Jos., xvir
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tagne qu’il faut conquérir sur les chars de fer des Kenaanites. Voyant que les autres tribus ne les aideront pas dans cette entreprise, les Ioséphites y renoncent.
Issakar, Zeboulon, Ascher et Naphtâli, qui n’avaient pas encore de territoire, se dévouent à l’œuvre devant laquelle reculent les tribus d’'Ephraïm et de Menasché. Difficile était la lutte contre les chars de fer, qui se transportaient d’un point à un autre avec une extrême rapidité.
S’installant dans la riche plaine d’Isréel, et à l’est touchant l’Iardèn, Issakar ne songe plus à la possession des places fortes. Il semble s’être soumis, en attendant des temps meilleurs, aux Kenaanites du pays1. Zeboulon paraît s'être cantonné vers le haut pays situé au nord du Thabor; à l’est, il s’arrêtait au lac de Kinnereth et, à l’ouest, aux confins d’Ascher?.
Quant aux deux autres tribus, il leur est plus difficile de se faire une installation bien sûre. Dans la terre qu’elles ont à conquérir, vit la population kenaanite la plus guerrière, Il y avait là une cité, Hazor, dont le roi, Iabin (l'intelligent), dominait sur plusieurs villes. Il appela aux armes les cités formant la confédération dont il était le chef, et parmi lesquelles il faut nommer Aschoph et Madon. Qu’auraient fait Ascher et Naphtâli seuls devant un ennemi aussi redoutable? Fort heureusement, le sentiment de confraternité était encore assez vivace dans le peuple d'Israël pour qu’Ioschoua pût convoquer la nation entièreau secours des deux tribus. Le chef conduisit luimême contre [abin les forces réunies des Benè-Israël. Ce fut près du lac Mérom, dont l’Iardèn, encore à sa source, traverse les eaux, que les deux armées se heurtèrent3, Les rois confédérés, mis en pleine déroute, furent poursuivis jusqu’à Zidon, la grande. Excepté