LES PRINCES HÉRODIENS
la Trakhonite et le territoire de Panias, aux sources de l’Iardèn.
L’Iduméen n'avait pas oublié sa sœur, Schalomé, lui donnant, pour la récompenser de sa fidélité, les revenus d’Iamnia, d’Aschdod et de Phasaélis.
Rien de plus désuni que cette famille d’Hérodès, qui n’eut pas d’autre souci, après la mort du roi, que de travailler à défaire son testament.
Pour gagner les bonnes grâces du peuple, Schalomé, à la mort d'Hérodès, renvoya les principaux Juifs emprisonnés dans l’hippodrome. Plus désireux encore de la faveur populaire, Arkhélaos, les sept jours de deuil achevés, se rendit dans l’avant-cour du temple, et, monté sur une tribune en forme de trône, promit de réparer la tyrannie de son père et de tout régler à la satisfaction générale.
Mais, peu satisfait d’une promesse aussi vague, le peuple formula, d’une manière précise, tous ses vœux, insistant particulièrement sur quatre points déterminés : diminution des impôts, abolition de tous droits sur les achats et les ventes, mise en liberté des prisonniers politiques d’Hérodès, déposition du grand-prêtre Ioäzar.
Pour gagner la nation juive, Arkhélaos consentit à tout, renvoyant toutefois l’accomplissement de ce programme à l’époque de la ratification, par Augustus, du testament d’'Hérodès1, Mais comment faire accepter par la multitude cet atermoiement? Les milliers de Juifs affluant, le soir ‘de Pessah, de tous les coins de la Judée et de la Galilée, et guidés par les Parouschites, étaient trop exaspérés pour ne pas exiger une satisfaction immédiate. Ils en vinrent même à demander la mort de ceux qui avaient conseillé à Hérodès de brûler les deux docteurs.
Pour empêcher la sédition de s’étendre, Arkhélaos envoya un centurion avec une cohorte. Les rebelles