‹ Histoire d'Haiti (volume 2)Chapitre 6 sur 47 · A AL RARR SAR À RO OK À À À A OR À À 8 À À À À À À À · texte numérisé non relu

A AL RARR SAR À RO OK À À À A OR À À 8 À À À À À À À

« La sagesse et toutes les vertus ses compagnes qui ont présidé à la rédaction de cet acte ‘constitutionnel, y ont consacré vos droits, stipulé vos intérêts, en proclamant qu'il n'était pas fait pour. vous, que vous seriez soumis à l'empire de lois particulières ? Dés ce moment enfin la justice à lui pour vous, la nation puissante et généreuse dont -vous avez les goûts et le caractère, et dont vous faites partie, a brisé les fers honteux que l'esprit de parti et l'anarchie s'étaient plu à vous donner. Elle a reconnu les droits que vous tenez dé la nature. Désormais vous ne serez plus exposés à ces commotions terribles, à ces secousses violentes, à ces tem- « pêtes politiques qui naissent de l'exécution des lois faites sans in- « térêt, loin de vous, et qui ne pouvaient convenir nià vos mœurs, «ni à vos usages, ni au climat que vous habitez. « -Grâces soient rendues à la nouvelle Constitution française I * Colons français, vous avez été éveillés par l'art. 91. Le besoin des lois s’est fait entendre aussilôt, et vous avez manifesté votre vœu au général qui gouverne eetie colonie, au général qui Pa tant de fois sauvée contre les entreprises des ennemis du nom français et contre l'influence de:toutes des factions. ‘Hé! pouviezvous .ne-pas être écoutés de celui qui consacre tous les momens de sa vie à cicatriser les profondes plaies faites à la colonie, et à répandre sur vous un baume consolateur ? Hp « Toussaint Louverture, cet homme extraordinaire , dont les belles « actions commandent votre admiration et votre reconpaissance, Sest élevé comme un phénix du milieu des cendres, et s'est dévoué « tout entier à la défense de votre pays, de vos personnes «et de & vos propriétés. Au milieu des mouvemens convulsifs de l’anar- « chie, :l a eu la.générosité, le courage de se charger des rênes « d’une colonie abandonnée sans défenses autres que celles qui lui a sont naturelles, et dénuée de tous les moyens qu'assurent la cul- « ture et le commerce, Ify a fait, vous le savez, respecter le nom « «

R AE A: AATATA ACTA

français , en y faisant partout axborer ses couleurs; il a su approvisionner vos .portis,, vivilier vos eultures , appeler le;commerce, « rétablir vos cités, discipliner les troupes; il a plus fait encore, a il a vaincu les préjugés invétérés; il a parmi vous cimenté les « nœuds de la plus douce fraternité, ces nœuds que l’ancien sysa ième colomial avait si inhumainement réprouvés, et que l’anar-

*# Cette manière d’interprêter la constitution française qui soumettait les colonies à des lois particulières révèle toute la mauvaise foi du parti coionial. Le sens de la constitution française ne peut donner lieu à aucun doute; en stipulant que les colonies dussent être régies par des lois particulières, la Métropole entendait les donner elle-même; tandis que le colon Borgella dans ce passage de son discours, prétend que la colonie avait le droit de se constituer elle même.

Pro Le

chie pour maintenir son odieux empire, se faisait un jeu barbare de resserrer ou de rompre à loisir. La proclamation du: général en chef qui a convoqué vos mandataires, vous prouve à quel point ïl désire votre bonheur ; il vous annonce qué le temps des déchiremens est passé ; il vous. démontre la nécessité de vous donner des lois dé convenance ; et adoptant cette maxime constante que les lois sont des conventions établies par des- * hommes qui doivent s’y conformer pour régler l'ordre de la so: ciété, il vous fait concevoir quil en est d' elles comme des produce :

lions de la terre, que Sage pays à ses mœurs, ses statuts, comme ses fruits propres. D'après ces. principes une assemblée d'habitans a reca de vous l'importante tâche. dé sPRSCR les bases constitutionpelles du régime intérieur de cetle colonie; et fidèle à la métropolé, le général qui a autorisé la convocation de: cette

assemblée, a proclamé qué ces bases constitutionnelles scront * soumises à la sanction du gouvernement français. Mais vos mandatairés ont dûü interpréter favorablement le trop long silence de: la métropole ; considérant son éloignement - et kétat de guerre Où « elle se trouve, ils ont dù être effrayés de l'absence des lois ; etdans « ce péril imminent , ils ont dû par amour pour vous el altache- « ment à la F rance , dissiper toutes Îles inquiétudes, rassurer tous” « les esprils. ils se sont rappelé que le salut de tous est la su- « prême loi, et ils ont eru devoir inviter le général qui veille sur « les destinées de St. Domigaue à faire mettre sur Le champ à exé- « « &

Page 1