RODRIGUE
de la Frontera, le combat fut long et acharné; Rodrigue déploya un courage digne d'un meilleur sort Longtemps la victoire fut balancée; enfin la défection des ils de Vltiza, qui 9 au fort de la mêlée, quittèrent les rangs de Tarmée chrétienne, avec tous leurs partisans et se joignirent aux ennemis, décida du sort de cette journée. Cette défection jeta le découragement parmi les Goths, qui prirent aussitôt la fuite. Rodrigue fit des efforts inouis pour les raUier ; ce prince infortuné voyant la déroute entière de son armée ^ et craignant de tomber entre les mains de ses ennemis, fut obligé lui-même de prendre la fuite ; mais il se noya en passant la rivière de Guadalette. D'autres prétendent qu'il survécut à ce désastre et qu^l se retira dans une solitude , où il passa le reste de ses jours dans la pénitence et dans Tobscunté.. C'est ce que semblerait attester une inscription trouvée deux cents ans après sur un tombeau aux environs de Viseu en Portugal; on y lisait ces mots : « Ci git Rodrigue, dernier roi des Goths, »
Cette bataille mémorable de Xérès ou de Guadalette mit fin au royaume des Goths, qui avait duré près de trois cents ans, depuis rétablissement de leur domination à Toulouse, en /il9.