Tristram, The land of Moab, p
3. Vicomte de Vogué, Syrie, Palestine et Mont-Athos, p. 98 et suiv.
Peu considérable est la distance du lac de Kinnereth a l'embouchure de l’Iardèn; mais, par ses nombreux et longs circuits, le fleuve a soin d’allonger son cours. Ses rapides, souvent formidables, en rendent fort difficile la navigation. On en pourra juger par la carte qu’a tracée, du fleuve sacré, Lynch, qui commandait en 1810 l’expédition américaine 1,
Dans la vallée ouest de l’Iardèn sévit un climat tout particulier, surtout à partir des eaux du Kinnereth. Le petit lac Mérom gît à 88 mètres au-dessous de la Méditerranée, le lac de Kinnereth à 191. Toute la vallée comprise entre ce dernier et la Mer-Morte porte le nom d’El-Ghor (dépression). Là, le climat est semblable à celui de l'Egypte, mais beaucoup plus malsain. Parmi les habitants de ce district, l’idiotisme est fréquent. Les chaleurs, au cœur de lété, y sont intolérables : Robinson, au 8 mai, a compté jusqu’à 43 degrés à l'ombre. À la fin d’avril et au commencement de mai, on y fait la moisson, tandis qu'ailleurs on coupe les blés en la seconde moitié de mai, dans la plaine, et, dans la montagne, en la première partie de juin 2.
Çà et là cependant, même dans le Ghor, on rencontre des coins verts et charmants ; mais ils sont rares.
Infiniment moins desséchée est la rive gauche, le pays d’au dela. Elle est arrosée au sud du Kinnereth par des ruisseaux dont le nom indique parfois la beauté. L’Yarmouk ou Hiéromax coule non loin du lac. Plus au sud, descendant de Rabbath-Ammon, et, autour de lui, fertilisant la plaine et faisant pousser les fleurs et la verdure, lOuad-Zerka (l’ouad bleu), forme une vallée large et verte, du nord-est au sud-ouest et
1. Narrative of the United States Expedition to the river Jordan and the Dead Sea, by W.F. Lynch.