Rois, x
SCHELOMO. 343
d’attelages, avec bénéfice, aux princes de Kenaan, le roi se réserve les plus beaux.
Sur un superbe quadrige, et entouré de jeunes et jolis cavaliers à cheval couverts de parures, le roi se rendait souvent à deux stades d’Ierouschalaïm, dans son jardin d’Etham, délicieusement arrosé et planté1. C'était un lieu propice aux voluptés orientales.
La cavalerie, importée de Mizraïim par Schelomo, eut, avec les chars de guerre, des résidences spéciales,
Dans la plaine, non loin de la mer, par la route que suivaient les gens d’Aram quand ils montaient de l'Egypte vers le Libanon, le roi choisit les cités de cavalerie, qui s’appelèrent Beth-ha-Markaboth (maison des chars de guerre) et Hazor-Soussim (bourg des chevaux). Dans ces villes étaient répartis : quarante mille chevaux, douze mille cavaliers, quatre cents chars. La bonne et solide cavalerie se joignait ainsi aux chevaux de luxe et aux étincelants quadriges de Schelomo.
Mais cet état ne satisfaisait pas encore le monarque oriental; il voulait éblouir les yeux par un rayonnement étrange, inouï, Un des traits de Schelomo, c’est le goût pour les importations lointaines, pour les paradis persans avec des plantes que l’on n'avait pas encore vues en Israël, Il cherchait ce qu’avaient de brillant et de rare les autres civilisations, pour en faire un assemblage qui aveuglât tous les regards. Il imagina un projet insensé: ce fut d’entrer en relation avec l’extrême Orient, de l’amener à Ierouschalaïm, de le faire parler et rayonner dans ses palais.
Plus l’entreprise était difficile et périlleuse, plus il s’y attacha. Pour pénétrer dans ces lointains parages, il fallait des navires et des marins. Israël n’avait ni vaisseaux ni l'habitude de parcourir les mers, Schelomo lui voulut donner une flotte avec une élite de matelots 2,