‹ Histoire d'IsraelChapitre 175 sur 311 · Voir tout spécialement, pour l'étude de cette question · texte numérisé non relu

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De la captivité aux Makkabées, on constate seulement en Israël l'attente d’un triomphantavenir, dans lequel la présence de Dieu sera plus manifeste. Mais les traits du Messie ne sont pas encore très nettement apparus aux fils d'Abraham ; c’est surtout d’Ierouschalaïm qu’ils rêvent, rebâtie en saphirs et en émeraudes, recueillant dans son sein les dispersés des tribus, et voyant monter jusqu’à elle le flot même des gentils. Tous foulent les places de la ville nouvelle pavées en mosaïques de bérylle, d’escarboucle et de pierre d’ophir, et qui retentissent d’alleluias 1,

A mesure que les douleurs grandissent et que croît le désespoir d’Israël, il s’attache plus puissamment à son beau rêve d’avenir, à ces temps heureux que lui doit Iahvé. Quand. après la gloire rapide des Makkabées, surgit la puissance romaine, plus terrible que celle des Perses et des Grecs, et qui détruit toute nationalité juive, alors l’idée messianique atteint son paroxysme. Le Messie, dont les traits s’élaborent depuis Antiokhos Épiphanès, apparaît à l’imagination juive, tout entier, avec des formes précises, accomplissant la grande œuvre. Avec quelle foi les Zélotes républicains, compagnons d’Iehoudale Gaulonite, attendentle libérateur qui, du souffle de sa bouche, doit renverser l'empire romain! Aù bord de l’Iardèn et de la mer Morte, Iohanan le baptiseur, avec un groupe d’Esséniens, crie aux foules qui le viennent trouver dans son désert : « Le royaume des cieux est proche! »

À ce moment, se lèvent tour à tour des hommes qui se prétendent le Messie, et dont le nom émeut les foules, dans les villes et dans les bourgades. Ce n’était pas l’aristocratie, contente du présent, mais la masse du peuple qui soupirait ardemment après le royaume de Dieu.

le livre de M. Drummond, The jewish Messiah, et Schurer, Lerhbuch der NT. Zeitgeschichte, 1. Tobie, xiI1, 16, 18; xIv, S.

Ce coup d’œil général jeté sur le Messianisme, il importe d’étudier cette prodigieuse idée si particulière a Israël, et qui fait vraiment de lui un peuple séparé.

Elle est contenue dans un certain nombre de livres apocryphes, d’apocalypses écrites dans une forme mystérieuse, et mis sous le nom d’ancêtres vénérés comme Hénokh ou Ezra. Ces livres, récemment retrouvés pour la plupart, ont ajouté une page nouvelle, des plus intéressañtes et des plus passionnées, à l’histoire des Juifs.

Dans les chapitres précédents ont été déjà mentionnés le Livre de Daniel et les Oracles sibyllins. I1 faut y joindre les autres apocalypses où sont contenus les ardents espoirs d'Israël, cette seconde Bible juive, presque aussi curieuse à connaître que la première, et dont les pages, depuis un siècle, sortent une a une dela . poussière.

Les Psaumes de Salomon, au nombre de dix-huit, ont été publiés en grec, pour la première fois, par le jésuite J.-L. de la Cerda, en 1626, sur un manuscrit d’Augsbourg, qui depuis lors à disparu. Fabricius redonna le même texte avec des corrections, en 1713 1. Comparant ce qu'avait publié Fabricius avec un manuscrit de la bibliothèque impériale de Vienne, Hilgenfeld a donné une édition nouvelle des Psaumes de Salomon ?.

Ecrits primitivement en hébreu, ceux-ci sont l’œuvre d’un seul auteur 8%. Ce fut probablement peu après la

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