VITIZA
A )a nouvelle de la mort de son père , Yitiza accourut' à Tolède et s'y fit sacrer le 15 novembre. Ce prince donna d'abord de grandes espérances à ses peuples , par sa bonté, sa libéralité, sa clémence et toutes les vertus en un mot qui pouvaient faire croire à un règne heureux et tranquille. Mais ces beaux commencements ne durèrent pas , et le reste de sa vie , Yitiza ne fut plus qu'un tyran cruel, avare, impie et débauché. Ces excès indignèrent la nation et excitèrent plusieurs soulèvements qui furent réprimés par la vigilance du ministre de Yitiza. Le duc Théodefrède, père de Rodrigue, le dernier roi des Goths , auteur d'une de ces conspirations , fiât relégué à Gordoue, après avoir eu les yeux crevéSé
Pendant ce temps-là , les Araires enlevaient Tanger
AS RODRIGOE.
aux Espagnols , échouaient devant Geuta , défendue par le comte Julien, et débarquaient en Andalousie, d'où ils retournaient en Afrique , ciiargés de dépouilles et pleins de mépris pour les Golhs, qui ne firent pas la méindre résistance; ces expéditions animèrent leur courage et la conquête de TEspagne fut décidée.
Enfin Rodrigue, fils du duc Théod^rède, résolut de TCDger son père et de détrôner le tyran. Il eut bientôt un parti nombreux qui le proclama roi et Taida à renverser Vitiza.