‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 206 sur 244 · IL Chron., x, — 1 Rois, xut · texte numérisé non relu

IL Chron., x, — 1 Rois, xut

anciens, Symptôme alarmant ! les tribus refusèrent de venir trouver le nouveau roi à Ierouschalaïm et le contraignirent, pour recevoir leur hommage, de se transporter lui-même à Schekem, dans la ville d’Ioseph. Le nouveau règne débutait par une révolte du peuple et par une capitulation du roi; c'était d’un bien fâcheux augure.

Sans doute les nabis d'Israël ne cessaient depuis quelque temps de représenter la ville de David comme une Zenona, se vouant à Jahvé sur le mont Moria et à Kamosch sur celui des Oliviers, et la race de David comme la cause de cette abomination. Aussi les tribus fuient-elles Ierouschalaïm.,

À Schekem, dans la vieille ville où était censé reposer Ioseph, Rehabeäm rencontra d’inextricables difficultés. 11 s'était fait accompagner par ses conseillers, parmi lesquels on distinguait les anciens, ceux de son père, et les jeunes gens, familiers du jeune roi. Il avait aussi avec lui Adoniram, intendant des mercenaires ou demi-esclaves, habitué à les faire trembler sous son regard ou à les façonner avec le fouet.

À peine le roi fut-il arrivé à Schekem que les anciens des tribus l’allèrent trouver pour lui porter leurs plaintes. Iarobeäm, leur interprète, eut la voix haute et dure devant le fils de Schelomo. « Adoucis, lui dit-il, le servage et le joug écrasant que ton père nous a imposés, moyennant quoi nous te servirons. »

Ayant demandé trois jours avant de donner une réponse, le roi consulta les vieux conseillers de son père Schelomo. Ils l'avaient déjà engagé à prendre la route de Schekem; ils inclinèrent son cœur à faire d’autres concessions. Dans ces vieilles têtes blanches, l'illusion, comme il arrive souvent, habitait obstinée. Ils ne voyaient pas les causes profondes du mécontentement, qu’il était impossible de faire cesser par l’abolition de quelques lois. C'était la vieille lutte entre le nord et le midi qui recommençait; pour la faire finir, il n'aurait fallu rien moins qu’un roi ardent, implacable comme David, étouffant la révolte dans le sang. Sous

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le faible Rehabeäm, la scission entre Israël et Iehouda était imminente.

Les jeunes conseillers, de leur côté, le poussèrent à une résistance qu’il était incapable de soutenir jusqu’au bout. Ils suggérèrent à Rehabeäm une de ces réponses sarcastiques qui n'étaient, sur les lèvres d’un homme faible, qu’une bravade insensée. « Plus fort est mon petit doigt, dit le jeune roi aux anciens, que les reins de mon père. Ah! mon père vous a chargés d’un joug pesant ! eh bien, j’ajouterai encore au joug. Mon père vous a domptés avec des fouets ! je vous dompterai avec des scorpions. » Ayant omis toutes précautions avant de se rendre à Schekem, Rehabeäm n’était pas à même de tenir un pareil langage.

Surexcité encore par les prophètes et par Iarobeäm, Je peuple, après ces cruelles paroles, laissa un libre cours à sa colère. Tout ce qui était rassemblé à Schekem et toutes les tribus du nord bouillonnèrent ; on se répétait dans Israël, pour s’encourager à la ‘révolte ouverte, la prophétie du nabi Ahiya, le manteau déchiré, l’avenir brisé de la descendance de David. Sans doute l’ambitieux Iarobeäïm employait toute son habileté à faire circuler partout l’histoire qui lui était arrivée dans les champs d’Ephraim.

Un poète d’Israël, peut-être Iarobeäm, composa pour la circonstance un chant plein de réminiscences séditieuses,que, dans Schekem, le peuple semble avoir entonné, près de la demeure peut-être de Rehabeäm.

Quelle park avons-nous avec David?

