vdtl » Jac^'spa'slfeaidties lof Nature f etc.
d'espagwe. 63