Corpus Inscriplionum græcarum
3. Le Bas et Waddington, Inscriptions grecques et latines, III, n° 2212; description, p. 514.
barque Alexander Lysimakhos, avait épousé, après la mort de son fiancé, le frère d’Agrippa, Hérodès II, roi de Khaïlkis. Un juifillustre, Julius Arkhélaos, fils de Helqia, obtint la main de Mariamna, la seconde fille du roi Agrippa I°r. La troisième, Drusilla, d’une merveilleuse beauté, fut promise à Épiphanès, fils d’Antiokhos de Commagène, qui dut, toutefois songer à se faire circoncire avant de posséder la ravissante princesse juive 1.
Malgré le souci de sa renommée qu’il voulait universelle, et sa jeunesse écoulée dans les plaisirs de Rome, Agrippa I n’en était pas moins fort attaché à sa patrie.
Au nord-est de la ville, le faubourg de Bézétha servait de marché aux lainiers, aux marchands d’habits et de bestiaux. Dans la prévision peut-être du prochain avenir, le roi juif obtint de Claudius de pouvoir fortifier Bézétha, qu’ilentoura de formidables défenses. À l’ouest s’éleva pareillement la tour d’Hippikos.
Quand ces fortifications furent achevées, on en fit comme la dédicace. Le roi, le synhédrion, les chœurs de lévites, sans doute aussi le cohène-hagadol, et tout le peuple, menèrent autour des murs une grande procession.
Mais le gouverneur de Syrie, Vibius Marsus, ayant fait comprendre à César le danger de ces fortifications, Agrippa, sur un ordre de Rome, dut les abattre.
Il résolut du moins de miner sourdement la puissance romaine par une ligue de tous les petits princes avec la Judée. A Tibérias, la ville enchantée, il réunit Antiokhos, roi de Commagène ; Samsigeramos, roi d’Eunèse, dont la fille Iotapé avait épousé le frère d’Agrippa, Âristoboulos; puis Kotys, roi d'Arménie, Polémon, prince de la Cilicie ; et enfin Hérodès II, roi de Khalkis, frère et gendre d’Agrippa ?.