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IL. PAS

D RAENNT

LES PRINCES HÉRODIENS. — LA GUERRE DE VARUS. — LE CENS, — LES PROCURATEURS.

ous Hérodès, l’État juif avait une certaine apparence de grandeur. Les frontières de la Judée n’étaient-elles pas plus étendues et plus respectées même qu’au meilleur temps des Haschmonides? Partout des palais, et même des villes, surgissaient comme semñés par la main libérale du roi. Les ports, et en particulier Césarée, s’emplissaient de vaisseaux et de marchandises.

Mais ce n'étaient la que des apparences, qui s’effacèrent bien vite après la mort d’Hérodès. Cette prospérité, ne tenant qu’à un homme, disparut avec lui.

De ses dix femmes, le vieux roi laissa dix fils et beaucoup de filles. A Hérodès, qu’il avait eu de la seconde Mariamna, à un autre fils du même nom, né d’une Iérosolymite, Kléopatra, ainsi qu'a Phasaël, issu de Pallas, il ne laissa rien.

Comme une dernière insulte à la Judée, il donnait cette province avec la Samarie à Arkhélaos, qu’il avait eu d’une Samaritaine, Malthaké. Le deuxième fils de la femme de Schomron, Antipas, était aussi fort avantagé et recevait la tétrarkhie de la Pérée. Philippos, toutefois, un fils de la Jérosolymite, eut une autre tétrarkhie comprenant la Gaulonite, la Batanée,

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