LES PROCURATEURS
Après le départ de Quirinus, voici ce qui se passa sous Coponius, procurateur de la Judée. Une querelle éclata entre les Iehoudites et les gens de Samarié. Conquis d’abord par Hyrkanos, et ayant eu leur temple incendié, les Samaritains s'étaient relevés sous Hérodès, qui avait rebâti Schomron, sous le nom de Sébaste. C'était d’une Samaritaine que le fils d’Antipater avait eu Arkhélaos. Ceux de Schomron, à une fête de Pessah, firent irruption dans le temple d’Ierouschalaïm, le profanèrent en y semant des os humains, et, par là même, empêchèrent la célébration de la solennité. La haine se ralluma entre les deux peuples,
Peu de temps après, Coponius fut rappelé et remplacé par Marcus Ambivius, et celui-ci par Annius Rufus. En sept années il y eut trois procurateurs (7-14).
La mort d’Augustus (14) ne modifia point les affaires des Juifs. Tibérius se contenta d’envoyer en Judée un nouveau procurateur, Valérius Gratus, qui, pendant onze ans, remplit cette fonction (15-26). Au fond, le nouveau César, proscripteur des Juifs d’Italie, était plus opposé au judaïsme que son père adoptif Augustus, dont les présents arrivaient au temple d’lerouschalaïm.
Le procurateur Gratus, nommé par Tibérius, s’immisça fort avant dans les affaires intérieures de la Judée. Pendant ses huit ans d’activité, il ne créa pas moins de cinq grands-prêtres, dont quelques-uns ne tinrent pas plus d’une année. Après Hanan, il donna le grand-cohénat à Ischmaël, de la famille de Phiabi ou Phabi, dont un proverbe dit plus tard : « Le temple même souhaitait qu’Ischmaël fût revêtu du grand-cohénat 1, »
Malgré les sympathies du peuple, ce dernier fut remplacé par Eléazar bèn-Hanan, à qui succéda au bout d’un an Schimeôün bèn-Kanouth ? ; celui-ci, l’an-