OTHNIEL
gioire d’arracher le peuple aux rudes étreintes des Kenaanites fut Othniel (le lion des Dieu, Othoniel), gendre et neveu de l’illustre Kaleb (le chien). Ce qui avait commencé sa réputation, c'était la prise de Debir. Pour le récompenser de la manière dont il avait frappé la ville, Kaleb lui avait donné en mariage Aksa (le lien), sa fille. D'accord avec son mari, Aksa, un jour qu elle voyageait avec son père, s'était "aisée choir de son âne. « Qu’as-tu ? lui dit Kaleb. — Donnemoi une bénédiction, lui répond-elle. La terre dont tu m'as fait présent est au midi; donne-moi des champs arrosés. » Et son père s'était rendu à son désir.
Ce trait charmant nous fait entendre qu'après la seconde conquête de Debir, Othniel était allé s’installer vers le nord, où il y avait plus de fontaines et des champs plus ‘riches. C'était là que bientôt il devait avoir l’occasion de déployer son courage. Les Benêé-Israël épousërent les filles kenaanites et leurs dieux avec elles. Sous les ombrages sacrés, ils allèrent trouver les belles courtisanes. Ce n’est pas par une simple figure que se prostituer, dans la Bible, désigne l'acte de l’idolâtrie: on sait que le commencement de VPadoration des dieux kenaanites, c'était la prostitution. Oschéa reprocheaux Hébreux de quitter lahvé, entraînés par les zenonoth qui les attendent sous les arbres 1,
Pour punir Israël de sa première faute, Iahvé le livra pendant huit ans (quelques tribus du nord au moins) à Kouschan-Rischetaïm, roi d’Aram, à qui il dut payer un tribut. Mais, délivré par Othniel, il put jouir de quarante années de repos ?.
Les Israélites s'étant encore laissé entraîner vers les cultes kananéens, Iahvé suscita contre eux Eglon (le petit veau), chef de Moab. Uni aux Ammonites et
aux Amaléqites, Eglon s’empara d’leriho (ville de.
la lune), où il s'installa; les tribus du sud, ou au
MIO UN 2. Jug., lt, 1-13,
moins Beniamin, le servirent, c’est-à-dire lui payèrent le tribut dix-huit ans. Ce fut Ehoud (Aod, l’union), fils de Guéra ,qui délivra le peuple d’'Iahvé. Les Beniaminites l'avaient chargé de porter le tribut au scheik de Moab. S’étant fait une khopesch (épée recourbée) à deux tranchants, Éhoud le gaucher la cacha sous ses habits. Il offrit le don des Beniaminites à Églon, qui était un homme fort gras. Ayant ensuite prévenu le scheik qu’il avait un secret à lui communiquer, Eglon dit : « Qu'on s’en aille! » et ceux Qui étaient près de lui sortirent. Alors Éhoud s’approcha d’'Églon, dans la chambre élevée où il prenait le frais : « J'ai, lui dit-il, une parole d’Elohim qui te concerne. » Le scheïk se leva de son siège. Tirant son épée, Éhoud alors la lui plongea dans le ventre si violemment que le manche lui-même fut recouvert par la graisse du scheik. Ehoud, après cet exploits, sortit. Longtemps les serviteurs d’Eglon attendirent que les portes de la chambre où était le roi s’ouvrissent. Comme elles restaient fermées, ils entrèrent dans la chambre, et voici que leur seigneur gisait à terre, mort.
Quant a Éhoud, il s’était enfui. Arrivé dans la montagne d’Éphraïm , il sonna de la trompette. Aux Bené- Israël qu’il put rencontrer, il cria : « Suivez-moi, car Iahvé a livré Moab, votre ennemi, entre vos mains. » À la suite d'Éhoud, ils aucune vers le gué de l’Iardèn, qui est en face de Moab, pour en garder le passage. Dix mille guerriers ennemis ne purent repasser le fleuve et tombèrent sous les coups des Hébreux. Moab fut humilié, en ce jour, sous la main d’Israël. Pendant quatre-vingts ans le pays eut la paix. Le hardi Beniaminite demeura longtemps dans le souvenir reconnaissant de sa tribu. Toutefois son autorité ne paraît pas avoir survécu à sa victoire sur Moab1.
Les Pelischtim (Philistins), nation énergique, qui forgeait les charrues et les glaives, opprimèrent