AMOS, AV, 7 9 2. II Rois, xiv, 22. — II Chron., xxvi
pierres énormes. De Mizraïm, il fit venir de la cavalerie. Au loin se répandit la terreur de son nom.
En même temps qu’il rasait l’enceinte des villes philistines, il tâchait de rendre inexpugnable sa capitale, récemment violée par Edom et par les tribus. I] combla la brèche énorme par laquelle Ioasch d’Israël avait pénétré dans la ville sainte, et en trois endroits planta des tours de cent cinquante coudées de haut : une au nord, à la porte de Pina(l’angle); une autre au sud, à celle de Gaï, dominant la vallée de Hinnom; la troisième sans doute à l’angle nord-est, et qui fut plus tard la tour de Hananéel. Elles se dressaient comme un défi contre Edom et contre Israël, avecleurs énormes engins prêts à écraser quiconque oserait s'approcher en ennemi.
Comme Schelomo, il fortifia non seulement Ierouschalaïm, mais un grand nombre de villes importantes. Dans le désert d’Iehouda où il avait de nombreux troupeaux, il creusa des puits et bâtit des tours contre les invasions des bandes pillardes. Il établit des lieux fortifiés dans cette belle plaine de Scharon, si riche encore aujourd’hui en blé et semée au printemps de roses et d’anémones. Au Karmel et dans la montagne d’Iehouda, dans ces endroits couverts de vignes et qu'il paraît avoir personnellement exploités, il fit faire aussi de grands travaux 2.
Il semblait qu’il y eût comme une renaissance des jours de Schelomo. La richesse était rentrée dans le pays, à l’abri des invasions, et où chacun jouissait aussi, sous les figuiers, des trésors qu’apportaient les vaisseaux reprenant le chemin d’Ophir. Belle saison, qui dura peu ! Léger ouad, dans cette époque que l’on voit se dérouler comme un long désert tout brûlant où l’on meurt de faim et de soif.
Ouzia lui-même ne put pas retenir son bonheur jus-