‹ Histoire d'IsraelChapitre 114 sur 311 · Macc., XIII · texte numérisé non relu

Macc., XIII

d’Ionathan, Plus intelligent, plus noble que son frère Iehouda, mais moins célèbre, celui-ci est infiniment plus attrayant.

Il a eu son long martyre et son sépulcre tout sanglant sous les chênes verts de Baskama.

Toutefois il n’y dormit pas longtemps. Schimeün envoya prendre son corps, qu’il ramena à Modin, sa ville aimée. La, tout Israël lamenta Ionathan, couché avec son père et ses frères. Par-dessus leur tombe Schimeün fit élever un monument que l’on apercevait de la mer. C'était comme une invitation à l’héroïsme pour tout Israël1, Bâti dans le goût grec, le mausolée qui couvrait les Haschmonides était une haute construction de marbre blanc et poli, entourée de colonnades sur lesquelles paraissaient sculptées des armes et des barques. Ce monument funéraire était surmonté de sept pyramides en mémoire de Mattathia, de sa femme et des cinq héros, leurs fils 2.

Ionathan, avant de reposer à Modin, avait été quatre ans nassi (chef) de son peupleÿ.

Son frère, cohène-hagadol et chef de la nation, affranchit celle-ci de tout tribut. Une ère nouvelle de pleine autonomie commence pour ce peuple, qui, depuis la captivité, portait le joug étranger. Heureux de son indépendance, il fit dater ses actes et ses contrats de la première année de Schimedn, cohène-hagadol et nassi des Juifs.

Le 23 d’lär 1414, le nassi s’empara d’Akra, rasa la citadelle et la colline, ce qui demanda trois années de rude labeur. Cet effroyable repaire de Gentils et de

1. Un voyageur, M. Victor Guérin, a retrouvé il y a quelques années un tombeau apocryphe des Makkabées.

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