‹ Histoire d'IsraelChapitre 113 sur 311 · Macc., xt · texte numérisé non relu

Macc., xt

SCHIMEÜN. — TOMBEAU DE MODIN. 179

dans les combats; tous tes ordres, nous les exécuteronsi, »

Tout d’abord Schimeün fit occuper par Jonathan, fils d'Abschalom, Ioppé, port très important, et dont la fidélité n’était point certaine, Il se porta ensuite à Adda, qui domine la grande plaine par où Tryphon, traînant avec lui Ionathan, commençait à envahir la Judée.

L’apprenant, le Syrien fit dire au Juif : « C’est pour de l’argent dû au fisc que nous le retenons captif; envoie-nous cent talents et deux de ses fils comme otages, et nous le relâcherons. » Comme Schimeün ne voulait pas que le peuple pût l’accuser en aucune manière d’avoir négligé de sauver Ionathan, il donna l’argent et ses jeunes neveux. Mais Tryphon garda Ionathan.

Impossible pour celui-ci d'entamer la Judée par le nord-ouest , que couvrait Schimeün. Aussi prit-il le chemin de l’Idumée. Après l’avoir ravagée, sans doute pour payer ses troupes (ces rois syriens sont toujours sans argent), il se porta par l’est sur Ierouschalaïm. Mais le vigilant Schimeôün l’attendait là sur la route. Il suivait pas à pas la marche de l’armée ennemie, Ja harcelant et arrêtant ses progrès.

En même temps il avait fait bloquer étroitement la garnison syrienne d’Akra. En vain demandait-elle des secours à Tryphon; les cavaliers syriens détachés de l'armée s’étaient vus arrêtés par les neiges dans les montagnes sans qu’il leur fût possible de marcher sur Ierouschalaïm.

Ce fut après cet échec, au milieu des belles montagnes de Guileäd que, sous les coups furieux de Tryphon, tomba Ionathan (143).

C’est le plus touchant des Makkabites. On dirait qu’une légende attendrissante s'attache fatalement à ceux qui portent dans le monde juif ce doux nom

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