II Chron., xxv, 9 et suiv
lui sans doute qui dans la plaine d’Apheqg atteignit les bandes pillardes d’Aram, et les étendit parmi les grands blés qu’elles aimaient tant à dévaster.
Selon la prophétie du nabi Iona (la colombe), il recula les frontières d'Israël de Hamath jusqu’a la Mer-Morte. Il s’'empara de Damesseq.
Il fit aussi à l’est de la Mer-Morte des conquêtes que semble retracer l’auteur des xv° et xvi® chapitres d’Eschaya. Jamais les vignes de Qir-Moab (Kérek actuelle), si belles, ne subirent pareille dévastation. Jarobeäm II, sans pitié, en saccagea les beaux ceps, qui s’étendaient de toutes parts et formaient comme un charmant berceau de Kérek à Iaëzer.
Comme des oiseaux effarés,
Comme une couvée jetée hors du nid sont les filles (lieux) de Moab
Les rives de l’Arnon.
Que Moab fasse la lamentation!
Que sur lui tout se lamente!
Pour les gâteaux de raisin de Qir-Moab,
Gémissez, affiigez-vous.
Les champs de Heschbon languissent;
[Elles languissent] les vignes de Sibma,
Dont les ceps enivrant les maîtres des goïm (les plus puissantes
S’étendaient jusqu’à Taëzer (ville), [des nations),
Et couraient par la lande.
(Elles languissent, les belles vignes] dont les pampres allaient [jusqu’au lac (la Mer-Morte :
C’est pourquoi je veux pleurer avec les larmes d’Iaëzer,
La vigne de Sibma.
Heschbon.….,
Je te couvrirai de mes larmes,
Parce que sur ta moisson et sur ta vendange
La catastrophe est tombée.
La joie et l’allégresse sont loin de tes jardins ;
Dans les vignes plus de chansons, plus de cris!
Le vin dans les cuves on ne le foulera plus.
Adieu la clameur | joyeuse]!
TAROBEAMII VA MAZIA" ET OUZIA 13
C’est pourquoi mes entrailles, comme une harpe, Gémissent sur Moab, Et mon cœur sur Qir-Hareseth (Kérek) …
Si impitoyable fut la conquête d’Iarobeäm II, que le nabi israélite lui-même ne peut s'empêcher de pleurer, et de pousser des lamentations aussi tristes que celles d’une harpe désolée, devant les belles maisons de Heschbon foulées aux pieds, et devant les vignes charmantes et fécondes de Moab gisant à terre.
Amazia, dont la capitale avait été si humiliée par le père d’Iarobeäm IT, eut une fin de règne fort triste, et mourut, comme son père, sous les coups d’une conjuration, Mené par les sars, le peuple, sans doute affamé, se souleva, si bien que le sang inonda les rues d’Ierouschalaïm. Le roi, vaincu par l’émeute, courut se réfugier à Lakisch, à 15 lieues au sud-est de sa capitale, où il fut atteint et égorgé par les conjurés.
Brisé à son tour par les drames sanglants, Iehouda menaçait de s’affaisser. La discorde, la faim, la licence, régnaient dans Ierouschalaïm. Il était fort impuissant à conjurer tous ces maux, le fils d’'Amazia, Azaria, plus brièvement Ouzia, âgé seulement de seize ans (8r1- 758). Profitant d’une telle faiblesse, Edom, soutenu par Mizraim,se souleva. Pour venger leur capitale, leur nid d’aigle profané par Amazia, les rudes montagnards s’avancèrent même jusqu’à [erouschalaïm, qu’ils emportèrenñt d’assaut et où, sans doute, ils firent un riche butin.
Ce fut à la lueur des flammes qu’ils s’emparèrent des objets précieux :
J'enverrai [dit Iahvé] l'incendie sur Tehouda, Et il dévorera les palais d’IerouschalaimA.
Édom fut impitoyable : « Il poursuivit son frère avec le glaive, et le déchira jusqu’à l’apaisement de sa