Antig. jud., xl
rions croire, si le parti contraire ne s’était, de son côté, attribué la victoire,
On mit, des deux parts, en vers grecs, cette dispute sur la sainteté d’Ierouschalaïm et sur celle de Schekem. Un poète samaritain, Théodotos, le même peut-être que Théodosios, chanta la fertilité de la ville d’Ioseph :
Entre deux hauteurs fécondes el boisces, Paraît la sainte Sichem,
La ville sacrée bâtie à leurs pieds, Qu’entourent des murs en roches polies.
Théodotos raconte ensuite qu’Iaqgob s’arrêta en cet endroit, et célèbre l’histoire de Dina.
En réponse au poète de Sichem, un Juif, Philonl’Ancien chanta de son côté la fertilité d’Ierouschalaïm, les eaux qu’y conduit un canal souterrain, le sanctuaire planté sur le Moria, en souvenir de ce qu’Abraham avait eu, sur cette colline, la main levée pour y sacrifier son fils 2.
Sous Philométor, les Iehoudites d'Alexandrie avaient pu vaquer à tous leurs travaux, construire le temple, élever cet autre monument, la traduction de la Bible. Mais la prospérité ininterrompue dont ils ont joui sous les Ptolémées touche à sa fin. Désormais, ils auront sans doute encore quelques jours heureux, mais entrecoupés de persécutions et de calamités.
Sous le règne de Physkon (177), leur condition n’est pas enviable. Ils s’étaient montrés trop fidèles partisans de Philométor et de Kléopatra pour que le nouveau roi leur füt favorable. Comment éclatèrent ses sentiments ? nous ne le savons pas. Qu'il ait lancé, comme le veut Josèphe, sur la population juive d’Alexandrie