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mort de ce puissant prince, et la conquête dea Almobades en Andalousie et dans les provinces voiaiiiea, amenèrent nn nouveau changement dans la situation des deux partis ; la fortune , qui jusqu'alors avait donné la victcrire aux chrétiens, parut les abandonner. Il sianquait nn chef, et surtout Funité de volonté aux états chrétiens. Cinq états , presque égaux en puissance, oublièrent Tennemi commun , pour se livrer à des querelles intestines; et ce ne fut que quand une chute prochaine les menaça tous, qu'ils se réunirent enfin pour résister à un danger, de jour en jour plus imminent.
Sanche m, le fils atné d'Alphonse vn , ne fit pour ainsi dire qu'apparaître sur le trône de Gastille, qu'il n'occupa qu'un an et quelques jours. 11 avait montré pendant ce peu de temps un caractère ferme, vigoureux, et capable de maintenir à la Gastille la suprématie qu'elle avait sur les autres états chrétiens de la Péninsule. Il avait forcé son frère, le roi de Léon, et Sanche de Navarre à reconnaître sa suzeraineté; et Raymond Bérenger, qui prenait le titre de roi d'Aragon et de Catalogne, s'était obligé, en qualité de vassal de Castille, à assister, l'épée nue , à la cérémonie du couronnement de Sanche comme empereur, car il devait prendre ce titre qu'avait porté son père. Tous ces projets s'évanouirent par la mort inattendue de Sanche m (31 août 1158). Ce prince remarquable et chevaleresque, qui fut sumonuné le Désiré avant sa naissance, fut le Regretté après sa mort, non-seulement à cause des brillantes qualités qui le dis- ' tinguaient, mais à cause des malheurs que cette mort devait entraîner. Sanche ne laissait qu'un fils âgé de trois ans, du nom d'Alphonse, dont il confia la tutelle au comte Guttiéro Femandez, de la puissante famille des Castro.
Lliistohre de l'Espagne prend, à dater de ce moment, un nouveau caractère. Ce n'est plus le trône qui forme