Josèphe, Anitig., jud., x1t
main la succession de son père. Il la venait revendiquer, les armes à la main, appuyé sur une partie considérable du peuple syrien, qu’exaspérait le luxe insensé de Démétrios.
Une garnison syrienne était restée, paraît-il, à lerouschalaïm, dans Akra, avec des otages. Ceux-ci furent rendus à leurs parents, et Ierouschalaim à ellemême {.
Jonathan, quittant Mikmasch, s'établit dans ja ville sainte, dont il releva les murs et les fortifications. Les bourgs des environs, il les occupa peu à peu, Beth- Zour exceptée, qui devint la citadelle des Juifs hellénisans.
Adieu au parti des grands et des sceptiques, dont les origines précèdent de beaucoup la captivité! Le voilà pour quelque temps écrasé, mais non toutefois anéanti.
Alexander, en même temps que Démétrios I°”, fit alliance avec Ionathan, lui conféra le titre de cohènehagadol et d'ami du roi. Peut-être cette dernière dignité répond-elle à celle de parent royal, si fréquente sur les monuments égyptiens. En même temps, il envoyait au nouveau cohène un manteau de pourpre et un diadème d’or, Les tempes ceintes, à la fête des Soukkoth, de la radieuse couronne, enveloppé de la belle robe de pourpre, le rude chef de bandes dut éprouver une grande joie (152).
Voila ce que lui valait son habileté, L’héroïsme seul ne conduit qu’aux sacrifices suprêmes et à la. pourpre sanglante, comme le prouvait l’exemple de son frère le Makkabi.
Apprenant les gracieusetés d’Alexander envers les Juifs, Démétrios voulut encore renchérir sur tous ces présents. Dans un décret, envoyé à Ionathan, il faisait remise à la Judée de presque tout l'impôt, et donnait Ptolémaïs avec son territoire pour subvenir à