Et quelle corde d’hérituge avec le fils d’Ischaï ? A tes tentes, Israël!

La-bas est ta maison, 6 David.

Tel résonna, dans la belle vallée de Schekem, le chant de la séparation. À l’impitoyable sarcasme du jeune roi, Israël opposait cette chanson.

Rehabeäm, fouetté par cette moqueuse satire, essaya sans doute de réprimer tant d’impertinence ; mais, investi dans sa maison par les Schekemites armés il

vit lapider Adoniram, le dur intendant des travaux, contre lequel il y avait tant de rancunes accumulées. Le roi lui-mêmen’échappa aux mains des rebelles que grâce à la vitesse de son char, qui le ramena précipitamment dans Ierouschalaïm. |

Sur Israël, Iarobeäm, ami des prophètes, avait été institué roi. Rehabeäïm, pour faire rentrer dans le devoir les tribus rebelles, avait rassemblé cent quatre-vingt mille jeunes guerriers d’Iehouda et de Beniamin. Mais, de la part d’Iahvé, un homme d’Élohim, Schemaya, fit entendre cet ordre : «Ne montez pas pour combattre contre vos frères, les enfants d'Israël ; que chacun de vous regagne sa maison! car c'est par ma volonté que tout cela est arrivé. » Sur l’injonction de Schemaya, ils se dispersèrent.

Dans la mollesse du règne précédent, Iehouda surtout s'était énervé ; il redoutait les mâles résolutions ; la vue du sang répandu lui faisait peur. Schemaya semble bien avoir exprimé l’alanguissement humanitaire de la vieille tribu, naguère, sous David, si vivace et ne reculant devant ” aucune lutte pour asscoir sa domination. Mais Schelomo, en attirant à Ierouschalaïm les étrangers, et en établissant dans sa capitale une sorte d’exposition universelle sans trêve, avait affaibli les caractères dans [ehouda.

Dans la belle Schekem, Iarobeäm se bâtit une splendide résidence; il essaya de donner à la ville un reflet de la magnificence d’Ierouschalaïm. De l’autre côté de l’Iardèn, dans une contrée assez ouverte, il fortifia Penouël, Mais bien vite Thirza, la bien-aimée, devint la résidence d'Iarobeäm et éclipsa toutes les autres cités d’Israël.

Pour balancer l'influence de la ville de David, qui commençait à devenir un centre de pélerinage, et pour en détourner les tribus, il établit deux veaux d’or, l’un au sud, à Beth-el, l’autre au nord, à Dan. « A$sez nombreuses sont VOS ascensions à lerouscha- Jaïm, dit-il aux tribus ; voici ton Elohim, 6 Israël, qui t’a fait monter de la terre de Mizraïm. »

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C’était en effet un vieux symbole d’Iahvé qu’il relevait en Israël. Il établit un certain nombre de bamoth (hauts lieux) sur les belles montagnes, y plaçant des prêtres qui ne descendaient pas de Lévi. A Beth-el, le culte jouit d’une solennité toute particulière. larobeäm lui-même y faisait des sacrifices. Il établit, le quinzième jour du huitième mois, une fête à laquelle étaient conviées toutes les tribus. Contrairement même au mosaisme, il usurpa les fonctions de cohène-hagadol (grand-prêtre) et présida aux cérémonies saintes.

On l’apprit en Iehouda ; peut-être espéra-t-on détacher Israël d’Iarobeäm, en attaquant un pareil crime, ou du moins exciter contre le roi de Schekem le zèle des nabis, si influents sur la masse, Un jour de grand pèlerinage qu'Iarobeäm était monté sur l’autel, faisant les encensements et les sacrifices, tout à coup éclata la voix tonnante d’un homme d’Élohim, d’un Iehoudite. Voici ce qu’elle cria, au milieu d’ sraël rassem blé : « Autel, autel, ainsi” a parlé Iahvé : « À la maison de David va naître un fils du nom d’Ioschiya (losias). Sur toi il immolera en sacrifice les prêtres des bamoth, qui font à cette heure les encensements ; ce seront des ossements d'hommes qu’il fera fumer sur toi.» Comme marque que c’est Iahvé qui parle, cet autel va se fendre, et la cendre qui est sur lui se disperser {.

