‹ Histoire d'IsraelChapitre 110 sur 311 · I Macc., x · texte numérisé non relu

I Macc., x

IONATHAN. 173

lentretien du culte. Mais Ionathan, se rappelant les sévices du roi syrien contre sa patrie, préféra l’alliance d’Alexander. Du reste, le décret de Démétrios, inséré dans le premier livre des Makkabées, ne présente pas les caractères d’une parfaite authenticité.

Après avoir obtenu d’abord quelques succès, Démétrios succomba dans une grande batailie. Alexander, roi de Syrie, épousa, dans Ptolémaïs, au milieu de splendides réjouissances, Kléopätra, la fille de Ptolémaios VI Philométor. Ce qu’il y eut de plus étrange à ces noces, ce fut d’y voir figurer, avec de grands honneurs, Jonathan, le cohène-hagadol, portant sans doute Péclatante robe de pourpre et le diadème d’or (1$0). Le nouveau roi de Syrie avait pris le titre de Théopater Evergètéès.

Enivré par tant de gloire, Alexander Bala se jeta dans les plaisirs, laissant tous les soucis du pouvoir à son favori Ammonios. Celui-ci, pour gouverner seul, fit Hasatrn, l’un après Jautre, tous les amis, et jusqu’à la sœur de son maître, Laodikê. Aussi souleva- t-il contre lui la réprobation générale.

Le fils du roi précédent prit le nom de Démétrios II, et, avec des mercenaires crétois, commença par envahir la Cilicie.

Alexander, du pays voluptueux d’Adonis, regagna Antiokhéias, a cette nouvelle, pour s'entendre avec Diodotos, gouverneur de la ville.

Appollonios Daos, qu’il laissait en Cœlésyrie, prit parti contre lui et leva même une armée pour Démétrios IT. Avec sa cavalerie et ses chars, il alla camper à lamnia, d’où il défia Ionathan, ami d’Alexander. Il l’invitait à descendre de ses montagnes, pour se me-. surer avec lui dans la plaine.

Relevant ce défi, Ionathan partit avec dix mille hommes, et vint s'emparer d’Iapho (Ioppé), défendue par une garnison d’Appollonios.

Celui-ci, apprenant le sort d’Iapho, accourut dans la plaine d’Aschdod avec trois mille cavaliers et huit mille archers. Ionathan se jeta au-devant de lui, Malgré

les nombreux chevaux et les chars qui l’enveloppaient, la bande des Juifs se battit obstinément, depuis le lever jusqu’au coucher du soleil. Bien des chevaux s’étendirent ,sanglants dans les grands blés en jetant leur hennissement désespéré. À la fin du jour, la petite troupe d’Ionathan eut achevé de culbuter la cavalerie syrienne {.

Les débris de celle-ci serejetèrent dans Aschdodetdans Beth-Dagon. Terribles, les Juifs incendièrent la ville philistine et Beth-Dagon. Huit mille hommes périrent en cette circonstance, tant par le glaive que par le feu.

Craignant le même sort qu’Aschdod, Aschqlon envoya des députés, avec des marques de soumission, au chef des Juifs. Alexander, ravi d’une telle vaillance, fit présent à Jonathan d’un collier d’or et lui concéda la ville d'Égron et son territoire (146).

Mais ce faible roi devait succomber. Ptolémaios Philométor, mécontent de son gendre, Alexander Bala, lui reprit sa fille Kléopâtra, qu’il donna pour femme à Démétrios II. Son ambition avait pour objet la couronne de Syrie à conquérirs il pénétra dans Antiokhéias, où il se fit proclamer roi. Mais, cédant aux Romains, dont la crainte commençait à se répandre dans l’Asie, il mit sa couronne sut la tête de Démétrios Nikator, son nouveau gendre.

Alexander revint de la Cilicie, avec une armée; mais, vaincu par Ptolémaios, il s’enfuit chez les Arabes, où un scheik, Zabdiel, lui trancha la tête, qu’il fit porter au roi d'Égypte. Celui-ci ne survécut que peu de jours à son premier gendre (145).

Ionathan profita de ces luttes pour assiéger dans Akra la garnison syrienne. Le nouveau roi Démétrios, l’apprenant par des Juifs hellénisants, manda Ionathan à Ptolémaïs?. Habile plus encore que brave, le cohènehagadol s’y rendit avec de l’or, de l’argent, de beaux

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