‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 121 sur 244 · POLICE · texte numérisé non relu

POLICE

de pureté dont le but est de conserver la santé des corps, symbole de la santé intérieure.

Les parties génitales, voila ‘quelle était, d’après la Thora, la principale source des souillures corporelles, Atteint d’un flux de sang, l’homme est impur, et quiconque l’aura touché, ou bien ses vêtements, ou le lieu qu’il aura traversé dans la journée, celui-là sera obligé de se purifier avec de l’eau; encore lui-même restera-t-il impur jusqu’au soir, L'homme atteint du flux de sang, sept jours après sa guérison, présentait au cohène deux tourterelles ou deux colombes, l’une en sacrifice de péché, l’autre en holocauste. Aprês être entrés en commerce, l’homme et la femme sont tenus de se laver avec de l’eau, et restent impurs jusqu’au soir. Au temps où elle a ses ordinaires, la femme demeure impure pendant sept jours, et rend impurs les personnes, les objets et les lieux qu’elle touche. De même si elle souffre une perte de sang extraordinaire, Le huitième jour après qu’elle a été délivrée de cet état, elle offre au prêtre, à la porte de l’Ohel-Moëd deux tourterelles ou deux colombes 1, La femme, après avoir mis au monde un enfant mâle, était impure pendant sept jours ; trentetrois jours encore; il lui était interdit de rien toucher de saint; c'était quarante jours après l’enfantement qu’elle rentrait dans la vie ordinaire. Si le fruit sorti d’elle était une fille, son impureté durait deux semaines, et soixante-six ours seulement après ces deux semaines elle était purifiée. Elle apportait alors au prêtre un agneau d’un an et une colombe, Ne pouvait-elle pas, à cause de sa pauvreté, fournir l’agneau, deux colombes ou tourterelles lui suffisaient 2.

Ces lois avaient, dans la pensée de la Thora, un but de propreté et d'hygiène, en même temps qu’elles rappelaient les Hébreux au souvenir de la pureté morale,

Te L'év., XVe 2. Lév,, KIT 1-8

C'était toutefois contre la lèpre que s’exerçait la police la plus sévère. Après avoir bien constaté la présence de cette terrible maladie, le cohène faisait sortir le lépreux de la ville, qu’il aurait pu infecter. Là, ses vêtements déchirés, son visage voilé le faisaient reconnaître des passants, Il était tenu encore de leur crier pour les avertir : Tamé, tamé (impur, impur). Si la guérison était reconnue par le cohène, celui-ci prenait deux oiseaux vivants, se faisait un bouquet de cèdre, d’ézob et de laine teinte en cramoisi. Après avoir égorgé un des oiseaux et reçu son sang dans un vase de terre déjà mouillé d’eau, il y trempait son faisceau de cèdre, d’ézob et de laine, auquel il joiguait l’oiseau vivant. Il en aspergeait le lépreux guéri; après quoi, il laissait s’envoler l’oiseau épargné. Le premier cérémonial accompli, le lépreux se devait baigner et raser. Sept jours il devait encore rester, dans la ville même, séparé des hommes; s'étant de nouveau rasé et baigné, il reprenait sa place dans la société israélite. Le huitième jour, il devait offrir deux agneaux sans défaut et une brebis d’un an, avec deux mesures de fleur de farine mêlée d’huile et un log d’huile. L’un des agneaux et la brebis comptaient comme sacrifice expiatoire, l’autre agneau comme holocauste 1.

Il y a des catégories d'animaux impurs dont la Thora défend de manger la chair. Ce sont les quadrupèdes qui ne ruminent pas et dont le sabot n’est pas divisé; dans cette classe sont placés, parmi plusieurs autres, le lièvre et le porc.

C’est pour une raison plus haute que celle d'hygiène que le porc est classé parmi les animaux impurs. Dans le principal mythe de Phénicie, le sanglier a, de sa dent, tué le bel Adonis. Aussi est-il maudit, et sa chair prohibée chez tous les peuples antiques qui ont connu la mort d’Adonis, comme les Phéniciens et les Cy-

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