ane irrité de cette malédiction qui tonnait au milieu du silence d’Israël, se détourna, et, tendant la main vers le nabi, s’écria : : « Prenez-le. » Mais, a la vue de l’homme d'Élohim en proie au délire prophétique et de la foule consternée, Jarobeäm, succombant lui-même à sa colère furieuse, eut une sorte d'attaque rapide de paralysie; son bras devint immobile, et peutêtre une partie de son corps aussi,

1. Ce morceau, on le sait, a été écrit sous Ioschiya, par un nabi, zélé partisan de’la réforme religieuse du roi,

Après une prière de l’homme d'Élohim, la paralysie le quitta. Mais à l’autel, ébranlé par l'agitation d’Iarobeäm et des cohènes, des fentes parurent, laissant passer les cendres des sacrifices.

Cependant cette tragique apparition, ces apostrophes véhémentes, les circonstances merveilleuses qui accompagnaient la malédiction du nabi, pouvaient éveiller la conscience d’Israël. L’habile Ilarobeäm ne devait-il pas à tout prix endormir le sentiment populaire excité contre lui ? Il essaya d'attirer à lui et de garder dans sa maison l’austère nabi d’Iehouda, Entre ses mains le fougueux prophète pouvait devenir un instrument de règne. « Viens avec moi à la maison, dit-il à l'homme d’Élohim; tu y feras un repas, et je te donnerai des présents, — Tu me donnerais la moitié de ta maison, lui répondit l’homme d’Elohim, que je n’irais pas avec toi, ni ne mangerais ton pain, ni ne boirais ton eau, en pareil lieu.» Alors le nabi s’en alla sur son âne par un autre chemin que celui qu’il avait pris pour venir à Beth-el.

A quelque distance de la ville, il se reposait, assis à l'ombre d’un chêne, lorsqu'il vit accourir un vicillard monté sur un âne, C'était un vieux nabi de Beth-el, à qui ses fils avaient appris la scène tragique de la journée. Il voulait voir de ses yeux lardent prophète d’Iehouda qui n’avait pas craint de lancer l’anathème au culte du veau d’or, Il le pria de retourner sur ses pas et de venir s’asseoir dans sa maison pour s’y réconforter. Après des résistances, le nabi d’Iehouda finit par céder aux prières du nabi d'Israël. Malgré l’ordre divin, il prit place à une table de Beth-el; mais aussitôt Iahvé lui annonça que son cadavre ne serait pas porté dans le tombeau de ses pères.

Après avoir bu et mangé, le prophète reprit son voyage. Chemin faisant, un lion se présenta, qui, après Vavoir tué, traîna son cadavre sur la route et se tint auprès, ainsi que l’âne du prophète. Des gens passèrent, qui allèrent divulguer dans la ville la scène étrange dont ils avaient été témoins. L’ayant apprise,

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le vieux nabi partit sur son âne, et aperçut vivants, près du cadavre l’âne et le lion. Alors, s’approchant, le vieux prophète, respecté du lion, prit le corps ct le chargea sur sa monture, De retour dans sa ville, il l’ensevelit et fit faire sur lui la lamentation. « Hoï! ahi » (hélas! mon frère), chantèrent les pleureurs et les pleureuses : long sanglot que les femmes sémitiques seules savent traîner sous les flammes alanguissantes de leur soleil, Ce prophète ainsi pleuré s'appelait, selon Josèphe, Iehoudatf. Après que le cadavre eut été enseveli, le vieux nabi dit à ses fils : « À ma mort, ensevelissez-moi dans le tombeau où a été mis l’homme d'Élohim ; près de ses os faites reposer mes os.» De cette manière touchante, le nabi, autant que son grand âge le permettait, protestait contre le veau d’or et les nouvelles cérémonies de Beth-el ?,

Jarobeäm n’arrêta pas ses encenseménts, mais continua de jouer sur les bâmoth le rôle de cohène-hagadol. Bientôt,sur sa maison, s’étendit la main vengeresse d’Iahvé.

