Jos., xvinr, 117, à la fin
3. La pierre de Bohan, limite entre Benianim et Iehouda, a été identifiée, par M. Clermont-Ganneau, avec le Hadjar Lasbah, rocher planté de main d’homme. (Revue archéologique, 1870-1871, p. 116 à 123.)
Broyées d’abord par la masse compacte des énvahisseurs, les villes du sud s'étaient rapidement relevées de leurs ruines, et en face des tribus isolées avaient repris toute leur vigueur. Hébron s'était redressée, ainsi que Qiriath-Sépher ou Debir. Kaleb et Othniel en firent la conquête !. Reconstruite, Iébous resta debout et maîtresse d’elle-même jusqu'aux jours de David.
Ainsiles limites d’Iehouda, marquées dans le xv®chapitre de Josué, ne sont que les frontières idéales de la tribu ; ellene posséda pas à l’origine toute cette région.
Satisfait cependant de son nouveau territoire, fertile en pâturages et susceptible même d’être cultivé, Iehouda semble avoir vécu en bonne intelligence avec les anciens habitants du pays ?. Quant aux Qénites du Nedjeb, il avait contracté avec eux une étroite alliance *. Les gens de la montagne de Séir, les Ischmaélites, ses voisins, étaient aussi ses amis.
La tribu de Schimeün, vassale d’Ichouda, n'avait aucun établissement particulier, pas même une cité qui lui appartint. Avec les Iehoudites elle vivait dans dix-sept villes d’Iehouda parfaitement déterminéesk,
La tribu de Dan fut assez maltraitée dans le partageS. Si peu considérable, du reste, était le nombre de ses familles qu’une seule est mentionnée, celle des Schouschamites. Dan n'avait pas non plus une autre tribu qui, à l’occasion, lui portât secours. Ayant essayé de conquérir la plaine de Scharon (la petite) avec ses roses et ses lis, il avait dû céder à l’Émorite et revenir dans la montagne, où Ephraïm et Beniamin ne lui donnèrent aucun établissement ferme. Aussi Dan mena-t-il longtemps une vie errante, campant d'un endroit dans un autre. A l’ouest de Qiriath-lârim, il
1, Jos., XV, 13-17.