‹ Histoire d'Haiti (volume 3)Chapitre 26 sur 57 · TA · texte numérisé non relu

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e HISTOIRE D'HAITI.—( 1794 ) 189

Le commissaires civils partirent de la Co oup@ , traversèrent le alanga un des mornes de la chaîne de la 4 ie , ( depuis lors miorne

: l'Espérance commandée par le capitaine Chambon mouilla dans la rade de cetie ville. Chambon porteur du déeret d'aeci usation, contre Santhonax et Polvérel était chargé de lexéeuter. Quoiqu'il n’eùt aucune force à sa di isposition il vit les commissaires civils, qui n iÿnO< paient pas le sort de Brissot et des autres députés de la. Gironde e EXÉCUtés en Octobre 1793, se soumettre au déeret sÂns résistance. Sonthonax et Polvérel écrivirent à Martial Besse, « que toute la force armée « dont ïl était Île dépositaire était en ce moment à Îa disposition du « citoyen Chambon ; qu'en conséquence, 11 devait obéir à toutes les « réquisitions que ce commandant pourrait lui faire mème contre eux. ». Sonthonax écrivit à Laveaux de maintenir Fhonneur du nom républi- Cain à St. Domingue. Polvérel de son côté en écrivit autant au général Rigaud ; il ajouta : : « La Renommée à dà vousapprendre que le ..Port- Républicain a été livré aux Anglais : cette trahison est louvrage des anciens hbres ce toutes les couleurs. Ils'en fant beaucoup que Monbrun soit exempt de soupson; il est à craindre qu'il ne livrera aux Anglais tous les quartiers où il aura de la prépondérance, et qu il intriguera dans Îles autres pour y propager le même plan de trahison; vous savez que je n'ai jamais eu de confiance- en sa moralité: je ne comptais que sur la justesse de son ambition bien calculée. IL m'a trompé même sur ce dernier point ; il est décidément ennemi de la liberté et - des nouveaux libres : …l l'assassine en la caressant ; il finira par recevoir la récompense qu'it mérite. » En | |

Il lui écrivit encore : « Ce n’est plus le commissaire civil qui vous écrit. Sonthonax et moi sommes rapnelés en France, nous partons , et il est probable que ns successeurs arriveront bientôt; en attendant c'esi sur vous seul que a pes dans votre départément le salut de la colonie et la défense de la liberté et de Fégahié. Je Suis tranquille sur ce département us je vous connais intré-. spide et loyal républicain. (41 Juin 1794.)

L Monbrun était toujours dévoué à la Républ que ; mais il commit Ja faute eapitale de se ‘conduire mollement en présence de l'étranger , en haine de Sonthonax.

Le capitaine Chambon avait aussi apporté le décret de la’ Convention sur la liberié générale des esclaves. Ce fut un véritable triomphe pour le partit républicain; et ce décret releva extraordinairement le mofal des noirs et des hommes de, couleur demeurés fidèles à la République. Dès lors lon put découvrir que le drapeau tricolore surmou- “6 du bonnet de la liberté, triompherait du pavillon britannique sous lèquel de nombreux infortunés gémissaient dans la servitude.

* À la même époque Wilberforce avait demandé au pariement britan:

4 commissaires ) et arrivèrent à Jfacmel le 6 Juin. Trois Jours après

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