IE Chron., xxvi
OUZIA D’IEHOUDA. — IAROBEAM II. 19
qu’à sa mort. Docile d’abord aux conseils du nabi Zekaria (Iahvé se souvient), le fils d’Amazia et de la belle Iekalia, finit par s’aliéner le sacerdoce et le prophétisme. Il inclina, pendant quelque temps, son cœur vers le culte des bamoth, vers les belles courtisanes sacrées, sans cependant tout à fait déserter le temple d’Iahvé. Il semble avoir établi, à Beer-Schéba, le culte de la bonne Aschéra avec des courtisanes et des pueri sacrés1. Jahvé le frappa de la lèpre (peut-être quelque maladie honteuse), dont il ne guérit jamais. Dès ce moment, son fils Jotham dut prendre la conduite d’Iehouda. La Chronique raconte que ce fut quand il voulut faire fumer lui-même de l’encens sur l'autel, malgré Azaria, le grand-prêtre, et quatre-vingts cohènes d’Iahvé, que la lèpre éclata tout à coup sur le front d’Ouzia2.
En même temps qu’'Iehouda, les tribus, sous Iarobeäm Il, le roi conquérant, avaient atteint un haut degré de puissance. Sous ce règne, Israël ne fut trou blé que par une rapide incursion d’Assour. De son beau palais posé sur la plate-forme de Nimroud, Binnirari III, petit-fils de Schalmanou-asir II, envoya des bandes en Aram, en Phénicie, à Tyr, à Zidon, en Edom, et par elles contraignit aussi le roi d'Israël à lui payer tribut 3.
Ses soumissions faites à Bin-nirari, larobeäm II put relever Ja tête. Il semble même que le passage des bandes assyriennes n’ait fait que le servir. Ayant à peine touché Israël, elles avaient appuyé sur les pays voisins, et en particulier sur Damas. Entrant même dans cette ville riante, Assour l'avait frappée d’une grande terreur, et en avait emporté beaucoup d’or, d’argent et de riches étoffes. Affaiblis et occupés en même temps par l’Assyrie, les voisins d’Iarobeäm le laissèrent dans la paix la plus profonde.