Le fils du roi d'Israël, Abiya (mon père, c’est Iahvé), tomba malade. Inquiet, Iarobeäm envoya sa femme, déguisée, vers le prophète de Schilo, Ahiya (mon frère, c'est Iahvé), l’ami du roi, qui lui avait autrefois mis dans la main les dix fragments du manteau. Bien vieux était le nabi, et ses yeux, raidis par l’âge, ne se soulevaient plus qu'avec peine sur les gens.

1. Josèphe, Ant, jud. lib, vi. Josèphe a pu puiser bien des renseignements aux livres perdus des Jours ou Chroniques des rois d'Iehouda et d'Israël, dont l’auteur des Rois du reste a lui-même, il l’avance, extrait son récit.

2. D’après Josèphe, Antig. jud., le nabi d'Israël était un trompeur qui avait tendu un piège au nabi d’Iehouda. En commentant le récit biblique, Josèphe paraît l'avoir dénaturé, Il donne parfois à l’histoire biblique une nuance de faux commentaire,

* Les encensements sacrilèges d’Iarobeäm à l'autel de Beth-el étaient fort mal vus des prophètes, À quoi leur servail-il maintenant d’avoir prêté la main au déchirement du peuple élu? Ils avaient voulu frapper, dans sa race, Schelomo; qui honorait les Élohim des nations sur le mont des Oliviers ; mais, grâce à Iarobeäm, les dix tribus d’Israël se prostituaient au veau d’or.

Sans doute le vieux nabi reconnut au timbre de sa voix la femme d’Iarobeäm, qu’il avait dû voir plusieurs fois. Malgré les dix pains, les gâteaux et le miel qu’elle lui donna en lui demandant ce que deviendrait son fils, le nabi la reçut avec des paroles amères. Du premier coup, il déchira le déguisement sous lequel elle se cachait : « Viens, femme d’Iarobeäm... Je suis envoyé vers toi pour une âpre prédiction. Voici ce que tu rapporteras à Iarobeäm : Ainsi a dit Iahvé, l’Elohim d’Israël : « Parce que je t’ai fait surgir du milieu de la foule pour t’établir chef sur mon peuple d’Israël, et que tu as pratiqué le mal plus que tous ceux qui ont été avant toi, je vais amener le malheur sur la maison d’Iarobeäm, et j'en retrancherai tout ce qui pisse contre le mur (les mâles). Ce qui mourra d’Iarobeäm dans la ville, les chiens le mangeront, et ce qui mourra dans la campagne sera la nourriture de l’oiseau du ciel... » Lève-toi, femme, et va dans ta maison. Au moment où tes pieds entreront dans la ville, l'enfant mourra. Israël Jui fera la lamentation, et, seul de la maison d’Iarobeäm, il entrera dans un tombeau, parce qu’Iahvé a encore trouvé en lui quelque chose de bon... Puis, sur Israël, Iahvé va faire se lever un roi qui tranchera, en ce jour-là, la maison d’Iarobeäm... Et Iahvé frappera Israël comme le roseau qui s’agite dans les ondes; il arrachera Israël de cette terre fertile qu’il a donnée à leurs pères, parce qu’ils se sont fait les aschéras qui irritent Iahvé. »

Se levant après cette redoutable prophétie, la reine revint à Thirza, la belle ville, A peine touchait-elle le

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seuil de son palais que son fils expira. On l’ensevelit, et, comme avait dit le prophète, on le pleura. Jeune homme aimable, bien vite tranché, il était chéri des tribus : aussi tout Israël se réunmit-il pour lui faire la lamentation, pour lui jeter cette même note douloureuse que poussaient les Syriennes au jour des Adonies.

larobeäm n’en continua pas moins sa lutte contre Iehouda. Il semble s’être uni avec l’Egypte contre le royaume de Rehabeäm, de même que Rehabeäm avait fait alliance contre lui avec le jeune mais puissant royaume de Damesseq, qui pressait au nord-est les frontières d’Israël.

