‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 73 sur 244 · Bædeker’s Palestina und Syria, p · texte numérisé non relu

Bædeker’s Palestina und Syria, p

aboutit au gué de Damieh. Ses eaux ont une grande beauté. C’est l’ancien Iabbog".

On conçoit que, s’endormant sur ces rives enchanteresses, si douces à l’homme d'Orient, Iagob ait reçu en songe des visites célestes,

Après avoir reçu ces ruisseaux, l’Iardèn se jette dans la Mer-Morte, par deux embouchures, un peu au sud-est d’Ieriho. De ce côté, il arrosait Zeboulon, Issakar, ÆEphraïm, Beniamin, Ilehouda; de l’autre côté, Guileäd, Gad et Reëubèn.

A la contrée d'au delà, les torrents donnaient de beaux pâturages. En deçà même, la Palestine, sauf probablement la vallée de l’Iardèn, ou Ghor, était très fertile, surtout au nord. Mais au sud de Hébron commençait un véritable désert, orné seulement de quelques ouads. Avec ses champs pelés et le vent brûlant qui la dévorait, cette contrée méritait bien son nom ‘de Nedjeb (la desséchée, la sablonneuse), Si imparfaite qu’elle fût, la Palestine, à des nomades mourant de faim et de soif dans le désert, se présenta comme une terre promise, toute ruisselante de lait et de miel. Ils ne cessèrent de l’entrevoir à travers le voile doré dont Iahvé l'avait, à leurs yeux, couverte, Eternellement, dans toutes leurs poésies, ils exalteront leur Élohim, qui leur à donné un tel établissement.

Maintenant que nous connaissons la géographie physique de la Palestine, il est nécessaire de savoir quelle est la population que vont y rencontrer les Hébreux.

Au commencement, le pays était habité par les Rephaïm. C'était du moins la tradition kananéenne rapportée par la Bible, Les Rephaïm mythiques , premiers possesseurs du pays, métaient rien moins, comme le marque leur nom (rapha, guérir), que ? des dieux guérisseurs et puissants. Vaincus plus tard, ils s’ap-

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