‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 168 sur 244 · Sam., xxXx · texte numérisé non relu

Sam., xxXx

SCHAÜUL (SAÜL). 267

plaine, les chars de fer broyèrent l’armée d’Israël, dont les débris durent gagner la montagne. Les Pelischtim les y poursuivirent. Là tombèrent les trois fils du roi, Ionathan, Abinadab et Malkischoua. Schaôul, atteint lui-même d’une flèche, dit à son naär : « Tue-moi avec ton épée, pour que je ne meure pas honteusement de la main de ces incirconcis. Le naär lui ayant refusé ce suprême service, Schaôul se jeta sur son épée, qui le perça de part en part. Alors, le serviteur se précipita également sur son glaive et périt avec son maître,

Sur les hauteurs du Guilboä, les Pelischtim, le lendemain de la bataille, virent couchés, dans la grande immobilité, Schaôüul et ses fils. Ils coupèrent, pour en faire un trophée, la tête du roi, déposèrent ses armes dans un temple d’Aschthoreth et firent flotter son cadavre, avec celui d’Ionathan, sur le mur de Beth-Schan (maison du repos), A l’est du Guilboä, dans la vallée de l’Iardèn, distante de douze milles de la mer galiléenne, Beth-Schan était admirablement située pour porter comme trophée les cadavres illustres de Schaôul et d’Ionathan : c'était une station pour les marchands de Midian et d’Aram, qui se rendaient en caravanes dans la terre de Mizraïim. On voit encore aujourd’hui, un peu au nord de Beth-Schan, les ruines d’un grand karavansérail où logeaient les voyageurs avec leurs chameaux. La colline où était bâtie cette ville de Menasché, enclavée dans Issakar, a deux cent cinquante pieds de hauteur. Du sommet, on aperçoit une grande partie de la plaine d’Isréel, le Petit-Hermon, le Ghor ou vallée de l’Iardèn, et, de l’autre côté du fleuve, les montagnes de Baschan et de Guileäd. Sur cette élévation, Israël, avec les marchands étrangers, put contempler à l’aise, dans la vive lumière, les corps du roiet de son fils Ionathani.

Mais les habitants d’Iabesch, autrefois sauvés par

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