Sur Rehabeäm, le Livre des Rois est assez succinct. Toutefois, nous savons que les cultes kananéens pénétrèrent, sous son règne, en Iehouda comme en Israël.

Venant de la terre d’Astarté et d’Adonis, un souffle de volupté courait à travers les figuiers et les oliviers de la terre sainte, Employés longtemps au Liban, les gens d’Israël avaient vu les cultes ardents, les qedeschoth ou courtisanes saintes, les grottes et les belles tentes où elles entraînaient, toutes délirantes, pour les prostitutions sacrées, ceux qui serendaient à Byblos. Ils avaient contemplé les aschéras, les obélisques aux formes phalliques, se dressant sur les hauteurs comme une invitation au plaisir. Sur les montagnes d’Iehouda et d’Israël, après le voluptueux règne de Schelomo, on planta les arbres et les obélisques d’Astarté; des qedeschoth emportèrent tout frémissants, dans leurs grottes, ces Sémites charnels. De plus, Maaka, épouse de Rehabeäm et fille de Thamar l’incestueuse, avait dans les veines un sang ardent. Elle aimait Baal et Aschéra, et, partout, en multipliait les symboles. C’est à elle, en partie, que l’on doit toutes ces formes phalliques qui se dressent partout dans la vallée du Qidron et jusque dans le palais royal.

Aussi l’invasion égyptienne fut-elle déchaïnée par Iahvé sur le territoire coupable d’Iehouda. En réalité,

ce fut Iarobeäm, beau-frère du roi de Mizraïm, qui l’engagea dans une lutte contre Rehabeäm. Avec douze cents chars, soixante mille cavaliers, quarante mille archers, Scheschonq vint battre les villes fortes d’Iehouda. Pour résister à son ennemi d'Israël, Rehabeäm avait changé en citadelles un grand nombre de cités de Beniamin et d’Iehouda, parmilesquelles Beth-léhem, Thégoa, Bethsoura, Hébroni. Mais elles ne tinrent pas devant Scheschonqg. Les flots de l’armée égyptienne montèrent jusqu’à Ierouschalaïm, Malgréles ouvrages dont Schelomo avait ceint la ville, les soldats de Mizraïm entrèrent, presque sans combat, dans la cité, mais sans respecter les conditions moyennant lesquelles on leur en avait ouvert les portes.

Le roi Scheschong pénétra dans le temple, en prit le trésor ; il visita aussi Millô, la salle au trône d’ivoire; il emporta les lances et les boucliers d’or que prenaient les veilleurs pour accompagner le roi dans la maison d’Iahvé, et qui étaient déposés dans Beth yaär ha-Libanon. Le roi Rehabeäm les remplaça par des lances et des boucliers d’airain. Aux mains de l'ennemi tombèrent aussi les carquois d’or consacrés à Iahvé par David.

Comment se retira l'invasion égyptienne? Le Livre des Rois ne nous l’apprend pas. Il est probable que, dans la pensée de Scheschong, cette invasion en Ichouda n’était qu'une grande ghazia, si bien que, le pillage achevé, il donna ordre de reprendre le chemin de Mizraïm. Dans tous les cas, Ierouschalaïm, où avaient résonné les pas des Madjaiou (Lybiens), venait de subir la dernière des humiliations. Les durs Kouschites, les hommes de Napata avaient traîné leurs sandales dans le palais de David et dans le temple d’Iahvé.

Après un règne agité et sombre, Rehabeäm, laissant sur la scène son rival d’Israël, disparut à l’âge de cin-

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