II Ross, xiv
AMAZIA. — IOASCH ET IAROBEAM II. Il
demanda pour son fils la fille d’Ioasch, roi d’Israël : «Viens, que nous nous voyions!» Devinant le piège, celui-ci lui répondit par cette jolie parabole : « L’épine du Libanon a envoyé vers le cèdre du Libanon ce message : « Donne ta fille pour femme à mon fils!» Mais voici que vint la bête des champs qui est dans le Libanon, et elle foula aux pieds l’épine. Tu as frappé Édom, ce qui t'a fait élever ton cœur. Sois glorieux, et repose- toi dans ta maison. Pourquoi t’attirer des malheurs, et tout faire pour tomber, toi et Iehouda1? »
La rencontre qu’il lui demandait, Amazia l’obtint d’Ioasch, mais elle fut terrible. A Beth-Schémesch, en Jehouda, le roi d'Israël mit en fuite les bandes d’Amazia. Sous les pieds des tribus fut écrasée l’épine mauvaise. Ioasch s’emparant d’'Amazia fit avec lui son entrée triomphale dans Ierouschalaïm, dont Por, l’argent, le riche mobilier du temple et du palais, furent pillés. Par une brèche de quatre cents coudées, entre la porte d’ Éphraïm et celle de Pina, les Benê-Israël du nord avaient pénétré dans la ville. Avec des otages et leur riche butin, ils regagnèrent Schomron.
À cette époque, Amazia, ayant apporté quelques images des Elohim d’Edom (sans doute du dieu Hadad), s’était mis à faire fumer devant eux des cassolettes d’encens, et à les adorer. C’est à ces actes d’infidélité envers Iahvé que la Chronique ecclésiastique attribue la prise d’Ierouschalaïm et la défaite de Beth- Schémesch. Cependant Amazia survécut vingt ans à son heureux rival.
Ioasch n’eut pas le temps de jouir pleinement de sa victoire : il se coucha, vers l’année 825, dans Île sépulcre des rois d'Israël, à Schomron. Petit-fils d’Iehou, il avait contribué puissamment à la délivrance d'Israël, pressé par les Araméens,
Jarobeäm II, son fils, qui régna sut les tribus plus de soixante aus (825-773), acheva son œuvre. Ce fut