‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 134 sur 244 · Jug., 1v · texte numérisé non relu

Jug., 1v

3. Stanley, Sinaï and Palestine, p. 360. On aperçoit encore en cet endroit les ruines de l’ancienne Qédesch.

ses neuf cents chars accourut au-devant de Baraq. Mais, dans un élan impétueux, Naphtäli et Zeboulon, s’élançant du Thabor, renversèrent les chars de Sissera et s’emparèrent de tout son camp. Ce fut la déroute la plus complète. C'était près du torrent de Qischon, qui traverse la belle plaine d’Isréel, où se pouvait déployer à l’aise l’armée d’Iabin, de Meguiddo à Thaanak.

Seul, Sissera s’enfuit, poursuivi par Baragq. Il crut trouver un refuge assuré dans la tente d’Iaël (la biche), femme de Héber, le Qénite 1, qui se dressait, près de Qédesch, à l’ombre des térébinthes, « Entre ici, mon seigneur, entre; n’aie pas peur, dui dit Iaël. — Donne-moi à boire un peu d’eau, car j'ai soif. » (Alors elle lui présenta du lait, et elle le cacha.) « Si quelqu'un vient et interroge, disant : « Y a-t-il quelqu'un? » réponds: «Non. » Sissera, fatigué, fut pris d’un lourd sommeil. Iaël en profita pour lui enfoncer dans la tête un pieu de la tente. Baraq vint à passer. Alors Iaël sortit à sa rencontre : « Viens, lui dit-elle, je te ferai voir celui que tu cherches. » Il entra chez elle, et voilà que Sissera était étendu mort, le pieu dans la tête. À partir de ce jour, Iabin, roi de Hazor, r’osa plus troubler la tranquillité des tribus du Nord. Après la victoire, Débora entonna, avec Baraq, fils d’Abinoam, un chant plein d’une sauvage énergie ?:

À cause de la vaillance des forts d'Israël,

A cause de l’oblation que le peuple a faite de lui-même, Bénissez lahué.

Rois, écoutez; princes, prêtez l'oreille :

Moi, je chanterai à Tahvé,

Je psalmodierai à Iahué, roi d'Israël...

Aux jours de Schamgar, fils d'Anath,

1. Hobab, le Qénite, beau-père de Mosché; s’était établi au nord de la Palestine, 2. Juges, v.

DÉBORA, —= BARAQ. 19

Aux jours d’Iaël, les routes étaient desertes;

Les voyageurs cherchaient des chemins détournés. Les villes ouvertes avaient cessé d’être habitées en Israël Elles n’étaient point habitées;

Jusqu'à ce que, moi Débora, je me sois levée,

Je me sois levée comme une mére en Israël.

Il (Israël) avait choisi de nouveaux Élohim ;

C’est pourquoi ses cilés étaient assièégées.

Voyait-on un arc ou une épée

Parmi quarante mille [hommes] en Israël?

Mon cœur, pour les chefs d'Israël,

Pour ceux qui se sont offerts parmi le peuple, Bénis Tahvée!

O ceux qui, dans le peuple, vous éles offerts, Bénissez lahve!

Et ceux qui chevauchent sur des dnesses luisantes, Et ceux qui sont assis sur le tribunal,

Et ceux qui vont par le chemin,

Chantez

Plus haut que la voix des flüles prés des fontaines. Là où vous ëtes, chantez les justices d’Iahvé,

Les victoires de ses chefs en Israël.

.… Dresse-toi, dresse-loi, Débora;

Dresse-loi, dresse-toi, entonne un chant,

Debout, Barag, et saisis les captifs,

Fils d'Abinoaum!

La guerrière inspirée nomme ensuite les tribus d’Israël qui ont secouru leurs sœurs du nord, et celles qui sont restées insensibles à leur appel,

D'Éphraïm sont venus les fils, établis parmi Amaleg ; À ta suile marche Beniamin, 6 Baraq.

Les législateurs de Makir sont venus,

Et de Zeboulon ceux qui portent la baguette du scribe, Les chefs d’Issakar se sont joints à Débora;

Et Issakar avec Baragq se précipite dans la plaine. Prés des torrents de Reôuben,

Grandes sont les délibérations !

Pourquoi donc rester, Reüubèn, dans tes enclos, A écouter les cris des troupeaux ?

Prés des torrents de Reüubén,

Grandes sont les délibérations !

Gad! se repose de l’autre côté de l’Iarden.

Et Dan, pourquoi donc est-il resté près des vaisseaux ? Pourquoi Ascher s'est-il tenu au bord de la mer Et a-t-il séjourné en ses ports ?

[Pendant que] le peuple de Zeboulon

Ne tient pas compte de sa vie,

Ainsi que Naphtâli sur les hauteurs de la plaine. Ils sont venus, les rois, ils ont luité,

Ils ont luité, les rois de Kenaan,

A Thaanak, près des eaux de Méguiddo;

Mais ils n’ont pas pris le butin d'argent,

Du ciel les éloiles combattaient,

Elles combattaient contre Sissera ;

Le torrent de Qischon les engloutissait,

Le torrent des anciens jours,

Le torrent de Qischon.

Mon âme, marche avec force [dans ce récit].

Alors le sabot des chevaux a sonne,

Dans la fuite rapide, dans la fuite rapide des puissanis. Bénie soit, parmi les femmes, Taël,

La femme de Héber, le Qénite!

Bénie soit-elle parmi les femmes qui habitent sous la tente! De l’eau, il a demande ;

Elle lui a présenté du lait ;

Dans une belle coupe elle a offert du beurre.

Sa main gauche vers un pieu de la tente

S'est étendue,

Et sa droite vers le marteau des ouvriers,

Elle a frappé Sissera,

Elle lui a transpercé la

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