‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 84 sur 244 · Jos, xix · texte numérisé non relu

Jos, xix

S. Jos, XIX, 40-48.

y eut un district qui s’appela Mahané-Dan (campements de Dan). Plus tard, une partie des Danites ira chercher au nord un séjour définitif.

Quant à Reôubèn, Gad et Guileäd, après avoir aidé leurs frères dans la première conquête, ils avaient dû repasser l'Iardèn pour défendre leurs possessions menacées de toutes parts.

Ioschoua avait aussi franchi le fleuve. De l’Arnon à l’Iabboq, il délivra le pays de Sihon, roi de Heschbon.Mais, à l’Iabboq, il se heurta à ce même Og, de la race des "Rephaïm, qui, vers la fin de Mosché, avait été vaincu, mais non dompté. Son territoire, avec les deux villes d’Aschtaroth -Karnaïm (les Astartés ou lunes aux deux cornes) et d'Edréi, s’étendait de l’Iabboq jusqu'à Maascha. Malgré sa force et ses villes de basalte,Og fut battu, sans toutefois être réduit. Parmi les trente et un ‘scheiks kenaanites écrasés par Ioschoua, son nom n’est pas mentionné,

Voilà l’œuvre de la conquête achevée, A l’est comme à l’ouest de l’Iardèn, les fils d'Israël, jusque-là condamnés à la vie nomade, ont enfin une patrie. Iahvé la leur a donnée.

Élohim, de nos oreilles nous avons entendu,

Nos pères nous ont raconté

Ce que tu as fait dans leurs jours,

Aux jours d'autrefois.

Ta main a dépossédé les goim (nations),

Elle les a déracines. |

Tu as foudroyé les peuples,

Et tu les as renvoyés.

Car ce n’est point avec leurs glaives qu'ils ont conquis le pays, Ce n’est pas leur bras qui les a secourus,

Mais ta droite et ion bras,

Et la lumière de ta face, parce qu’elle leur était amie ?.

EE Ro RS tt D PS KUIVS

Après avoir terminé, avec l’aide d’Iahvé, le rude labeur que chante la poésie hébraïque, Ioschoua salla reposer à Timnath-Séra (portion abondante){, en Ephraïm, Avec transposition des lettres du second mot hébreu, on lit : Timnath- Hérès (part du soleil). Devenu vieux, il convoqua les principaux de toutes les tribus, et leur dit : : « Je suis avancé en âge. Vous avez vu tout ce qu’a fait Iahvé, votre Élohim, à toutes ces

nations, car c’est Iahvé qui a combattu pour vous2. Attachez-vous donc à conserver et à exécuter tout ce qui est écrit dans le livre de la Thora: ne vous mêlez pas aux peuples qui restent avec vous ; ne vous prosternez pas devant leurs dieux. Ayez grand soin d’aimer lahvé, votre Élohim. [Sinon] ces peuples seront pour vous un filet, un fléau dans vos reins, et des épines dans vos yeux ; la colère d’Iahvé s’enflammera contre vous, et vous serez rejetés de cette belle terre qu’il vous a donnée... »

À Schekem, ayant encore réuni les chefs du peuple, il leur fit ses derniers adieux. Par les lèvres du héros, Iahvé rappelle à Israël tous ses bienfaits : « Je vous ai donné un pays que vous ne vous êtes pas fatigués [à défricher], des bourgs que vous n’avez pas bâtis et où vous vous êtes établis; vous mangez les fruits de vignes et d’oliviers que vous n’avez pas eu la peine de planter, Et maintenant servez Iahvé, ajouta Ioschoua ; si vous choisissez les Élohim qu ont servis vos pères [Abraham et Thérah] au delà du fleuve, ou ceux de l'Emorite, dans le pays duquel vous habitez, moi et ma maison, nous resterons les serviteurs d’Tahvé. — Loin de nous, s’écria le peuple, de quitter lahvé pour nous attacher à d’autres Élohim! » Après avoir encore donné à Israël quelques statuts et dressé une grande stèle en témoignage de la promesse qu'avait faite la nation aimée de ne pas aban-

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