Gen., xt
4. Smith, Chaldean account, — Delitzsch, Chaldaïsche Genesis, p. 86 et 87.
Iahvé Elohim prédit désormais à la femme des enfantements douloureux, et à l’homme le dur travail de la terre. Ce fut alors que la femme reçut de son mari le nom de Hava (vivante, Eve), parce qu’elle devait être la mère de tous les vivants. Chassés encore tous les deux du jardin de délices par Iahvé Elohim, l'entrée leur en fut désormais interdite. À la porte, Iahvé plaça deux keroubim (les forts) avec une épée de flamme, afin que l’homme ne pût atteindre l'arbre de vie,
Peut-être faut-il considérer comme un reste de cette tradition les keroubim (chérubins) énormes, à corps de taureau, avec des ailes d’aigle et une tête d'homme, que l’on aperçoit à la porte des vieux palais assyriens, et qui semblent les garder. D’après Smith, l’épée de flamme serait bien indiquéé dans un fragment de tablette qui retrace la lutte de Bel et du dragon. Le dieu représentant le bon principe a dans la main son « épée de flamme », avec un « cimeterre recourbé ». Sur un bas-relief, c’est la foudre qu’il tient dans la main et dont il poursuit Tiamat ? (le dragon de la mer).
Hava enfanta un fils qui prit le nom de Qaïn (Caïn), parce que sa ne après la délivrance, s'écria: Qaniti, (j'ai acquis) #. Qaïn signifie encore rejeton. Le second fils de Hava s’appela Ébel (le fils, Abel), et fut pasteur, pendant que son frère aîné cultivait les champs.
Jaloux d’Ébel, Qaïn conçut le dessein de s’en défaire. Un jour qu'ils étaient seuls dans la campagne, il se dressa contre le doux Ébel, et le tuat.
Poursuivi par la pensée de son crime, le meurtrier quitta le pays où il l'avait commis, et se réfugia
F. Lenormant, Essai de commentaire, p. 81.
. Delitzsch, Chaldaïsche Genesis.
. Gen, 1v.
4. M. Ignaz Goldziher, ici, comme dans tout le commencement de la Bible, aperçoit un mythe solaire : Ébel, c’est le ciel de la nuit; Qaïn, le ciel du jour, qui lutte et finit par triompher. (Der Mythos bei den Hebräern..., p. 130-133.)