‹ Histoire d'IsraelChapitre 226 sur 311 · Giltim, $9 b. — Graetz, Geschichte der Iuden, t, II · texte numérisé non relu

Giltim, $9 b. — Graetz, Geschichte der Iuden, t, II

les pauvres des gentils et qu'on donne aux païens le salut de paix, même à leurs jours de fête, quand ils sont occupés à honorer leurs dieux,

Élevé au milieu de la civilisation romaine, Agrippa, dans sa lointaine terre de Judée, ne s’en pouvait complètement passer. Il établit des combats de gladiateurs, où un jour l’on vit quatorze cents condamnés à mort inonder l’arène de leur sang.

En même temps qu’il avait du goût pour ces jeux sanglants, il avait hérité de son grand-père Hérodès un penchant singulier à rechercher l’amour des peuples étrangers. 11 témoigna, d’une manière effective, sa bienveillance à Athènes, la mère des arts 2, etcombla de faveurs Césarée et Sébastos, deux villes aimées du vieil Hérodès.

Reconnaissants, les gens de Sébastos érigèrent à ses trois filles des colonnes, et en son honneur frappèrent des monnaies avec son image, d’un côté, et cette légende : « Le grand roi Agrippa, ami de César, » Sur le revers, paraissait la déesse de la félicité, tenant dans une main un gouvernail, dans l’autre, une corne d’abondance avec la légende : : « Césarée près du port de Sébastos. » Toutefois cette reconnaissance ne se maintint pas longtemps.

Pendant ce voyage de Rome où il contribua à faire un César, une ville transjordanique offrit, « pour le salut du roi Agrippa et pour son retour », une sorte d’ex-voto à Zeus. Tous appelaient le prince juif «grand roi et ami de César 3, »

Passionné pour la gloire, Agrippa 1°" ne négligeait point cependant les intérits de sa famille, ni surtout le soin de bien marier ses filles. La belle Béréniké, l'aînée, fiancée d’abord à Marcus, fils du riche ala-

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