Van de Velde, Reise, etc., t. II, p
le courage de Schaôul, ayant appris toutes ces funèbres nouvelles, frarichirent l’Iardèn, et enlevèrent les cadavres. Après avoir soumis les chairs à la crémation, ils prirent les ossements, pour les enterrer sous le tamaris d’Iabesch. Dans la ville, en signe de deuil, on jeûna pendant sept jours.
La terreur qu’inspiraient les Pelischtim fut si grande, qu’on se mit dans Beniamin à déserter les bourgs. Une servante d’Ionathan, emportant le jeune Meriboschet ou Meribaal, âgé de cinq ans, s’enfuit avec tant de précipitation qu’elle laissa tomber l’enfant sur la montagne, de telle sorte qu’il se fractura la jambe et en resta boiteux le reste de sa vie,
AVID, près du Guilboëä, s'était d’abord trouvé, avec sa bande, dans l’armée des Pelischtim. Mais les sars d’Akisch, l’apercevant, murmurèrent encore le fameux refrain :
Schaëul a tué ses mille, Ei David ses dix mille.
Suspect aux ennemis, le fils d’Ischaï dut regagner Ziqlag. Mais, en son absence, les Amaléqites avaient tout saccagé et emmené les femmes et tous les gens des Hébreux. Ahinoäm et Abigaïl, les deux épouses de David, avaient fait partie de leur butin. Grande fut la désolation des compagnons de David en retrouvant tout à fait désert leur bourg de Ziqlag. Mais, après avoir consulté l’éphod, le chef courut à la poursuite des pillards?. Il prit, près du torrent de Bessor (le frais torrent), un homme de Mizraïm, serviteur d’un Amaléqite, qui lui indiqua où il trouverait l’ennemi. A l'endroit marqué, il aperçut, en effet, les Amaléqites répandus dans la campagne, mangeant, buvant et dansant devant l’immense butin qu’ils avaient emporté
DNS, *xIxe ANS EM, XX:
du pays des Pelischtim et de la terre d’Iehouda.
David les frappa depuis la brise du matin jusqu’au soir du jour suivant; quatre cents d’entre eux seulement purent s'enfuir sur leurs chameaux. Toutes les filles et toutes les femmes, avec une riche dépouille, furent ramenées à Ziqlag. Au retour, on criait devant le fils d’Ischaï : « C’est le butin de David. »
De ses six cents hommes, le chef de bande en avait laissé deux cents fort épuisés, près du torrent de Bessor, à l’extrémité d’Iehouda, Comme quelqu:suns ne voulaient pas qu’ils prissent part à la dépouille d’Amaleq, David s’en émut et sépara également le butin entre tous les hommes de sa troupe. Il en réserva cependant une partie pour certains bourgs d’Ie= houda : son intention était sans doute de se créer des amis avec les dépouilles des Amalégites et de faire désirer sa royauté par les filles d’Israël, qui aimaient les vaillants et hardis guerriers, dont les mains leur apportaient, à la suite des expéditions, de belles étoffes peintes et des bijoux.
Un Amaléqite lui apprit, après son retour à Ziqlag, la mort tragique de Schaôul. Il se vantait d’avoir de sa propre main tué le roi, et apportait le diadème avec le bracelet royal. Avec tous les siens, le fils d’Ischaï fit la lamentation sur Schaôul et sur Jonathan. « Comment, dit-il ensuite à l’Amaléqite, n’as-tu pas craint de tuer l’oint d’Iahvé ? » et, appelant un de ses gens : « Viens, lui dit-il, frappe-le. » L'Amaléqite paya de sa vie le crime prétendu d’avoir tué l’oint d’Iahvé.
Voici le chant funèbre que David composa et qu’avec luiles hommes d’Iehouda chantèrent sur Schaôul et sur Ionathan:
Ton honneur, 6 Israël, gît percé sur les hauteurs. Comment sont-ils tombés, les guibborim (les forts?)