‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 165 sur 244 · The land of Moab, by Tristram, p · texte numérisé non relu

The land of Moab, by Tristram, p

devant Schaôuli. Apercevant, une nuit, les feux qui éclairaient le camp du roi, l’audacieux chef de bande se laissa tenter par l'envie d’aller voir de près le sommeil de son maître. Avec un rude compagnon, Abischaï, il exécuta son dessein. Ils virent Schaôul avec Abner et sa troupe, couchés et dormant. La lance du roi était plantée en terre, près de sa tête, « Laisse-moi, dit Abischaï, le percer de ma lance, — A Dieu ne plaise, répondit David, que je porte la main sur l’oint d’Iahvé! Va prendre la lance qui est près de sa tête, avec le vase d’eau, et partons. » Ils s’en allèrent, sans que personne les vit, tant était pesant le sommeil qu’'Iahvé avait fait tomber sur le camp. Du haut de la colline de Hahila, à une certaine distance, David appela la troupe du roi, plongée dans le sommeil, et Abner en particulier. Il couvrit celui-ci de ses ironies, lui reprochant de n’avoir guère bien veillé sur le repos de Schaôul. « Regarde, lui cria-t-il, où sont la lance du roi et la cruche d’eau placées près de sa tête? » Schaôul, s’éveillant au bruit, reconnut la voix de David : « Est-ce ta voix, mon fils David? — Oui, c’est ma voix, ô mon maître le roi. Voici ta lance. Qu’un de ces jeunes guerriers la vienne prendre ! Jahvé t’a livré à moi, mais je n’ai pas voulu frapper loint d’Iahvé. — Béni sois-tu, mon fils David! lui répondit Schaôul. Que toutes tes œuvres s’accomplissent! » Après cet échange de bonnes paroles, David et Schaôul se séparèrent.

Mais, peu confiant dans les dispositions du roi à son égard, et connaissant son humeur capricieuse, David continua sa vie errante. Il alla, pour la seconde fois, avec les six cents hommes qui composaient sa bande, et ses deux femmes, Ahinoäm et Abigaïl 2, chercher un asile auprès d’Akisch, roi de Gath. Mikal n’était pas avec lui. En son absence, Schaôul l’avait mariée avec

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