Josèphe, Antig. jud., XVNIIL
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affadie, où toute âpre nature n’est plus comprise. Les Juifs d’'Iehouda poussèrent la haine de l’oppression jusqu’à ses dernières limites, méprisant les tortures et la mort. Ce fut sous Gessius Florus, dit Josèphe, que la nation cormmenca d’être malade de cette démence.
Quand Quirinus donna l’ordre que chacun indiquât les membres de sa famille, ses terres, ses biens, Iehouda le Gaulonite et Zaddoq exhortèrent le peuple à la résistance. Ioäzar, le cohène boéthusien,en vain prodigua les sages conseils, déclarant que le cens n’était point une marque d’esclavage mais seulement un moyen de contrôler l’impôt.
Dorénavant le mot de cens aura pour les Juifs la signification la plus odieuse et désignera tout châtiment pécuniaire. Les illécites eux-mêmes employèrent tous les moyens pour échapper à cette oppression 1.
Dans toute la Judée et la Galilée, on considéra comme des infâmes les publicains ou gabbaïtes, chargés de percevoir l’impôt 2,
A partir de ce moment où la Judée tomba tout à fait sous la domination romaine, les actes publics, datés jusque-là des nassis ou des rois d’Israël, le furent du règne des Césars, sans en excepter même les lettres de divorce. Sur ce point les qannaïtes reprochaient leur indifférence aux parouschites les plus modérés : « Comment, s’écriaient-ils, souffrir qu’à cette formule : Selon la loi de Mosché et d'Israël, on appose le nom. de César3? »
Dans la crainte d’une insurrection, Quirinus se résigna a faire quelques sacrifices : il déposa, par exemple, le grand-prêtre [oäzar pour le remplacer par Hanan, de la. famille de Scheht, dont les cinq fils furent tour à tour grands-prêtres.
1, Nedarim, 47 b, 28. :