Rois, viï, 2 ét Suiv
du trône. C'était là aussi qu’il devait recevoir les envoyés des rois étrangers et que la reine de Scheba le vit dans toute sa gloire. Depuis le bas jusqu’en haut, la salle était garnie de planches de cèdre et décorée de sculptures. Au milieu s'élevait le trône d’ivoire couvert d’or, d’une splendeur toute légendaire1, On y montait par sept degrés, à chacun desquels étaient sculptés deux lions, symboles de la toute-puissance royale. Qui ne voit là une importation égyptienne? Sur ces beaux monuments, ornés de lions, aimaient aussi à siéger les Per-aa, dans leurs grands palais de Thèbes ou de Memphis. Assis, grave, tout ruisselant d’or, n’ayant presque plus rien de commun avec l’homme, Schelomo, dans les solennités, appuyait ses bras sur les deux lions qui se dressaient au haut du trône. Il écoutait les parties, recevait les hommages des vassaux d'Israël, dans cette attitude de demi-dieu,
Dans le portrait du bien-aimé tracé par la fiancée, il ya bien un souvenir de la magnificence et du grand air que Schelomo déployait, aux beaux jours, sur sa personne :
Ses mains sont des anneaux d’or,
Pleins de pierres précieuses de Tarschisch; Son corps est un chef-d'œuvre d'ivoire, Recouvert de saphirs;
Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Qui sont établies sur des socles d’or.
Son aspect est comme celui du Liban :
Il est noble comme les cèdres ?.
Outre le Beth yaär ha-Libanon et la salle du trône, Schelomo, dans la vie privée, avait un palais spécial pour sa domesticité et pour ses femmes; mais son