ÉDEN. — CHUTE
tilité, correspond peut-être mieux encore que le plateau de Pamir aux données de la Genèse.
Cependant sir Henri Rawlinson a vu, dans le nom de Kardunias ou Gandunias, donné x la Babylonie dans des textes cunéiformes, le nom hébreu Gan-Edèn (lejardin d’Edèn). Fertile et arrosée par quatre fleuves, le haut et le bas Tigre, le haut et le bas Euphrate, la province de Babylone rappelle l’Edèn de la Bible, Il est fort probable que ce soit là qu’il faille plutôt chercher la place du jardin délicieux où se promenèrent Adam et sa compagne Î,
Dans ce paradis était l’arbre de vie, que les Kaldéens appelaient Haïn, et que les cylindres, dans les palais assyriens, représentent gardé souvent par deux keroubim ?. Jahvé Elohim avait permis aux Premiers êtres humains de goûter de tous les fruits de l’Edèn, à l’exception de ceux qui pendaient à l’arbre de la science du bien et du mal. Cédant au serpent, la femme cueillit un des fruits défendus, en mangea et en fit manger à son mari ÿ.
C’est peut-être, comme l’a voulu M. Smith, cette scène qui est représentée sur un ancien cylindre babylonien où deux personnages, assis de chaque côté d’un arbre sacré , portent leur main vers un fruit; au-dessus de la femme, dont l’homme se distingue par les cornes, symbole de force, s’agite un serpent. Cependant il n’est pas certain que l’on ait représenté sur ce cylindre la première tentation #
Aussitôt après avoir mangé du fruit défendu, Adam et sa compagne, s’apercevant qu’ils étaient nus, se ceignirent de feuilles de figuier.
1. Rawlinson, Journal of the royal asiatic society, annual report, année 1869, p. XXIII-XXIV.
2. G. Smith, Chaldean account. — Lenormant, Essai de commentaire.