Sam., xxvii
. SCHAÜUL (sSAUL). 265
Palti, fils de Laïsch1, David obtint d’Akisch, pour y résider, le bourg de Ziqlag et son territoire, où 1l séjourna une année et quatre mois. C'était un poste difficile à occuper, non loin du torrent de Mizraïm (Schihor) , au sud-est de Gaza et au sud-ouest d’Iehouda. Là, David était comme un rempart contre les nomades du désert, les Amaléqites, les Gueschourites et les Qénisites,
Pour n'être pas inquiété par eux, David se mit à les piller ; il faisait, parmi ces tribus, des ghazzias de moutons, de bœufs et d’änes,n épargnant ni leurs hommes ni leurs femmes. Quand Akisch lui demandait d’où venait tout le butin avec lequel il lui payait le tribut, le rusé fils d’Ischai lui faisait croire qu’il avait dévasté IC Nedjeb d’Iehouda et le pays des Qénites. « Le voilà bien odieux à son peuple d'Israël, disait alors Akisch : il sera mon serviteur à tout jamais, »
De nouveaux compagnons, tant étrangers qu’Israélites, étaient accourus a Ziqlag : Sibkai, Eliam, père de Bathschéba, Zekel, l’Ammonite, Nahraï; les Qénites Ira et Gareb; un Hithite, Ouria,
Les Pelischtim eurent encore une guerre avec les Benè-Israël du sud, et, en particulier, avec les Beniaminites. Ils établirent leur camp près de Schounem, au pied sud-ouest du Petit- Hermon, là où les Midianites avaient été autrefois surpris par Guideôn, Avec Israël, Schaôul se tenait à une lieue au sud, autour de la fontaine d’Isréel2. Devant l’armée formidable des Pelischtim avec ses chars de guerre, le cœur du roi fut pris d’épouvante. Il avait beau consulter Jahvé; ni par l’ourim ni par les songes, Iahvé ne lui répondait. Schemouël, de son côté, n’était plus là pour lui dévoiler l'avenir : fatigué, plein de trispre le vieux nabi, au milieu des larmes d'Israël, s’était, depuis deux ans déjà, couché pour le repos